
Nucléaire: L’Iran ne prévoit pas de laisser l’AIEA inspecter les sites bombardés
Par AlAhed avec agences
L’Iran n’a pas l’intention de permettre à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’inspecter ses sites bombardés par «Israël» et les États-Unis, a annoncé mardi le ministère iranien des Affaires étrangères.
«Nous n’avons pas eu de réunion avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et nous ne prévoyons pas non plus que l’Agence inspecte les installations nucléaires iraniennes endommagées par l’agression militaire américaine et sioniste», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse.
J.D. Vance avait affirmé lundi, à l’issue de négociations en Suisse, que les Iraniens avaient «accepté d’inviter à nouveau les inspecteurs» de l’instance onusienne, qualifiant cela d’«étape majeure».
«Les interactions de l’Iran avec l’Agence, conformément aux obligations qui lui incombent au titre des accords de garanties, se poursuivront selon les procédures en vigueur et dans le respect des lois adoptées par le Parlement ainsi que des décisions du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN)», a expliqué M. Baghaï, également porte-parole de l’équipe de négociation iranienne.
Selon des sources informées des pourparlers qui se sont déroulés dimanche en Suisse, Téhéran n’a pas négocié sur son programme nucléaire durant les dix-huit heures de discussions et n’a souscrit à aucun nouvel engagement.
De plus, l’agence de presse iranienne Fars News a cité une source bien informée, qui a confirmé que les propos de Vance étaient «faux».
En vertu de la loi obligeant le gouvernement à suspendre la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, adoptée le 25 juin 2025, l’Iran autorise au cas par cas les inspecteurs de l’AIEA à visiter ses installations nucléaires actives, sous réserve de l’approbation du CSSN.
Depuis l’entrée en vigueur de cette loi, les inspecteurs de l’AIEA ont mené, avec l’accord du Conseil suprême de sécurité nationale iranienne, plusieurs inspections à la centrale nucléaire de Bouchehr, notamment afin de superviser les opérations de chargement du combustible du réacteur, fourni par la Russie.
Les inspections des installations nucléaires iraniennes opérationnelles ne constituent donc pas une nouveauté.
Téhéran a continué de coopérer avec l’organisme nucléaire de l’ONU concernant l’accès à ces sites.
Toutefois, l’inspection des installations nucléaires endommagées au cours de la guerre des Douze jours lancée par les États-Unis et «Israël» en juin 2025, ainsi que le traitement de la question des stocks d’uranium enrichi de l’Iran restent conditionnés à la mise en place d’un mécanisme spécifique, qui devrait être défini dans le cadre d’un accord final, attendu à l’issue des négociations de soixante jours prévues par le mémorandum d’entente d’Islamabad.
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