Menaces «israéliennes» au Liban: Téhéran dénonce des «crimes de guerre», appelle à respecter le cessez-le-feu sur tous les fronts
Par AlAhed avec AFP
Téhéran a qualifié lundi le 1er juin les dernières menaces «israéliennes» de bombarder la banlieue sud de Beyrouth de «crimes de guerre», soulignant qu’un cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis devait être respecté sur tous les fronts, «y compris au Liban».
«Le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis est sans équivoque un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban», a écrit le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, sur le réseau social X.
«Sa violation sur un seul front constitue une violation sur tous les fronts», a-t-il ajouté, précisant que «les Etats-Unis et Israël sont responsables des conséquences de toute violation».
L’Iran a réitéré qu’un cessez-le-feu au Liban était «une condition essentielle» pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis.
«Nous insistons sur le fait qu’un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre» avec les Etats-Unis, a déclaré Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Téhéran.
De nombreux habitants de la banlieue sud de Beyrouth ont quitté précipitamment la zone, dans la matinée, rapportaient des médias libanais, selon lesquels des embouteillages se sont formés.
Le «gouvernement israélien» avait, auparavant, ordonné à l’armée d’occupation de bombarder ce secteur.
«Suite aux violations répétées du cessez-le-feu au Liban» par le Hezbollah et aux «attaques contre nos villes et nos citoyens», le «Premier ministre» Benjamin Netanyahu et le ministre de la Guerre Israel Katz ont ordonné à l’armée «israélienne» de «frapper des cibles (…) dans le quartier de la Dahiyeh à Beyrouth», ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint.
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en avril et prolongé à plusieurs reprises, «Israël» continue de mener des frappes sur différentes régions du Liban, notamment au sud du pays.
«Le blocus naval et l’escalade des crimes de guerre au Liban de la part de l’entité sioniste génocidaire témoignent clairement du non-respect du cessez-le-feu par les Etats-Unis», a pour sa part réagi le président du Parlement et principal négociateur iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, sur le réseau social X.
«Chaque choix a un prix et l’heure de payer la facture viendra», a-t-il averti.
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