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Achoura-2026

Cheikh Qassem: Le Liban est entré dans la phase de rupture du projet d’«Israël», qui n’a d’autre choix que le retrait total

Cheikh Qassem: Le Liban est entré dans la phase de rupture du projet d’«Israël», qui n’a d’autre choix que le retrait total
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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé que le Liban est entré dans une nouvelle phase de son histoire politique et militaire, marquée par la mise en échec du projet «israélien». Il a souligné que la guerre et les affrontements qu'a connus la scène libanaise ces dernières années se sont conclus par l'échec des objectifs stratégiques poursuivis par «Israël», au premier rang desquels figuraient l'éradication du Hezbollah et la fin de son rôle militaire, politique, social et culturel.

Lors d'un discours prononcé à l'occasion de la commémoration centrale du 8ème jour d’Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, cheikh Qassem a insisté sur le fait que les événements de la période écoulée constituent un tournant décisif dans l'histoire du conflit avec l'occupation. Il a affirmé que le projet «israélien» — qui ciblait la Résistance, son tissu social et son réseau d'influence au Liban et dans la région — a subi un véritable coup d'arrêt, après son incapacité à réaliser les objectifs proclamés au début de la confrontation.

Cheikh Qassem a estimé qu'«Israël» a mené ces dernières années une guerre totale visant à exclure le Hezbollah de l'équation libanaise et régionale, afin de s'ouvrir la voie vers un projet d'hégémonie dans la région. Toutefois, les résultats de cette confrontation se sont avérés totalement inverses aux plans initiaux.

Il a précisé que l'évocation de l'échec du projet «israélien» ne signifie pas la fin du conflit ni l'arrêt des futures tentatives «israéliennes». Cela signifie plutôt que la phase fondamentale de ce projet a échoué et s'est effondrée, et que l'occupation aura désormais besoin de nombreuses années pour reconstruire ses capacités et tenter de récupérer les opportunités et les objectifs perdus. Il a ajouté que les résultats obtenus ne découlent pas de positions politiques ou de pressions diplomatiques, mais sont le fruit direct de la résilience sur le terrain et des combattants de la Résistance, qui ont consenti d'immenses sacrifices et ont empêché l'occupation d'imposer ses conditions et d'atteindre ses buts.

Cheikh Qassem a expliqué que le facteur décisif de cette confrontation a été la ténacité des combattants sur le terrain. Il a affirmé que la Résistance a réussi à déjouer le plan «israélien» grâce aux lourds sacrifices humains consentis par les martyrs, les blessés, les prisonniers et leurs familles. Les combattants ont fait face à la guerre avec une volonté exceptionnelle et un consentement absolu au sacrifice, qu'il s'agisse de supporter les pertes humaines, la destruction des habitations ou les fardeaux socio-économiques. Il a réitéré que ce sont ces sacrifices qui ont empêché «Israël» de remporter le moindre succès stratégique

Saluant le rôle des dirigeants martyrs, avec à leur tête le sayyed Hassan Nasrallah, cheikh Qassem a souligné que le commandement, les martyrs et la base populaire de la Résistance ont constitué les piliers essentiels de la mise en échec du projet «israélien». Il a rappelé que si les opposants à la Résistance répétaient constamment qu'«Israël» disposait de la supériorité militaire, la Résistance, quant à elle, n'a pas fondé sa stratégie sur la comparaison des forces militaires, mais sur sa capacité de résilience et sur sa détermination à empêcher l'occupation d'atteindre ses objectifs, quelle que soit la durée du conflit.

Cheikh Qassem a affirmé que l'expérience a prouvé que la Résistance demeure l'unique garantie pour protéger le Liban, recouvrer son territoire et préserver sa souveraineté et son indépendance. Tous les autres paris se sont avérés vains. Il a souligné que les garanties internationales évoquées ces dernières années n'ont offert aucune protection au Liban, citant en exemple ce qu'il a qualifié de désengagement américain vis-à-vis des obligations liées à l'accord du 27 novembre, démontrant ainsi que les États-Unis ne constituent pas un garant fiable pour le respect des accords.

Il a ajouté que la communauté internationale, les grandes puissances et les institutions multilatérales ne sont pas parvenues à protéger le Liban ni à faire respecter ses droits, et que la force intrinsèque reste la seule garantie à la disposition des Libanais. La puissance de la Résistance ne repose pas uniquement sur ses capacités militaires, mais s'appuie sur trois piliers fondamentaux: la foi, la volonté et la compétence. C'est la convergence de ces éléments qui a permis à la Résistance de tenir tête à la supériorité militaire «israélienne».

Évoquant la période ayant précédé le passage à la confrontation militaire directe, cheikh Qassem a affirmé que la longue phase de retenue, qui s'est étendue sur plusieurs mois, ne relevait ni d'un recul ni d'une faiblesse, mais faisait partie intégrante de la gestion de la bataille et de sa préparation. La Résistance a pris la décision de passer à la confrontation directe lorsqu'elle a jugé que les conditions politiques et de terrain étaient devenues propices.

Il a souligné que le choix du moment pour engager la bataille a été un facteur clé dans l'obtention des résultats actuels. La Résistance a géré les développements selon une vision stratégique précise, et les décisions prises durant cette phase ont contribué à l’établissement du cessez-le-feu et à la mise en échec du plan «israélien»

Abordant le rôle de la République islamique d'Iran durant la guerre, cheikh Qassem a affirmé que la coordination entre la Résistance et Téhéran a constitué un facteur supplémentaire de renforcement des capacités de la Résistance. Il a révélé que de nombreux médiateurs et émissaires internationaux et arabes demandaient à la direction du Hezbollah, avant le déclenchement de la confrontation régionale, si le mouvement interviendrait aux côtés de l'Iran en cas d'attaque contre ce dernier, précisant que la Résistance n'avait alors fourni aucune réponse préalable à ces interrogations.

Son Éminence a déclaré que les développements ont prouvé que la coordination mutuelle s'est avérée bénéfique pour les deux parties et a contribué aux résultats de la guerre. Il a indiqué qu'«Israë » et les États-Unis ne s'attendaient ni à la résilience de l'Iran, ni à la capacité du Hezbollah à s'inscrire dans la durée. Ce dénouement a mis en évidence l'ampleur des erreurs d'appréciation des adversaires, qui tablaient sur un effondrement de l'Axe de la Résistance ou sur un déclin de ses capacités durant le conflit.

Cheikh Qassem a adressé un hommage particulier à la République islamique d'Iran et à ses dirigeants, saluant leurs positions de soutien au Liban et à la Résistance. Il a affirmé que l'Iran a prouvé durant la guerre qu'il est un partenaire fiable, fidèle à ses engagements politiques et moraux envers ses alliés, démentant ainsi les rumeurs selon lesquelles Téhéran aurait pu abandonner le Hezbollah ou faire des concessions à ses dépens.

Il a souligné que cette récente expérience a démontré la sincérité des dirigeants iraniens et leur loyauté, rappelant que la République islamique paie un lourd tribut depuis des décennies en raison de son soutien à la cause palestinienne et aux mouvements de résistance dans la région.

Pour cheikh Qassem, la situation actuelle peut se résumer en plusieurs points fondamentaux: d'abord, l'échec de l'agression «israélienne» à atteindre ses objectifs stratégiques et la rupture du projet qu'elle tentait d'imposer au Liban et à la région. Bien que la Résistance et le peuple libanais aient consenti d'immenses sacrifices, ils ont su faire preuve de résilience et ont empêché l'occupation d'imposer ses conditions ou de réaliser ses desseins.

Il a réaffirmé que la Résistance demeure active, capable et prête à relever les défis futurs. Il a souligné que les revendications du Liban sont claires: la libération du territoire, la cessation des agressions «israéliennes» et la préservation de la souveraineté nationale. Il a ajouté que l'occupation ne dispose d'aucune légitimité politique ou morale, que ce soit au Liban ou en Palestine, et que les véritables propriétaires de la terre sont les Libanais et les Palestiniens qui y font face.

Cheikh Qassem a insisté sur le fait que la phase actuelle doit être marquée par une application rigoureuse des exigences du cessez-le-feu, au premier rang desquelles figure le retrait total d'«Israël» des territoires libanais. Selon lui, «Israël» n'a d'autre choix que de se retirer de l'ensemble des terres libanaises, sans exception, sans conditions et sans prétextes sécuritaires.

Il a également appelé à la concrétisation d'une série de revendications constituant des droits libanais inaliénables: l'arrêt complet des agressions «israéliennes» terrestres, aériennes et maritimes, le retrait total des forces d'occupation, le déploiement de l'armée libanaise, la libération des prisonniers, le retour des habitants dans leurs localités frontalières et le lancement du processus de reconstruction.

Il a réitéré la disposition de la Résistance à coopérer avec l'armée libanaise pour préserver la stabilité nationale et renforcer la sécurité. Soulignant que l'expérience de coopération entre les deux parties au cours de la période écoulée a prouvé son efficacité, il a affirmé que la Résistance constitue aujourd'hui un atout national pour le Liban, appelant le pouvoir politique à capitaliser sur ces éléments de force et à ne pas les brader.

Il a ajouté que la Résistance a réussi à empêcher «Israël» et les États-Unis d'atteindre leurs objectifs, et qu'elle représente un facteur de puissance pour le Liban face aux défis à venir, réaffirmant la poursuite de son engagement pour la défense du territoire, de la souveraineté et des droits nationaux.

Le secrétaire général du Hezbollah a conclu son allocution en réaffirmant l'attachement indéfectible au choix de la Résistance et à la voie de l'imam Hussein. Il a salué les martyrs, les blessés, les prisonniers ainsi que tous ceux qui ont contribué à la résilience durant la période écoulée, martelant que la confrontation avec l'occupation se poursuivra jusqu'au rétablissement complet des droits du Liban.

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