
Liban: Un massacre «israélien» dans la Békaa, au moins dix martyrs
Par AlAhed avec AFP
Au moins douze personnes ont été tombées en martyres vendredi le 20 février dans des frappes «israéliennes» dans le sud et l'est du Liban, les plus meurtrières dans le pays depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en novembre 2024.
Les «frappes ennemies israéliennes» sur plusieurs endroits de la vallée de la Békaa, dans l'est du pays, «ont tué 10 personnes et blessé 24 autres», a déclaré le ministère libanais de la Santé, précisant que trois enfants figuraient parmi les blessés.
La presse libanaise parle ce samedi matin d’un «massacre» en raison du nombre de victimes, un des bilans les plus élevés depuis le cessez-le-feu.
Six frappes ont visé quatre localités au nord et au centre de la plaine orientale de la Békaa.
«Attaque brutale contre des civils»
Plus tôt dans la journée, «deux personnes avaient été tuées par une frappe israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn el-Héloué (sud du pays)», selon le ministère libanais de la Santé.
Sur place, un photographe a vu de la fumée s'élevant d'une petite maison touchée dans un quartier de ce camp palestinien densément peuplé, le plus grand au Liban.
Le mouvement de résistance palestinien Hamas, qui a condamné dans un communiqué cette «attaque brutale contre des civils», a démenti que le lieu visé lui appartenait.
En novembre dernier, 13 personnes étaient tombées en martyres dans le camp d’Aïn el-Héloué dans un raid «israélien».
L’ONU avait réclamé une enquête, affirmant que 11 enfants figuraient parmi les martyrs.
Violations «israéliennes» quotidiennes
«Israël» poursuit les violations quasi quotidiennes de l'accord de cessez-le-feu avec le Liban, entré en vigueur en le 27 novembre 2024.
Depuis lors, plus de 380 personnes ont été tuées par les tirs «israéliens» au Liban, selon des sources sanitaires libanaises.
Le gouvernement libanais condamnait les frappes «israéliennes», affirmant qu'il porterait l’affaire devant les tribunaux internationaux et le Conseil de sécurité de l’ONU.