
Iran: Qalibaf conditionne la tenue des pourparlers aux «lignes rouges» fixées par Téhéran
Par AlAhed avec agences
Le chef de l’équipe de négociation iranienne, Mohammad Baqer Qalibaf, a insisté, vendredi le 19 juin, sur le nécessaire respect des «lignes rouges» de l’Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis. Le cessez-le-feu au Liban fait partie de ces lignes rouges depuis le début des négociations.
«Comme nous l’avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne», a déclaré M. Qalibaf, cité par l’agence officielle iranienne IRNA.
«Si l’ennemi se montre excessif» dans ses demandes, «nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n’hésiterons pas à infliger une réponse cinglante», a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement iranien.
Jeudi, M. Qalibaf a déclaré dans une lettre que les responsables iraniens suivront les directives du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah sayyed Mojtaba Khamenei, comme ligne directrice des négociations à venir et ne permettront jamais à l’ennemi américano-sioniste de bafouer les droits de la nation iranienne ni porter atteinte au Front de la Résistance par le manquement à ses engagements et l’intimidation.
«Le récent mémorandum d’entente finalisé entre l’Iran et les États-Unis ne constitue pas l’aboutissement du processus, mais le début d’une lutte acharnée et complexe pour garantir pleinement les droits légitimes de l’Iran face à un ennemi qui viole le pacte», a affirmé M. Qalibaf.
Le mémorandum d’entente en question porte sur la cessation définitive des hostilités sur l’ensemble des fronts, la levée totale du blocus naval américain dans un délai de 30 jours, le rétablissement du trafic commercial dans le détroit d’Ormuz, la mise en œuvre d’un plan de reconstruction d’une valeur d’au moins 300 milliards de dollars, ainsi que la levée des sanctions américaines.
Les deux parties ont ainsi entamé une période de négociations de 60 jours en vue de parvenir à un accord global et définitif.
Des négociations en présentiel étaient prévues ce 19 juin à Genève, en Suisse, sous la médiation du Pakistan et du Qatar. Mais elles ont été annulées, sur fond d’une nouvelle escalade militaire d’«Israël» au sud du Liban.
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