Le maximalisme américain a bloqué les pourparlers d’Islamabad, dit Araghchi
Par AlAhed avec sites web
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a imputé l'échec des pourparlers tenus au Pakistan ce week-end à la délégation américaine.
Le «maximalisme, les exigences changeantes et le blocage» des États-Unis avaient fait dérailler ce qui était sur le point de devenir le «mémorandum d’accord d’Islamabad», a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur les réseaux sociaux alors que ces pourparlers de haut niveau entre les deux pays n’ont pas permis de réaliser de progrès majeur après 21 heures de négociations intensives.
«Lors des pourparlers intensifs au plus haut niveau, ayant lieu pour la première fois depuis 47 ans, la République islamique d’Iran s’est engagée de bonne foi dans le dialogue avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre», a-t-il ajouté.
«Aucune leçon tirée», a souligné le chef de la diplomatie iranienne, laissant entendre que Washington n’avait rien appris des décennies de confrontations infructueuses avec l’Iran.
Les pourparlers, qui se sont tenus lundi dans la capitale pakistanaise, étaient les premières négociations directes de haut niveau entre Téhéran et Washington depuis le début de la guerre «israélo»-américaine contre l’Iran le 28 février.
Le diplomate a conclu son message par un avertissement clair : « La bonne volonté engendre de la bonne volonté ; l’inimitié engendra de l’inimitié. »
Les négociations ont porté, entre autres, sur la résolution des tensions liées au détroit d’Ormuz, l’allègement des sanctions anti-iraniennes et le programme nucléaire iranien à des fins pacifiques.
Après les pourparlers d’Islamabad, le vice-président américain J.D. Vance, qui dirigeait la délégation américaine, a déclaré que l’Iran aurait dû accepter ce qu’il a qualifié d’«offre finale et optimale» des États-Unis.
Néanmoins, les responsables iraniens ont rejeté cette interprétation, accusant Washington d’imposer des exigences excessives et de ne pas faire preuve de la flexibilité nécessaire pour parvenir à un accord.
Le Pakistan a accueilli les pourparlers dans le cadre de ses efforts de médiation entre l’Iran et les États-Unis.
Comments
