Cheikh Qassem: La souveraineté du Liban est défendue par la résistance, et non par ceux qui sont manipulés par les États-Unis
Par AlAhed
Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé mardi le 3 février que «la souveraineté du Liban est défendue par la résistance, et non par ceux qui sont manipulés par les États-Unis», confirmant que le Hezbollah était prêt à «discuter de la manière d'affronter l'ennemi avec ceux qui croient en la résistance».
Lors de son discours à l’occasion du 33ème anniversaire de la Fondation islamique pour l’Education et l’Enseignement, cheikh Qassem a annoncé plusieurs positions concernant le dossier libanais, assurant que «nous pouvons infliger des souffrances à l’ennemi, en temps opportun».
«Sommes-nous confrontés à une occupation ou à une résistance due au déséquilibre? Devons-nous capituler face à l'occupation et renoncer à notre souveraineté et à notre territoire?», s’est-il interrogé.
Il a ajouté: «Lorsque l'ennemi ne peut pas cibler les combattants, il s'en prend aux civils, aux habitations et aux municipalités, tuant quiconque s'y oppose».
«Nous sommes dans la phase de défendre notre terre, nos droits et notre existence. Nous sommes confrontés à une agression existentielle qui cherche à nous éliminer», a-t-il déclaré, soulignant que «quand l'Occident parle de la sécurité d'Israël, il entend le Grand Israël».
Et de poursuivre: «L’ennemi occupe notre terre, et cette patrie nous appartient, à nous, à nos frères et à nos proches. Nous n’accepterons pas de céder notre terre alors qu’ils attaquent une partie de notre nation, et cela engage la responsabilité de chacun».
Cheikh Qassem a insisté que «nous devons dire non à l’ennemi autant que possible et ne pas capituler, mais au contraire l’affronter». «Le prétexte du désarmement n’est qu’une tentative pour mettre fin à notre existence».
«La souveraineté est une responsabilité nationale collective»
Il a par ailleurs indiqué que «quiconque se range du côté de l'ennemi pour nous contraindre à capituler n'agit pas d'un point de vue patriotique, car la souveraineté est une responsabilité nationale collective».
«Il ne faut pas dire qu'il y a un parti visé, une secte visée ou des zones spécifiques visées, mais plutôt qu'il s'agit d'un ciblage de la nation entière», a-t-il encore dit.
Cheikh Qassem a cependant confirmé que «nous, au Hezbollah, sommes prêts à discuter de la manière d'affronter l’ennemi avec ceux qui croient en la résistance».
S’adressant aux responsables libanais, il les a appelé à expliquer aux envoyés qu’ils ne peuvent pas faire pression sur leur propre peuple car celui-ci a offert de nombreux martyrs et blessés pour la patrie.
Concernant l’accord de cessez-le-feu, cheikh Qassem a affirmé que «le Liban n'est plus tenu de rien». «Le Quintette devrait exiger qu'Israël mette en œuvre l'accord, au lieu de faire pression sur le Liban».
Dans ce contexte, il a révélé qu’«après l’annonce du commandement militaire, ils nous ont demandé de publier un communiqué annonçant la fin de notre présence au sud du fleuve Litani. Ils voulaient obtenir une réaction de notre part, sans rien demander à Israël».
«À ceux qui nous menacent par l'ennemi», cheikh Qassem a dit: «Entre l'épée et l'humiliation, nous choisissons le martyre».
Selon lui, «la présence du Hezbollah, du mouvement Amal, des forces nationales, de segments issus de diverses sectes et de l'armée libanaise constitue un atout national capable de réaliser des succès».
Il a ensuite martelé que «l’expérience de résistance pendant 42 ans a permis d’obtenir de grands succès».
«À ceux qui nous menacent que l’ennemi peut nous infliger des souffrances, nous assurons que nous pouvons infliger des souffrances à l’ennemi, en temps opportun», a-t-il insisté.
«Nous œuvrons à la construction de l’État»
Sur le travail ministériel du Hezbollah, cheikh Qassem a affirmé: «Nos ministres travaillent pour tout le Liban, tandis que certains ministres au sein du gouvernement plongent le Liban dans la discorde, le font sombrer dans les ténèbres et agissent comme si le gouvernement était un pion entre les mains de leur parti».
«Face à cette situation difficile, nous œuvrons à la construction de l’État», a-t-il déclaré, précisant: «Nous avons contribué à l’élection du président et à la formation du gouvernement».
Le secrétaire général du Hezbollah a par ailleurs réitéré la position du parti concernant les prochaines législatives: «Nous sommes favorables à la tenue des élections conformément à la loi déjà approuvée».
Il s’est cependant félicité: «La résistance et ses partisans sont présentés comme les forces de la souveraineté et de la libération dans le monde entier, mais ceux qui revendiquent la souveraineté au Liban sont manipulés par les États-Unis».
Cheikh Qassem a de même indiqué que «certains ne veulent pas construire l'État, mais plutôt régler des comptes et se venger, et ils nous agressent par des insultes et des injures».
Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a ainsi appelé ceux qui revendiquent la souveraineté: «Œuvrons selon les principes d’honneur et de souveraineté, à savoir mettre fin à l’agression israélienne, exiger le retrait de l’ennemi des territoires occupés, libérer les prisonniers et reconstruire».
«Changez de cap et tournez-vous vers la patrie et sa souveraineté afin que nous puissions unir nos forces et que nous gagnions tous», a-t-il ajouté.
«Quiconque souhaite inscrire son nom dans les annales du patriotisme libanais doit œuvrer sur ces quatre piliers, et ensuite seulement nous pourrons nous consacrer à la stratégie nationale qui protège le Liban», a conclu cheikh Qassem.
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