Liban: Le Hezbollah refuse tout «cessez-le-feu partiel» avec «Israël»
Par AlAhed avec AFP
Le Hezbollah a refusé mardi le 2 juin tout «cessez-le-feu partiel» avec «Israël», menaçant de riposter en cas d’attaque sur Beyrouth. Une position déjà mentionnée par le président du Parlement libanais, Nabih Berri.
«Nous n’accepterons aucun accord partiel de cessez-le-feu» avec «Israël», a assuré Mahmoud Qomati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, dans une déclaration écrite à l’Agence France-Presse.
«L’ennemi sioniste doit savoir que toute agression contre la banlieue (sud de Beyrouth) peut entraîner une réponse plus forte» de la part du Hezbollah, a-t-il souligné.
Le «ministre israélien» de la Guerre, Israel Katz, a prétendu mardi que les Etats-Unis avaient validé le principe selon lequel «Israël» frapperait la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah, si ce dernier vise son territoire.
Le Hezbollah insiste par ailleurs que tout accord de cessez-le-feu avec l’ennemi «israélien» devait assurer une trêve «globale» dans tout le pays.
Berri prêt à garantir le respect par le Hezbollah d’une trêve «globale»
Dans ce contexte, Nabih Berri, président du Parlement libanais qui joue un rôle d’intermédiaire entre le Hezbollah et les Etats-Unis, a déclaré garantir l’adhésion de la Résistance islamique au Liban à un «cessez-le-feu global» avec «Israël», a promis mardi son conseiller.
«La principale demande du président Berri est un cessez-le-feu global. Si un accord de cessez-le-feu global est obtenu, il en garantit le respect par le Hezbollah», a déclaré Ali Hamdan.
M. Berri est le chef de file du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah qui n’entretient pas de contacts directs avec les Etats-Unis.
Son conseiller a précisé que «le cessez-le-feu global signifie l’arrêt des frappes aériennes, de la terre ou la mer, et qu’il n’y ait pas de dynamitages ni de démolition» dans le sud du Liban, où «Israël» rase des localités entières.
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