Moyen-Orient: La majorité des sites militaires américains endommagées par l’Iran, selon CNN
Par AlAhed avec sites web
Une enquête de la cellule investigation de CNN indique qu’au moins 16 installations militaires des États-Unis ont été endommagées au Moyen-Orient depuis le début de la guerre contre l’Iran. Les sites concernés seraient répartis dans huit pays de la région, dont l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Irak et la Jordanie.
Selon cette enquête fondée notamment sur des images satellites et des sources proches du dossier, ces installations représenteraient une part importante du dispositif militaire américain dans la zone. Les dégâts concerneraient des infrastructures jugées stratégiques, incluant des équipements de surveillance et de communication ainsi que des aéronefs.. Certaines installations auraient été temporairement mises hors service.
Des frappes visant des infrastructures stratégiques
Les éléments analysés par CNN montrent des impacts visibles sur plusieurs sites militaires, avec des destructions partielles ou des dommages localisés. Parmi les installations touchées figureraient des bases aériennes et des points d’appui logistique utilisés par les forces américaines dans la région. L’enquête évoque également des équipements de grande valeur affectés par les frappes, ce qui pourrait compliquer certaines opérations sur le terrain.
Les responsables cités dans le rapport ont formulé des appréciations divergentes quant à l’ampleur des destructions.
«Il existe une palette d’évaluations», a déclaré une source, ajoutant : «D’un point de vue assez spectaculaire, pour certains, l’ensemble de l’installation est détruit et doit être mise à l’arrêt. D’autres responsables estiment au contraire que ces infrastructures valent la peine d’être réparées, compte tenu de leur importance stratégique pour les États-Unis».
Un autre responsable américain, au courant de la situation, a toutefois déclaré : «Je n’ai jamais vu quelque chose comme cela auparavant».
«Il est notable qu’ils aient vraiment identifié ces installations comme les cibles les plus rentables», a indiqué un conseiller à la Chambre des représentants.«Nos systèmes radar sont nos ressources les plus coûteuses et les plus limitées dans la région».
Ces remarques interviennent alors que beaucoup de ces systèmes sont décrits comme coûteux et difficiles à remplacer.
L’impact financier des frappes de représailles iraniennes est apparu au premier plan. Le contrôleur financier du département de la Guerre des États-Unis, Jules Hurst III, a déclaré aux députés américains que la guerre avait déjà coûté aux États-Unis 25 milliards de dollars.
Toutefois, une autre source proche du dossier a indiqué que des estimations internes évaluent le coût à un montant nettement supérieur, entre 40 et 50 milliards de dollars.
Ces évolutions ont également suscité des inquiétudes au sein des partenaires régionaux de Washington.
«La guerre nous a montré que l’alliance avec les États-Unis ne peut pas être exclusive et qu’elle n’est pas “imprenable”», a déclaré une source saoudienne à CNN.
À noter que les forces armées de la République islamique d’Iran ont commencé, le 28 février, à mener des frappes de représailles contre les positions américano-«israéliennes» dans la région, peu après le déclenchement de la guerre non provoquée par les États-Unis et «Israël» contre l’Iran.
Au cours d’au moins 100 vagues de frappes de représailles, les forces armées iraniennes ont porté des coups décisifs à des installations stratégiques et sensibles des États-Unis sur une vaste zone de la région, notamment en Arabie saoudite, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Koweït et au Qatar.
Des installations militaires appartenant à l’entité «israélienne» ont été également touchées à travers les territoires occupés.
Les mouvements de résistance régionaux, notamment au Liban et au Yémen, ont coopéré avec les forces armées iraniennes pour porter des coups durs aux Etats Unis et à «Israël».
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