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Palestine occupée: Des journalistes torturés systématiquement dans les prisons «israéliennes», selon une ONG

Palestine occupée: Des journalistes torturés systématiquement dans les prisons «israéliennes», selon une ONG
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Par AlAhed avec agences

La plupart des journalistes détenus depuis octobre 2023 ont déclaré avoir été victimes de torture, de violences et privés d’accès à un avocat, affirme le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Parmi les 59 correspondants interrogés, «tous sauf un ont déclaré avoir été soumis à ce qu’ils ont décrit comme de la torture, des mauvais traitements ou d’autres formes de violence», a indiqué l’organisation basée à New York dans un communiqué.

La directrice du CPJ, Jodie Ginsberg, a exhorté la communauté internationale à «agir» face à ces signalements d’abus.

«L’ampleur et la cohérence de ces témoignages révèlent une situation qui dépasse largement des comportements isolés», a-t-elle affirmé.

Le CPJ rapporte que des journalistes ont évoqué des passages à tabac, des violences sexuelles, des immobilisations prolongées dans des positions douloureuses ainsi qu’une exposition continue à de la musique assourdissante, des aboiements et des bruits de bombardements.

Ils ont également décrit des conditions de détention insalubres, un manque de soins médicaux et des privations alimentaires. Selon le CPJ, les personnes interrogées ont perdu en moyenne 23,5 kilogrammes au cours de leur détention.

L’un des journalistes, Yousef Sharaf, a témoigné que des abcès s’étaient formés sur des plaies infectées causées par des coups, et qu’un autre détenu, chirurgien de profession, avait dû pratiquer des opérations improvisées faute de soins adéquats.

Un autre prisonnier, Sami Al Sai, a attesté avoir été violé à l’aide d’objets.

Un troisième, Mohammed Al Atrash, a confié qu’avant sa libération, il lui avait été ordonné de cesser toute activité journalistique: «ils m’ont dit que si j’écrivais ne serait-ce qu’un “bonjour” sur mes réseaux sociaux, ils le sauraient».

Des journalistes derrière les barreaux

La plupart des détenus ont été placés en «détention administrative», un régime permettant leur incarcération sans inculpation pour une durée potentiellement illimitée. Aucun n’a été poursuivi en justice.

La majorité aurait également été empêchée de communiquer avec leurs avocats, selon le CPJ.

«Israël» a emprisonné un nombre croissant de journalistes depuis le lancement de son offensive contre Gaza en octobre 2023. Le CPJ a recensé au moins 94 journalistes et un professionnel des médias palestinien détenus entre octobre 2023 et janvier 2026. Au 19 février, 30 d’entre eux étaient toujours incarcérés.

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