Le Hezbollah n’est «nullement concerné» par les négociations directes avec «Israël», accuse l’autorité libanaise de «soumission»
Par AlAhed avec AFP
Le groupe parlementaire du Hezbollah, appelé «Fidélité à la résistance», a dénoncé, dans un communiqué publié vendredi le 1er mai, la poursuite des attaques «israéliennes» dans le sud du Liban, en même temps que la ligne diplomatique du gouvernement libanais se trouvait dans une position de «soumission totale aux diktats et à la tutelle de l’administration américaine».
Le bloc affirme que les combattants de la Résistance islamique de Liban ont infligé «des dizaines de morts et de blessés» aux forces d’occupation «israéliennes» et œuvrent à établir «une nouvelle équation de dissuasion» empêchant l’ennemi de frapper «sans réponse punitive douloureuse».
Sur le front politique intérieur, le parti libanais condamne sans appel la voie de négociation directe avec «Israël» qu’aurait empruntée l’autorité libanaise, la qualifiant de «déviation des constantes nationales» et d’«atteinte à la souveraineté».
Il précise qu’il ne se considère «nullement concerné» par les résultats de ces négociations.
Dans un premier temps, un député de ce bloc parlementaire, Ibrahim Moussaoui, a dénoncé vendredi la «politique d’ambiguïté destructrice» des autorités libanaises, alors que l’accord de cessez-le-feu donne, selon lui, à «Israël» une liberté d’action militaire.
M. Moussaoui a également accusé l’Etat libanais de «tourner le dos au peuple».
Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril mais «Israël» poursuit toujours ses agressions violant la trêve.
Les frappes «israéliennes» ont fait ces dernières 48 heures au moins 23 martyrs, selon un bilan du ministère de la Santé libanais.
Depuis le début de la guerre «israélienne» le 2 mars, plus de 2.500 personnes ont été tuées et quelque 7.800 blessées au Liban, selon le ministère libanais de la Santé.
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