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Téhéran rejette la proposition américaine de cessez-le-feu temporaire

 Téhéran rejette la proposition américaine de cessez-le-feu temporaire
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Par AlAhed avec agences

Téhéran a rejeté la proposition de cessez-le-feu temporaire soumise par les États-Unis par l'intermédiaire de pays tiers, a rapporté lundi l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Selon l'agence, l'Iran a notifié, par le biais du Pakistan, son refus de cette offre américaine de cessez-le-feu temporaire.

Téhéran a indiqué à Islamabad que l’Iran n’examinerait la proposition de trêve américaine que si les frappes sur le pays cessaient, selon des responsables pakistanais.

Avant d’entamer des négociations, l’Iran exige des forces américaines et «israéliennes» un cessez-le-feu immédiat, visant en particulier les plus hauts dirigeants iraniens, ainsi que le retrait «inconditionnel» de l'ultimatum fixé par le président américain Donald Trump concernant le détroit d'Ormuz, ont indiqué des sources officielles pakistanaises à l'agence Anadolu.

«L'Iran a fait savoir à Islamabad qu'il n'examinerait la proposition que si les États-Unis et Israël cessent immédiatement toutes les hostilités contre l'Iran, y compris celles visant ses hauts responsables militaires et civils», ont déclaré des sources proches du dossier.

Cette déclaration intervient alors que Téhéran a confirmé lundi la mort en martyre de Majid Khadmi, chef du renseignement du Corps des gardiens de la révolution iraniens (CGRI), et que des informations faisaient état d'une proposition de cessez-le-feu de 45 jours.

Téhéran a affirmé qu'il ne pouvait être contraint à un quelconque dialogue par la menace d'un «ultimatum», selon les sources pakistanaises.

Dans sa réponse en dix points à cette proposition de trêve temporaire, l'Iran a également formulé ses propres conditions. Parmi les exigences iraniennes figurent l'arrêt définitif de la guerre, la levée des sanctions, ainsi qu'un protocole garantissant la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a notamment indiqué lundi lors d'une conférence de presse à Téhéran que son pays avait communiqué ses demandes aux États-Unis par l'intermédiaire de tiers.

«Nous avons formulé nos propres demandes en fonction de nos intérêts et de nos considérations.» «Nous n'avons pas honte d'exprimer nos revendications légitimes et logiques», a affirmé Baghaï lorsqu'on lui a demandé s'il existait un nouveau plan pour mettre fin à la guerre entre l'Iran et les États-Unis.

Baghaï a également rejeté l'idée d'un cessez-le-feu avec les États-Unis, affirmant que toute pause dans les combats pourrait permettre à ses adversaires de se regrouper et de reprendre les attaques.

Le Pakistan s'est positionné comme médiateur entre les États-Unis et l'Iran, s'appuyant sur ses bonnes relations avec Washington et Téhéran, ainsi que sur ses partenariats stratégiques et de défense avec la Chine et l'Arabie saoudite.

«Israël» et les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre l'Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.

L'Iran a riposté en frappant des cibles en «Israël» ainsi que dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.

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