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Les USA et l’Iran échouent à trouver un accord à Islamabad en raison des demandes déraisonnables de Washington

Les USA et l’Iran échouent à trouver un accord à Islamabad en raison des demandes déraisonnables de Washington
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Par AlAhed avec agences

Les négociations entre l'Iran et les États-Unis se sont terminées sans aucun accord, après 21 heures de discussions dans la capitale pakistanaise, Islamabad.

Téhéran a jugé les positions américaines trop rigides et trop maximalistes, des «demandes déraisonnables». Une source proche de la délégation iranienne va même plus loin, estimant que l’équipe américaine cherchait surtout un prétexte pour quitter la table des négociations. Côté iranien, le principal point de blocage reste le détroit d’Ormuz. Téhéran refuse catégoriquement tout mécanisme de patrouille conjoint, pourtant évoqué dans les discussions.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré dimanche que les deux parties étaient parvenues à un consensus sur certains points, mais qu'elles avaient des points de vue différents sur deux ou trois questions importantes.

«Finalement, les négociations n’ont pas abouti à un accord», a-t-il constaté.

Il a également décrit ce nouveau cycle de négociations irano-américaines, qui a duré 24 ou 25 heures, comme le plus long de l'année écoulée.

Les discussions ont eu lieu après une guerre de 40 jours imposée à l'Iran, dans un climat de méfiance et de suspicion, a-t-il souligné, ajoutant : «Par conséquent, on ne s'attendait pas à ce que les pourparlers aboutissent à un consensus.»

Par ailleurs, M. Baghaï a indiqué que les discussions avaient porté sur de nouvelles questions complexes, comme le détroit d'Ormuz.

«Lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d'Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques», a expliqué le porte-parole de la diplomatie iranienne, dénonçant «la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations». «Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s'y attendait», a-t-il déclaré, évoquant «une atmosphère de suspicion et de méfiance».

Il a par ailleurs souligné que «la diplomatie ne s'arrête jamais, car elle est un outil pour préserver les intérêts nationaux».

En toutes circonstances, a-t-il déclaré, l'appareil diplomatique doit défendre les droits et les intérêts de la nation iranienne.

«La diplomatie, aux côtés de ceux qui défendent la patrie, est prête à tous les sacrifices», a-t-il noté.

Le porte-parole a également remercié le gouvernement et le peuple pakistanais d'avoir accueilli ces pourparlers, affirmant que les contacts se poursuivront entre Téhéran, Islamabad et d'autres pays amis de la région.

De son côté, le président du Parlement iranien a affirmé dans une déclaration sur X, jugé les Etats-Unis «incapables» de gagner la confiance de l’Iran pendant les négociations.

«Mes collègues (…) ont présenté des initiatives constructives, mais en fin de compte l’autre partie a été incapable de gagner la confiance de la délégation iranienne lors de cette session de négociations», a précisé sur X Mohammad Baqer Qalibaf, qui a participé à ces discussions à Islamabad.

Par ailleurs, dimanche, la Radio-télévision de la République islamique d'Iran (IRIB) a rapporté que des «exigences déraisonnables» des États-Unis avaient empêché la progression des négociations à Islamabad.

Citant une source bien informée, l'agence de presse Tasnim a indiqué que «la balle est dans le camp américain» et que «l'Iran n'est pas pressé» de négocier.

Washington commet une erreur d'appréciation dans les négociations, comme il l'avait déjà fait en temps de guerre, indique le rapport, qui prévient que rien ne changera dans le détroit d'Ormuz «tant que les États-Unis n'auront pas accepté un accord raisonnable».

Après une agression américano-«israélienne» illégale de 40 jours, qui a débuté le 28 février, les États-Unis ont formellement accepté mercredi la proposition en 10 points de l'Iran comme base d'un cessez-le-feu temporaire.

Durant la guerre, les forces armées iraniennes ont lancé 100 vagues de frappes de représailles réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.

Elles ont également bloqué le détroit d'Ormuz aux pétroliers et méthaniers affiliés aux ennemis et à ceux qui coopèrent avec eux, dans le but de maintenir la sécurité de cette voie navigable stratégique.

 

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