Guerre contre l’Iran: Trump menace de laisser «les pays qui s’en servent» s’occuper de la situation dans le détroit d’Ormuz
Par AlAhed avec AFP
Donald Trump a de nouveau critiqué, mercredi, le refus des alliés des Etats-Unis de les aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, voie stratégique bloquée par l’Iran à la suite des frappes américano-«israéliennes», et fait planer la menace d’un désengagement de Washington.
Le président américain est très agacé, depuis quelques jours, par le refus des principaux alliés de Washington au sein de l’OTAN, parmi lesquels la France et le Royaume-Uni, d’aider les Etats-Unis à ouvrir ce passage par où transitaient avant la guerre près de 20 % du pétrole brut mondial.
«Je me demande ce qui se passerait si on “en finissait” avec ce qu’il reste de l’Etat terroriste iranien, et qu’on laissait les pays qui s’en servent, pas nous, être responsables du soi-disant “détroit”? Ça ferait se bouger certains de nos “alliés” non réactifs, et vite!!!», a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Donald Trump multiplie les propos contradictoires à ce sujet.
Dans la seule journée de mardi, il a qualifié d’«erreur vraiment stupide» le refus de nombreux pays de l’OTAN de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d’Ormuz, assuré que leur assistance n’était finalement pas nécessaire, et déclaré que Washington «aimerait avoir un peu d’aide» pour y détecter des mines.
Dans le même temps, l’armée américaine a frappé à coups de bombes anti-bunker des sites iraniens de missiles près du détroit d’Ormuz, par lequel transite également en temps normal près de 20 % du gaz naturel liquéfié.
La France et l’Allemagne appellent à la «désescalade»
Dans le même contexte, la France et l’Allemagne ont appelé à la «désescalade» au Moyen-Orient pour éviter une «crise» mondiale.
La guerre déclenchée le 28 février par les attaques d’«Israël» et des Etats-Unis sur l’Iran comporte un «potentiel d’escalade qui peut plonger non seulement cette région, mais le monde entier dans une crise des plus graves», a déclaré le ministre des affaires étrangères allemand, Johann Wadephul, lors d’un point presse avec son homologue français à Berlin.
Il a cité l’exemple de «l’approvisionnement en engrais» à partir de cette région, «si essentiel qu’en cas de rupture prolongée, une crise alimentaire menace de grandes parties de l’Afrique» et pourrait aussi provoquer «un afflux de réfugiés» quittant ce continent.
C’est «l’économie mondiale» qui risque de souffrir de «l’escalade militaire» dans la région, a abondé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.
