Iran: Qalibaf qualifie tout cessez-le-feu de «déraisonnable» vu les récentes violations de la trêve
Par AlAhed avec agences
Le président du Parlement iranien a déclaré qu'un cessez-le-feu bilatéral ou des négociations avec les États-Unis seraient «déraisonnables», compte tenu de graves violations commises par les agresseurs, avant même le début des pourparlers.
Mohammad-Baqer Qalibaf a formulé ces remarques mercredi dans un message sur X, quelques heures après que l’armée d’occupation «israélienne» a mené des attaques dévastatrices contre le Liban, massacrant des centaines de civils.
Plus tôt mercredi, les États-Unis avaient officiellement accepté la proposition en 10 points de l'Iran comme base de cessez-le-feu, se soumettant à toutes les revendications essentielles formulées par la République islamique.
L'un des points de cette proposition stipule la cessation des attaques sur tous les fronts, y compris au Liban.
M. Qalibaf a souligné que la méfiance de longue date de la République islamique envers les États-Unis est enracinée dans les «violations répétées de toutes formes d'engagements» par Washington.
Il a déploré que ce schéma se soit répété une fois de plus, citant trois violations peu après l'annonce par le président américain Donald Trump d'un cessez-le-feu de deux semaines.
Il a énuméré ces violations comme suit: le massacre des centaines de personnes au Liban par «Israël», la violation de l'espace aérien iranien par un drone, et le rejet du droit de la République islamique à l'enrichissement nucléaire.
Ces manquements, a ajouté M. Qalibaf, constituent une violation de trois clauses clés de la proposition en 10 points de l'Iran, un document que Trump avait pourtant qualifié de «base de travail et cadre principal pour ces discussions».
Le président du Parlement iranien a rappelé les clauses concernées: l'instauration immédiate d'un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et dans d’autres régions, l'interdiction de toute nouvelle violation de l'espace aérien de la République islamique, et la sixième clause soulignant les droits nucléaires de Téhéran.
«Or, cette même «base de travail» a été ouvertement et clairement bafouée avant même l'ouverture des négociations. Dans une telle situation, un cessez-le-feu bilatéral ou des négociations sont déraisonnables», a-t-il indiqué.
Les États-Unis et «Israël» ont lancé leur dernière agression non provoquée contre la République islamique le 28 février, ciblant à la fois les infrastructures civiles et militaires, et causant le martyre de hauts dirigeants du pays, dont le Leader de la Révolution islamique, l'imam sayyed Ali Khamenei.
L'annonce de Trump est intervenue après que la République islamique a riposté par au moins 99 vagues de représailles décisives contre des cibles stratégiques américaines et «israéliennes» dans toute la région.
Le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a par la suite déclaré une «défaite historique et écrasante» des ennemis, saluant le fait que Washington ait été contraint d'accepter la proposition iranienne à la suite de ces représailles.
Les autorités iraniennes ont averti que l'engagement de l'Iran envers tout cessez-le-feu est conditionné à l'arrêt total des attaques contre le pays.
Elles ont fermement mis en garde les ennemis contre toute erreur de calcul répétée concernant la nation iranienne.
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