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Agression «israélienne» la plus intense contre le Liban: 100 raids en 10 minutes, des dizaines de martyrs

Agression «israélienne» la plus intense contre le Liban: 100 raids en 10 minutes, des dizaines de martyrs
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Par AlAhed avec agences

L’armée d’occupation «israélienne» a lancé mercredi le 8 avril la vague «la plus intense» de raids aériens sur le Liban depuis le début de la guerre, faisant des dizaines de martyrs et des centaines de blessés.

«Des avions de combat ennemis ont lancé une série de frappes sur Beyrouth», a rapporté l’Agence nationale de l’information libanaise (ANI, officielle), qui fait par ailleurs état de frappes visant «les banlieues, Aramoun et Saïda».

Des frappes «israéliennes» simultanées et sans avertissement, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont vise le cœur de la capitale, ses banlieues, la plaine du Békaa et le sud du pays.

L’armée d’occupation a annoncé avoir mené «la plus grande vague de frappes coordonnées» visant «plus de 100» localités dans quasiment tout le Liban, «en l’espace de dix minutes et sur plusieurs fronts simultanément».

«Plus de 300 martyrs et blessés à Beyrouth et sa banlieue sud»

«Les embouteillages causés par la vague de frappes sans précédent en nombre et en intensité menées par Israël entravent les opérations de secours», a déclaré le ministère libanais de la Santé dans un communiqué, affirmant qu’il est «nécessaire et très urgent de dégager la circulation devant les ambulances» affluant sur les sites touchés.

Des appels aux dons du sang ont été lancés.

Les bombardements «israéliens» ont fait «des dizaines de morts et des centaines de blessés», a par ailleurs annoncé la même source.

Précisant qu’il s’agissait d’un bilan préliminaire, le ministère a dénoncé «une dangereuse escalade».

«Plus de 300 martyrs et blessés ont été recensés à Beyrouth et dans sa banlieue sud», a pour sa part indiqué la Croix-Rouge, soulignant que «de nombreuses victimes sont toujours piégées sous les décombres».

À Beyrouth, des images de destructions massives et des vidéos de scènes de la panique suite aux raids «israéliens» circulaient sur les réseaux sociaux.

Dans le district de Baalbeck, à l’est du Liban, des avions de combat «israéliens» ont bombardé le cimetière de Shemstar, pendant les funérailles d’un martyr, faisant de nombreuses victimes sur place.

«Un nouveau massacre qui vient s’ajouter au sombre bilan d’Israël»

Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné les attaques «israéliennes» contre son pays, les qualifiant de «barbares».

«Ces attaques barbares de l’armée israélienne, qui ne reconnaissent aucun droit et ne respectent ni accords ni engagements, ont démontré à maintes reprises le mépris des Israéliens pour toutes les lois et normes internationales», a-t-il dénoncé, selon les propos rapportés par l’ANI.

Rappelant «l’ampleur des violations et des infractions commises par Israël au cours des quinze mois de l’accord de cessez-le-feu», M. Aoun a estimé qu’«Israël persiste de nouveau dans son agression, commettant un nouveau massacre qui vient s’ajouter à son sombre bilan, dans un défi flagrant à toutes les valeurs humaines, et en foulant aux pieds tous les efforts visant à l’apaisement et à la stabilité».

«Cette dangereuse escalade fait porter à Israël l’entière responsabilité de ses conséquences, et nous affirmons que la poursuite de ces politiques agressives ne mènera qu’à davantage de tensions et d’instabilité, à un moment où tous ont le plus besoin d’apaisement et de respect des engagements», a encore déclaré le président libanais.

Tout en condamnant «ce crime dans les termes les plus fermes», M. Aoun a exhorté la communauté internationale à «assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à ces attaques répétées et de stopper cette approche agressive qui menace la sécurité et la stabilité dans la région».

«Cela ne peut pas continuer», dénonce le HCR

«L’une des plus vastes vagues de frappes israéliennes jusqu’à présent vient de toucher plus de 60 sites à Beyrouth et au-delà», a affirmé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

«Le nombre de morts augmente. Les destructions sont massives. Les civils en paient le prix. Encore une fois. Ils ne sont pas une cible. Ils doivent être protégés», a souligné l’agence onusienne dans une publication de son compte officiel au Liban sur le réseau social X.

«La vague de frappes de l’armée israélienne aujourd’hui est survenue au moment même où les espoirs d’une fin des violences et des destructions commençaient à grandir. Cela ne peut pas continuer», a réagi, de son côté, Jeanine Hennis, la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban.

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