Discours du secrétaire général du Hezbollah à l’occasion de la remise de diplômes aux élèves qui apprennent le Coran
Au nom de Dieu
Nous nous réunissons aujourd’hui à l’occasion de l’anniversaire de la mission du Prophète et de la cérémonie de remise des diplômes à un groupe d’élèves qui apprennent le Coran, dans le cadre de l’Association du Coran. J’aborderai aussi certaines questions régionales et internationales, pour ensuite parler de la situation politique intérieure.
La mission du Prophète a commencé le vingt-septième jour du mois de Rajab, lorsque les premiers versets coraniques ont été dictés au Messager de Dieu Mohammad.
Ces premiers versets sont le point de départ de la noble mission du Prophète, qui a commencé le vingt-sept de Rajab et a duré vingt-trois ans, treize ans à La Mecque et dix ans à Médine.
Cette mission signifie que nous sommes face au jour le plus grand de l’histoire de l’humanité, lorsque Dieu a décidé de confier à Son Messager, la mission islamique universelle, complète, pour qu’elle soit transmise aux gens et leur permette d’être clairvoyants dans leur vie, de vivre heureux, droits, justes, de jouir de toutes les qualités humaines, pour obtenir ensuite leur récompense au Jour de la Résurrection après leur départ de la vie d’ici-bas...
Cette mission du Prophète est le début du lancement du message islamique global à travers le Coran, en tant que Constitution complète qui doit régir la vie de l’homme. Cette mission est confiée au Messager de Dieu, qui est le maître des messagers et des prophètes au niveau de toute l’humanité.
Nous nous réunissons aujourd’hui dans plusieurs lieux, à Tyr, au Lycée de l’Imam al-Mahdi, dans la salle du martyr Ahmad Qassir.
A Nabatiyé, la Husseyniyé de l’Imam al-Hussein.
A Beyrouth au Complexe de l’Imam al-Mojtaba.
A Baalbeck, à la Husseyniyé du Centre culturel de l’Imam Khomeini.
Au Hermel, au Complexe de Sayyed al Chouhada.
Que signifie cette cérémonie ?
Cette mission est la voie vers la perfection. Le Messager de Dieu a dit : «Je n’ai été envoyé que pour parfaire les nobles caractères.»
Le parachèvement signifie l’accomplissement et le fait de donner les degrés les plus élevés de la perfection humaine dans l’application de la législation, dans la vie au quotidien.
L’objectif de cette noble mission, c’est d’avoir un Livre qui explique toutes les règles dont l’homme a besoin dans sa vie, qui lui montre la direction convenable à la vie humaine et lui permette d’obtenir la miséricorde de la part de Dieu, qui nous a envoyé le Messager et le message, tout en lançant un appel aux musulmans pour qu’ils s’engagent dans cette voie et sur ce chemin et pour qu’ils atteignent le niveau le plus élevé.
Cette mission est donc la voie vers la perfection humaine, vers les nobles caractères, vers la meilleure vie que l’homme puisse vivre, s’il s’engage dans les limites de ce que le Messager de Dieu nous a transmis du Seigneur des mondes, le Créateur. Celui-ci connaît mieux les intérêts de l’homme et sa vie.
De même, cette mission est aussi la voie de la vérité. Le Prince des croyants Ali a dit :
«Ainsi Dieu a envoyé Mohammad avec la vérité afin qu’il fasse sortir Ses serviteurs de l’adoration des idoles vers Son adoration, et de l’obéissance au démon vers Son obéissance, par un Coran qu’Il a expliqué et rendu parfait.»
Ainsi, nous sommes face à une voie de vérité. Aujourd’hui, l’homme est devant de multiples choix, il a besoin de raison et d’une pensée saine pour distinguer entre la passion et la rectitude, entre la réforme et la corruption. Le Coran et l’islam sont ceux qui guident l’homme vers la voie de la vérité ; Là où se trouve la législation divine, se trouve la vérité, et le message donné par le Messager de Dieu montre la voie de l’islam et celle de la vérité.
De même, cette mission prophétique est un sauvetage des âmes humaines, comme l’a dit l’Imam Khomeini.
«La mission est destinée à sauver les âmes des humains, à purifier leurs caractères et leurs âmes, les faire sortir des ténèbres, pour les diriger vers la lumière et la justice, en traçant la voie dans cette direction.»
L’homme a besoin de connaître le chemin, et que son âme soit rassurée quant au choix qu’il fait, et cela ne peut être réalisé que par l’intermédiaire du message de l’Islam grand, complet et global, que Dieu nous a envoyé par l’intermédiaire de Son Messager.
L’Imam Khamenei a dit :
«La mission prophétique a élevé la bannière de la science et de la connaissance, car si l’homme n’apprend pas, comment pourrait-il parvenir à la vérité ?»
Ce jour est donc grand, il nous ouvre les horizons du bonheur et de la vie dans la bonne voie en ce monde. Il nous donne aussi la grande récompense auprès de Dieu dans l’au-delà.
Je vous adresse mes vœux pour ce jour du lancement de cette mission, ainsi qu’à l’occasion d’Al Israee et al Maaraje.
La deuxième occasion de cette cérémonie, c’est de rendre hommage à l’Association du Coran, qui distribue des diplômes à 371 élèves qui ont appris par cœur le Coran tout entier et qui honore aussi un groupe de gagnants dans les concours internationaux organisés dans ce but. C’est aussi le trente-huitième anniversaire de la fondation de l’Association du Coran, qui a organisé depuis sa création 3712 sessions de mémorisation. Ce qui constitue une activité importante et bénie.
La mémorisation du Coran est une question essentielle, car elle remplit l’esprit de l’être humain de concepts sains et corrects. La mémorisation n’est pas uniquement requise pour la simple récitation. Elle doit être accompagnée d’une bonne assimilation des sciences du Coran, de la bonne psalmodie, de la prononciation correcte, de l’interprétation, de la compréhension et de l’application.
Ce qui m’a interpellé, c’est la présence d’une fille n’ayant pas dépassé l’âge de huit ans, parmi ceux qui ont appris le Coran par cœur. J’ai parlé avec elle et j’ai trouvé qu’elle avait des règles précises dans la pensée et une culture coranique qui influence sa manière de penser, sa performance et ses réponses, et ceci fait partie des résultats importants.
Nous encourageons la mémorisation dans un ensemble intégré, car cela produit une culture coranique, une culture de la vérité et une culture de la perfection, ce qui influence positivement la vie de l’homme.
Je remercie tous les travailleurs de l’Association du Coran pour leurs efforts, et je les encourage à faire davantage, car à travers le Coran nous ouvrons les horizons de la vie vers la réforme et la rectitude.
Ici, les frères m’ont informé d’une nouvelle concernant l’un des blessés des «bipeurs» qui, selon eux, a mémorisé durant trois mois quinze parties du Coran, et il persévère dans la mémorisation du reste. C’est extraordinaire. Certains disaient: les blessés des bipeurs ne peuvent plus rien faire. Mais on voit là qu’ils sont plus forts que leurs blessures, ils relèvent les défis, se rétablissent et accomplissent des exploits. Félicitations à ce noble frère, et à tous ceux qui travaillent dans cette direction. Si Dieu le veut, le travail de l’Association du Coran- et spécialement ceux qui seront honorés aujourd’hui- donnera des résultats positifs.
Je vais évoquer maintenant la situation en Iran et les événements de la République islamique. Que s’est-il passé ?
Trump veut intervenir dans toutes les régions du monde afin d’empêcher la vie démocratique, la vie islamique et la vie libre, et afin de confisquer les richesses, les capacités et le pétrole. Il veut aussi contrôler les peuples et leurs destinées, car nous voyons ce qu’il fait au niveau du monde entier.
Mais la particularité de la République islamique est que, depuis 1979, elle est l’étendard du droit (du vrai) : «ni orientale ni occidentale». C’est l’État indépendant qui œuvre grâce aux compétences de ses fils et de son peuple, et c’est l’État qui a soutenu la résistance honorable dans toute la région, et en particulier la résistance face à l’occupation «israélienne», qui est une tumeur cancéreuse au niveau de la région et du monde.
Les Américains tentent de punir la République islamique et de l’affaiblir ; ils ont tout fait dans ce but : la guerre, les sanctions, les verrouillages... Tout a été imposé à la République islamique depuis plus de quarante-six ans, et cela choses continue. Mais ils ont vu que ce peuple est difficile à vaincre ou à réprimer. Ils ont donc eu recours au chaos, au désordre et à la tentative de susciter des troubles, grâce aux agents du Mossad et à leurs agents qui se déplacent dans les rues, en exploitant les protestations populaires et les manifestations pacifiques dictées par les mauvaises conditions de vie. Mais ces agents tuent des hommes de sécurité, tuent aussi des manifestants, ils veulent provoquer le désordre. Netanyahu et Trump interviennent pour soutenir ces groupes sur la base de la destruction de la République islamique d’Iran de l’intérieur, afin de faire tomber le régime et de transformer l’équation de l’Iran de la résistance en une autre forme de pouvoir, sous leur administration, qui leur permet d’exploiter les richesses de l’Iran, ses compétences et ses capacités.
Ils n’y sont pas parvenus, en dépit de toutes les menaces lancées par Trump et des appels à soutenir les manifestants qui tuent, et qui ont été poussés à envahir les sièges gouvernementaux et à commettre des actes de sédition. Avec tout cela, le peuple iranien grandiose a montré sa grandeur. Il est sorti par millions et a dit sa parole. Il a alors été dit que la manifestation de Téhéran seule a regroupé trois millions d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants. Quant aux autres manifestations, elles ont aussi regroupé des millions, en particulier dans les grandes villes iraniennes, et dans tous les endroits où elles ont eu lieu.
Ces manifestations ont montré la volonté du peuple et ses demandes. A ceux qui disent que le peuple iranien a des demandes, les voici. Elles ont été exprimées par le peuple iranien. Est-il possible de comparer les millions de protestataires avec les dizaines d’agents et avec ceux qui tuent les gens, détruisent les biens publics, les mosquées, les centres des banques et des compagnies d’assurance, et détruisent aussi les propriétés privées qui appartiennent au peuple ? La comparaison est impossible.
Mais les Etats-Unis ne veulent pas d’un régime libre. Ils ne veulent pas d’un peuple qui se gouverne lui-même. Ils veulent dominer les peuples, leurs choix, leurs richesses et leurs capacités. Ils soutiennent l’occupation israélienne et veulent qu’elle s’étende dans la région. Louange à Dieu, ce peuple iranien, par sa direction sage, grandiose, inspirée, sous la direction de l’imam Khamenei, et grâce à la direction du président de la République et de tout l’appareil responsable, et grâce aux forces de sécurité et du Corps des Gardiens de la révolution, grâce à la participation active du peuple iranien dans la confrontation par la parole, la position et les manifestations dans les rues, a fait en sorte que les Etats-Unis n’ont pas pu réaliser leur projet et atteindre leur objectif de faire tomber le régime.
Nous sommes avec l’Iran, et nous considérons que l’Iran est stable et forte. Nous sommes avec l’Iran du peuple, l’Iran de la direction, l’Iran de la révolution. Et si Dieu le veut, l’Iran restera la forteresse du jihad, de la résistance, de l’indépendance et de la liberté, et l’inspiration des opprimés du monde. Ils ne parviendront pas à vaincre les millions qui se sont ralliés à sa direction et à ses choix.
Parlons maintenant du Venezuela.
Dans ce pays, le crime du siècle a eu lieu par le biais de l’enlèvement du président de la République, qui se trouvait à l’intérieur même de son pays. C’est ce qu’ont fait les Etats-Unis. Quel était le prétexte brandi pour agir ainsi ? Il n’y en a pas eu, mais les Américains veulent le pétrole du Venezuela, veulent les richesses du Venezuela. Ils veulent s’approprier toutes les capacités du Venezuela. Il y a un esprit avide qui tente d’exploiter toutes les occasions et de profiter des capacités et des compétences des autres.
Mais tout ne s’obtient pas par la force. Il n’est pas dit non plus que tout détenteur de la force a le droit de dépasser le droit international, les droits des États et les droits des peuples.
Il est devenu clair que Trump ne se contente pas seulement du Venezuela. Il veut aussi le Groenland, le Canada, Cuba. Il veut aussi contrôler les capacités de l’Union européenne, sans parler des interventions dans notre région en Asie occidentale, notamment au niveau de la Syrie et de la région, et du soutien à l’entité israélienne. Tous ces actes qu’il accomplit visent à dominer.
Quoi qu’il en soit, les Européens verront un jour que bien qu’ils applaudissent les Etats-Unis, ils n’ont aucune valeur pour eux. Ils vont découvrir que leurs États sont faibles et entraînés dans cette vague. Celui qui accompagne aujourd’hui les Etats-Unis dans leurs crimes, dans leur soutien à l’entité israélienne et dans tous les endroits du monde, paiera le prix plus tard, car ce tyran injuste ne laissera personne en dehors de son injustice, et cela conduira à des actes odieux en Europe et ailleurs.
Nous appelons à un mouvement mondial, au niveau des États et au niveau des peuples, pour dire aux Etats-Unis : «Arrêtez-vous», et pour que le peuple crie partout afin de mettre fin à cette arrogance américaine non justifiée, qui ne vise que la domination et la tyrannie. Où sont les droits des peuples ? En principe, les peuples ont des droits, qui doivent être préservés et administrés par les peuples eux-mêmes.
J’en arrive à la situation politique interne. Je vais parler de plusieurs points.
Le premier point : avec la fin de la bataille «Ouli al-Baess» le 27 novembre 2024, nous sommes devenus face à une nouvelle phase du conflit et à une nouvelle période au Liban. Ses contours ont commencé à se préciser avec l’élection du président de la République et la formation du gouvernement, et toutes les autres questions marquant le début d’une nouvelle phase.
Nous avons participé à toutes les étapes de construction de l’État avec une grande responsabilité, de l’élection du président à l’octroi de la confiance au gouvernement, jusqu’aux autres étapes accomplies — bien qu’elles soient peu nombreuses — durant cette période.
Mais la stabilité ne s’est pas réalisée au Liban en raison de l’agression israélo-américaine, et en raison de la poursuite de l’occupation, à cause aussi du poison distillé par certaines forces qui servent «Israël» et les Etats-Unis, au lieu de servir leur patrie, et qui entravent le redressement du Liban, en utilisant les médias, le mensonge, la désinformation, le non-respect des autorités et des symboles religieux, tout en déversant un flot d’insultes et d’accusations sans contrôle ni retenue.
Cela a conduit à une phase d’instabilité. L’instabilité se reflète dans tout, la relance du pays reste faible même si des réalisations ont été accomplies. Avec l’absence de stabilité sécuritaire, il ne peut exister de stabilité politique confortable, ni de stabilité économique. Et tout cela dépend de ce climat sécuritaire imposé par «Israël» et par les Etats-Unis.
Parlons du programme gouvernemental. Qu’en a-t-on appliqué ? Comment le gouvernement agit-il pour mettre en œuvre ce programme ? Et pourquoi se précipiter sur des sujets qui n’ont aucun lien avec les bases, aucun rapport avec le premier niveau de construction, aucun lien avec les priorités des gens et du pays ?
Dans le discours d’investiture, Son Excellence le Président de la République a dit :
«Je compte appeler à la discussion d’une politique de défense totale, comme partie d’une stratégie de sécurité nationale, aux niveaux diplomatique, économique et militaire, afin de permettre à l’État libanais» ( et je répète : l’État libanais) «d’en finir avec l’occupation israélienne et d’éloigner son agression de l’ensemble des terres libanaises».
Très bien, nous disons toujours : vous êtes attachés au discours d’investiture et à la Déclaration ministérielle. Ces points y figurent clairement, alors où est leur mise en application ?
L’État libanais a exécuté ce qu’il devait dans le cadre de l’accord portant sur la zone sud du Litani. Il a commencé à agir correctement, car il voulait déployer l’armée, rétablir son contrôle et être un substitut à «Israël» dans les zones qu’il occupait, sur la base que l’agression israélienne devait cesser. Quelle a été la réaction de l’autre partie ?
Zéro exécution du côté de l’entité «israélienne», zéro prévention des violations ; le mécanisme mis en place ne s’applique que contre nous. Le mécanisme surveille ce que demande «Israël» et le transmet à l’armée libanaise ou à la FINUL. La FINUL inspecte uniquement chez nous, à la recherche de n’importe quelle arme ou équipement, tandis qu’«Israël» n’a jamais été soumis à aucune obligation et aucune condition ne lui a été imposée.
Les discussions du mécanisme portent sur la confrontation interlibanaise avec la résistance et sur la confiscation des armes. Il n’y a aucun mot sur l’entité «israélienne» ni sur son retrait.
Ce qui nous amène à dire qu’il s’agit de «Zéro souveraineté nationale». Soyons clairs : où est la souveraineté nationale ? Si certains se glorifient de la souveraineté nationale, où était-elle au cours des treize ou quatorze derniers mois ? Il n’y en a pas, car l’agression continue par air, terre et mer, contre l’armée libanaise, contre les forces de l’ONU, contre le peuple, avec des morts parmi les civils, des maisons détruites, des explosions et des incursions sur le territoire libanais. Où est la souveraineté dans tout cela ?
Qui arrête «Israël» ? Que fait «Israël» ? Soyons clairs : sur le plan de la souveraineté nationale, le Liban aujourd’hui n’a aucune souveraineté. Il faudrait un programme efficace pour réaliser cette souveraineté ; c’est la responsabilité de l’État, du gouvernement et des responsables concernés.
Nous arrivons à un nouveau point, celui du désarmement que nous avons dit appartenir aux «étages supérieurs».
Mes amis, pourquoi se mentir ? Aujourd’hui, toute personne au Liban vous dira que le désarmement est une demande «israélo»-américaine. Donc si vous nous faites des conférences sur le fait que le désarmement est une affaire purement libanaise et que nous, Libanais, voulons qu’il soit réalisé, nous n’y croirons pas. Laissons donc cela de côté.
Si en tant que Libanais, vous voulez ce désarmement, pas de problème, cela fait partie «des étages supérieurs» : réalisez d’abord la souveraineté, puis prenez le désarmement que vous voulez. Mais aujourd’hui, le désarmement est une demande israélo-américaine pour encercler la résistance et la prendre pour cible. Ce n’est pas un problème libanais, c’est un problème pour «Israël».
«Israël» ne peut pas, avec la résistance et son arsenal, s’emparer des terres et construire des colonies. Peut-être peut-il occuper, mais il ne peut pas maintenir l’occupation. Si la résistance, le peuple et l’armée n’étaient pas là, «Israël» construirait les colonies sur notre territoire et s’étendrait géographiquement.
On nous dit : «le désarmement fera sortir Israël.» C’est un prétexte «israélien». Supposons que nous désarmions, ensuite que se passera-t-il ? Avec qui parlez-vous ? Croyez-vous que nous sommes naïfs ? Croyez-vous que nous ne comprenons pas ? Le désarmement pour «Israël» ne s’arrêtera jamais : ils diront toujours qu’il reste des armes ici ou là.
Lorsque viennent les émissaires, qu’ils soient étrangers, arabes ou issus du pouvoir, ils disent : «Aidez-nous, donnez quelque chose pour qu’on puisse obtenir quelque chose d’Israël.» Nous leur répondons : tout ce qui a été donné jusqu’à présent, dans l’accord et sa mise en application, tout ce qui a été réalisé au sud de la Litani, ce n’est pas un «don».
Si nous voulons coopérer et donner quelque chose, qu’obtient «Israël» en retour ? Ils disent : non, nous faisons ce que nous devons, nous donnons ce que nous voulons, et on verra si «Israël» est satisfait ou non. Moi je vous dis, il ne le sera pas. Depuis le début de l’accord, ils disent : «Donnez, patientez, offrez, voyons ce qu’Israël fera.» Personne ne s’engage à rien sur ce que devrait donner «Israël» en contrepartie.
Donc, tout don supplémentaire est inutile ; toute concession est un affaiblissement. Pourquoi donner sans obtenir quoi que ce soit en contrepartie? Le Liban ne récupère pas sa souveraineté et il ne reçoit rien en échange.
Nos armes sont dans nos mains, et nous le disons clairement : elles servent à nous défendre, à défendre notre résistance, notre peuple et notre pays.
Certains disent : vous ne défendez pas le pays. Où sommes-nous en tant que peuple ? Nous sommes le peuple de ce pays. Quand nous défendons notre peuple, nous défendons notre pays. Quand nous nous défendons, nous défendons notre pays.
Ceux qui ne veulent pas défendre le pays, qu’ils fassent ce qu’ils veulent. Mais nous défendrons nous-mêmes, notre peuple et notre pays, selon nos besoins. Nous n’imposons à personne de nous croire, mais, au moins qu’ils ne se dressent pas contre nous, qu’ils ne deviennent pas des instruments d’«Israël».
Ils disent : «Nous ne voulons pas que vous défendiez le pays.» Eh bien, nous ne leur demandons rien. Mais lorsque nous nous défendons nous-mêmes, nous défendons le pays. Si vous ne voulez pas appeler cela ainsi, ne le faites pas, mais je vous pose une question : qui garantit que, si nous n’avions pas d’armes et si nous ne nous défendions pas, «Israël» ne s’emparerait-il pas de chaque parcelle du Liban ?
Je vais donner des exemples concrets de menaces qui pèsent sur nous:
Le capitaine Chokr a été enlevé à Zahle.
Le «Mossad» a tué Mohammed Ibrahim Srour à Beit Méry, dans le Metn Nord.
Imad Amhaz a été enlevé sur la côte à Batroun.
«Israël» se déplace librement. Regardez d’où ils les ont pris : de zones permettant le débarquement d’hélicoptères, l’utilisation de bateaux ou l’accès par des agents affiliés. Les passeports étrangers sont toujours disponibles pour eux dans tous les pays. Aujourd’hui, si les forces de sécurité savent que certaines personnes viennent d’un État particulier, mais qu’elles sont israéliennes du «Mossad» avec une deuxième nationalité, personne ne les livre, ni Interpol, ni toute autre institution.
Si nous remettions les armes, ce type d’enlèvement se reproduirait partout, le meurtre continuerait. Vous vous placeriez ainsi en danger, vous et vos alliés, devenant des instruments pour «Israël» et les Américains, en servant leurs intérêts. C’est une lourde responsabilité pour quiconque pense ainsi.
Nous sommes la résistance et nous le resterons. Le Liban ne restera pas sans résistance. Le Liban s’est libéré grâce à la résistance, sans payer un prix, ni conclure un accord : qui a libéré la terre sinon la résistance ?
Je parle de la résistance, dans toutes ses composantes : Le Hezbollah, Amal, les partis libanais, tous ceux qui ont participé, toutes les factions et le peuple, tous sont partenaires. Quand je parle de résistance, je parle de tous, pas seulement du Hezbollah, car tous sont honorables et tous résistent.
Certains demandent : «Que fait la résistance ? Que fait-elle maintenant ? Est-elle responsable de protéger le pays ?»
Je réponds : L’armée protège le pays, le gouvernement protège le pays, l’État protège le pays. Tous sont responsables. Et vous ? Que faites-vous pour protéger le pays ?
Ils disent : «C’est à cause de vous qu’Israël est venu.» Non, c’est à cause d’«Israël» que nous sommes devenus une résistance. Changez votre façon de penser et comprenez la réalité.
Qui protège ce pays, cette communauté, ces combattants, ces familles honorables si la résistance n’avait pas d’armes ? Quel rapport avec les «Israéliens» ? Ils sont occupants, pourquoi entrent-ils chez nous ? Pourquoi veulent-ils occuper notre pays ? Nous n’acceptons pas cela : notre compréhension doit être claire.
Aujourd’hui, l’armée libanaise voulait superviser les maisons à démolir à Mishghara et à Sahmar dans l’Ouest Bekaa : «Israël» a refusé. «Israël» veut détruire et ne veut pas inspecter pour des armes.
Les assassinats ont eu lieu à Nabatiyeh, à Tyr, à Naqoura, à Bint Jbeil, à Nabi Chit, au Hermel : partout on tue, partout on détruit, partout on envahit. Alors comment peut-on nous demander d’abandonner nos armes ? Même si nous gardions le silence, Israël ne resterait pas tranquille.
«Israël» est soutenu par l’Amérique. La tyrannie règne et l’idée est la suivante : «Voici l’occasion de s’approprier le Liban.» La Syrie est devant vous : que se passe-t-il là-bas ? Au grand jour, le ministre des Affaires étrangères israélien et Netanyahu lui-même déclarent que le Mont Hermon est israélien. Le Golan ? C’est ancien. Aujourd’hui, ils imposent ce qu’ils veulent, car personne ne les affronte ni ne leur dit non. Vous pouvez dire : peut-être quelqu’un le fera-t-il dans le futur. Oui, le futur viendra quand la résistance sera présente, quand nous serons unis nationalement, quand nous nous soutiendrons, quand nous réaliserons d’abord la souveraineté.
«Israël» ne peut pas rester au Sud, ni dans les zones occupées. Sans la résistance, «Israël» aurait établi des colonies depuis longtemps. Aujourd’hui, «Israël» veut légitimer la zone tampon, mais il ne peut pas le faire tant que la résistance et les armes existent.
Ne nous dites pas : «Ne défendez pas.» Nous ne cédons pas, nous ne plaçons pas l’avenir de nos enfants ni de notre pays entre leurs mains ou celles de leurs maîtres. Soyons clairs : l’agression contre les hommes et les biens ne peut pas continuer, et notre défense est légitime à tout moment. Personne ne peut nous demander : «Pourquoi vous défendez-vous ?» Car le droit de défense est légitime et garanti pour nous à tout moment.
Un autre point : ce qui se passe aujourd’hui au Sud et dans tout le Liban est une agression israélienne visant à s’emparer du territoire et à détruire la résistance. L’agression israélo-américaine est sans limite. Nous espérons que le Quintette (la France, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Egypte) fera pression sur «Israël» au lieu de le faire sur le Liban. Avez-vous demandé à «Israël» d’arrêter son agression ? Allez, aidez le Liban si vous voulez contribuer à ce processus.
Unissons-nous, nous, les Libanais : avec notre unité, nous pouvons arrêter l’agression. Soyez assurés : quand nous sommes un peuple uni face à l’ennemi israélien, et que nous décidons de vivre ensemble et de nous protéger mutuellement, l’ennemi ne pourra pas atteindre ses objectifs.
Aucun d’entre nous ne doit devenir un instrument pour tuer les autres, en se disant que c’est ainsi qu’il peut survivre. Cela ne se produira pas au Liban. Cette résistance est l’une des plus honorables et réfléchies au monde : elle a agi avec sagesse, a construit des relations avec l’État libanais, le peuple et les différentes forces du pays. Elle a exécuté un accord et elle a transféré la responsabilité à l’État libanais de manière calme et ciblée, sans confrontation directe.
Elle a facilité le déploiement de l’armée libanaise. Comment appelons-nous cela ? Une résistance raisonnée, une résistance sage. La sagesse consiste à ne rien donner à «Israël», et à ne pas faire des concessions gratuitement. La sagesse consiste à savoir comment préserver notre pays, notre force, et agir de manière à être unis et coopératifs.
Grâce à Dieu, certains responsables étatiques et certaines forces politiques agissent avec prudence et intelligence. Cette résistance au Liban est raisonnée, sage, courageuse, prête au sacrifice et patriote.
Nous disons toujours : poussez-les à arrêter l’agression, poussez «Israël» à se retirer, libérez les prisonniers et les détenus, puis parlons de reconstruction. Nous sommes prêts à discuter de la stratégie de défense, en nous engageant à appliquer le discours d’investiture du président, à mettre en œuvre la Déclaration ministérielle et à coopérer avec le gouvernement.
Le dernier point : nous faisons partie d’un peuple généreux, prêt à donner. Ces gens ont perdu leurs enfants, ont perdu leurs maisons et leurs moyens de subsistance. Ils ont subi le déplacement et l’exil, et ils continuent à donner. Ce peuple a donné «le sayed des martyrs de la nation», sayyed Hassan Nasrallah, qui vaut le monde entier pour nous. C’est un symbole de sacrifice et de générosité, un symbole de la dignité, la morale, c’est un roc de stabilité. Lui, sayed Hachem et tous ceux qui sont tombés pour la cause de Dieu.
Parmi ce peuple, il y a des prisonniers, des blessés qui surmontent leur douleur et restent déterminés sur le terrain. Nous sommes fiers d’appartenir à ce peuple.
Ô peuple libanais résistant et fier ! Nous sommes fiers de faire partie de ce peuple et de cette résistance, qui restera fière et la tête haute, malgré les infidèles et les hypocrites. Soyez assurés que nous sommes prêts à fournir encore plus de sacrifices et à rester au plus haut niveau de dignité. Un peuple qui offre des martyrs, qui meurt, rejoint la miséricorde de Dieu.
Parmi nos grandes figures, Sayed Jaafar Kassir, lui-même père des cinq martyrs, dont le père des opérations martyres, Ahmed Qassir, et il est toujours prêt à donner et à offrir encore davantage. Ce peuple est invincible. Nous ne craignons ni la mort ni les menaces. Nous sommes prêts à tout pour la terre, qui sera libérée, et nous ne serons pas vaincus. «Israël» et ses alliés n’obtiendront pas ce qu’ils veulent, et le temps le confirmera.
Je vous le dis : malgré toutes les pressions et les difficultés, nous continuerons à travailler pour construire l’État. Aujourd’hui, nous préparons les élections législatives, nous avons formé le comité central dans ce but, nommé un responsable central et mis en place une structure organisée. Nous travaillons depuis trois mois pour les élections et nous appelons à ce qu’elles se tiennent à la date prévue selon la loi actuelle.
Nous avons également un comité spécialisé qui suit la loi sur la restitution des fonds des déposants, afin que les entités corrompues et les cartels financiers corrompus ne contrôlent pas tout dans ce pays.
J’appelle le gouvernement libanais à finaliser la question de l’échelle des grades et des salaires, pour qu’elle soit décidée par étapes, afin que le peuple respire et que les choses soient sur la bonne voie.
Félicitations à tous les musulmans et à tous les opprimés du monde pour le jour de la Mission du Prophète et j’adresse aussi mes félicitations aux lauréats qui ont mémorisé des parties du Coran jusqu’au Coran complet, et que Dieu leur accorde davantage de succès.
Que la paix de Dieu soit avec vous.
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