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Qalibaf: «L’Iran administrera le détroit d’Ormuz», «de belles réussites» obtenues dans les négociations

Qalibaf: «L’Iran administrera le détroit d’Ormuz», «de belles réussites» obtenues dans les négociations
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Par AlAhed avec agences

Le négociateur en chef de l’Iran, Mohammad Baqer Qalibaf, s’est félicité, dans une vidéo publiée sur son compte Telegram, de la première séance de pourparlers avec les Etats-Unis qui s’est tenue en Suisse lundi.

«De mon point de vue, ce voyage a permis de belles réussites, notamment concernant les discussions sur le détroit (d’Ormuz), celles sur le Liban, la question des dérogations pétrolières, et le sujet du déblocage des avoirs gelés, qui est l’une des avancées que nous réalisons», a-t-il affirmé.

«Bien sûr, nous pensons que nous ne sommes qu’au début de ce travail et devons continuer nos efforts», a-t-il également expliqué.

Le président du Parlement iranien a, par ailleurs, estimé qu’«Israël» se montrait «farouchement opposé à ce processus de négociation, qu’il voit comme une menace à sa propre existence et cherche à le saboter».

Les règles internationales respectées

M. Qalibaf a cependant affirmé que les conditions dans le détroit d’Ormuz ne redeviendraient pas celles d’avant-guerre et que la voie serait «administrée» par son pays, selon un média d’Etat.

«Tout le monde doit savoir que l’administration du détroit d’Ormuz ne redeviendra jamais ce qu’elle était avant la guerre», a-t-il assuré, cité par l’agence de presse officielle IRNA.

«Bien sûr, les règles internationales seront respectées, mais l’Iran administrera le détroit d’Ormuz», a-t-il ajouté.

Et de poursuivre: «Nous devons rester unis sous la direction de l'Ayatollah sayyed Mojtaba Khamenei et reconnaître que sa parole et ses directives sont sans appel».

Les négociateurs iraniens font étape à Oman

M. Qalibaf a fait étape à Oman, avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, après la fin de la première séance de pourparlers en Suisse avec les représentants américains.

Ils ont été reçus par le chef de la diplomatie omanaise, Badr Al-Boussaïdi.

Oman se situe sur l’autre rive du détroit d’Ormuz, face à l’Iran.

La diplomatie va dans le prolongement du champ de bataille

Le chef de l’équipe de négociation iranienne a rejeté les tentatives d'établir une fausse dichotomie entre les succès militaires de l'Iran et ses efforts diplomatiques.

Il a décrit la négociation comme «une méthode de lutte et la poursuite de la lutte», arguant que les victoires militaires doivent être consolidées par des moyens politiques et juridiques pour devenir permanentes.

Il a déclaré que le voyage en Suisse s'inscrivait dans le prolongement direct du champ de bataille. «Nos forces armées ont remporté une grande victoire avec honneur, puissance et courage. Au stade du cessez-le-feu et de la fin de la guerre, nous avons fait progresser cette phase par la négociation.»

Il a ajouté que l'approche iranienne combine puissance dure et puissance douce, soulignant que la levée du blocus naval américain et les concessions majeures ont été obtenues grâce à une diplomatie appuyée par la force militaire, une démarche qui aurait été bien plus coûteuse si elle avait été menée uniquement par les armes.

M. Qalibaf a annoncé que le blocus pétrolier avait été levé simultanément à la signature du mémorandum d’entente.

Il a précisé que les sanctions relatives aux exportations de pétrole, à la pétrochimie, au secteur bancaire, aux assurances et aux transports étaient levées jusqu’à la finalisation d'un accord définitif.

Il a également confirmé que le déblocage des fonds iraniens, dont deux tranches d'un montant de 6 milliards de dollars, avait été finalisé lors des pourparlers en Suisse.

«La fin de la guerre et la levée du blocus ont été obtenues par le dialogue, comme méthode de lutte, et grâce à la force du terrain», s'est-il félicité. «Si des problèmes surviennent lors de la mise en œuvre, nous pouvons répondre aussi bien par des missiles que par la négociation.»

Message fort à Washington

Le président du Parlement a clairement indiqué que l'Iran ne fait pas confiance aux États-Unis et a intégré des garanties solides à l'accord afin de protéger ses intérêts.

Il a précisé que, compte tenu de cette profonde méfiance, des clauses spécifiques ont été incluses, obligeant les États-Unis à prendre des mesures concrètes immédiatement après la signature.

Soulignant le pouvoir de négociation de l'Iran, le chef de l'équipe de négociation iranienne a noté que le président américain Donald Trump avait été contraint de rectifier ses propos après la signature de l'accord.

Alors que Trump avait initialement prétendu que le détroit d'Ormuz serait immédiatement libre, l'Iran a assuré que la voie maritime serait ouverte selon ses propres conditions et son propre calendrier.

«Voilà la puissance de la République islamique d’Iran», a fait savoir M. Qalibaf. «Nous avons contraint Trump à modifier son tweet. C'est le fruit de notre action combinée, à la fois militaire et diplomatique.»

L'Iran ne cédera pas sur le Liban

Le chef de la délégation iranienne aux négociations a également évoqué la situation au Liban, déclarant que depuis le début des pourparlers en Suisse, les attaques ennemies contre le Liban avaient cessé et que de nombreux déplacés avaient commencé à rentrer chez eux.

Il a promis que l'Iran continuerait d'œuvrer pour garantir l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban.

M. Qalibaf, qui se décrit non comme un diplomate mais comme un «combattant», a réaffirmé que les appareils militaires et diplomatiques iraniens travaillent en étroite coordination.

Il a averti que toute violation ou tout manquement à l'accord pourrait entraîner des représailles militaires et diplomatiques.

Ces déclarations interviennent alors que l'Iran soutient que les nouvelles réalités stratégiques créées par sa résistance, notamment concernant le détroit d'Ormuz, sont irréversibles.

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