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Discours du secrétaire général du Hezbollah à l’occasion du sixième anniversaire du martyre de hajj Qassem Soleimani

Discours du secrétaire général du Hezbollah à l’occasion du sixième anniversaire du martyre de hajj Qassem Soleimani
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Au nom de Dieu

Aujourd’hui c’est le sixième anniversaire du martyre du grand chef hajj Qassem Soleimani. Nous commémorons ensemble cet anniversaire et nous parlerons du martyr et de ses frères en général, ainsi que de la situation politique. Mais nous commençons par le grand événement que nous célébrons aujourd’hui, à savoir le 13 du mois de Rajab, date de la naissance du Commandeur des croyants Ali Ben Abi Taleb. Cette naissance a donné à l’humanité de très nombreux apports. Lorsqu’on mentionne l’imam Ali, deux choses viennent immédiatement à l’esprit : la première, c’est son ascétisme, et la seconde, c’est la justice qui l’a rendu si célèbre.

L’imam Ali a œuvré sur la voie de la vérité

L’imam Ali est un ascète et il a dit : «Sachez que votre Imam s’est contenté de ses deux vêtements pour sa vie d’ici-bas, et de ses deux galettes pour sa nourriture. Vous ne pouvez sans doute pas faire cela, mais aidez-moi par la piété, l’effort, la chasteté et la rectitude.» Et il est le juste qui a réparti les biens de la Maison des musulmans de manière égalitaire, et il est celui qui a destitué les gouverneurs qui étaient des corrupteurs, et qui a dû supporter de nombreuses difficultés durant les cinq années de son pouvoir, à cause de sa justice et de son attachement à Dieu. Il œuvrait sur la voie de la vérité.

Le prophète Mohammad a dit à son sujet: «Tous ceux qui me suivent doivent considérer que Ali est leur... O Dieu, sois l’allié de celui qui le suit, sois l’ennemi de celui qui est le sien ; accorde la victoire à celui qui le soutient, et abandonne celui qui l’abandonne... »

Louange à Dieu qui nous a gratifiés du Commandeur des croyants, Ali.

Le martyr Soleimani est un homme du terrain

Parlons maintenant de hajj Qassem Soleimani, ce grand chef. Il est né dans la province de Kerman, et il a rejoint les Gardiens de la Révolution islamique en 1980, c’est-à-dire qu’il a été parmi les premiers à rejoindre les Gardiens après la victoire de la Révolution islamique en 1979, et il a rapidement gravi les échelons dans différents postes en raison de ses qualités particulières.

Hajj Qassem possédait une compétence militaire remarquable, et une grande capacité administrative. Il était constamment dans l’étude, la connaissance, l’entraînement et la formation. Il a participé au front de la Défense sacrée dans l’affrontement qui a duré huit années entre l’Iran et l’Irak. Il possédait une conscience politique stratégique, il réfléchissait à toutes les dimensions des questions posées et il analysait les positions militaires à la lumière de la vision stratégique. Il était un homme du terrain, il se trouvait toujours partout où la situation l’exigeait. Ce n’est pas un commandant assis derrière un bureau ou à distance. Il était toujours sur le terrain, il s’élançait avant ceux qui le faisaient et il planifiait ses actes en se basant sur la géographie et sur la vision directe. Courageux et audacieux, il était très porté sur la lecture. Je me souviens d’une anecdote avec lui : j’avais écrit le livre «Le Lieutenant de Dieu» et je le lui avais offert. Deux semaines plus tard, je l’ai rencontré. Il a commencé à discuter avec moi du contenu du livre. Je lui ai dit : «Vous l’avez lu ?» Il a répondu : «Je lis toujours durant me temps libres.» Et ainsi de suite… Il se préoccupait des conditions des combattants, et il s’intéressait à leur situation sociale. Il a été blessé plusieurs fois à cause de sa participation à des combats divers.

Dans ce contexte, il faut rappeler que sayyed Nasrallah a donné son âme, sa vie, son fils et tout ce qu’il possède en offrande à Dieu pour la cause de la Palestine. Avec les martyrs purs, avec les gens, avec tous les sacrifices que nous voyons influents dans notre vie et que nous voyons influents dans notre région.

Il est nécessaire de saluer le Yémen, ce modèle de soutien au droit, avec courage et sacrifice. Il faut aussi saluer l’Irak, qui a beaucoup contribué dans ce sens, par l’amour et le don.

Donc, toutes ces scènes et tous ces acteurs ont constitué en réalité l’axe du mouvement du martyr Qassem Soleimani. Il est un modèle pour les dirigeants et pour ce parcours. Nous l’avons perdu parmi nous, mais il a gagné la médaille du martyre dans l’affrontement contre le tyran américain et le criminel sioniste.

Et je dis à hajj Qassem: nous continuons, vos bien-aimés continuent, vos fils enfants continuent, les peuples de la région continuent. Et par conséquent, votre sang nous a donné un élan supplémentaire. Si l’ennemi pense qu’en vous tuant il peut arrêter cet élan, il se trompe beaucoup. Cet élan continue par la grâce de Dieu.

Ici, il faut mentionner le grand martyr Abou Mahdi al-Mouhandes, qui accompagnait toujours le martyr Qassem Soleimani.

Abou Mahdi al-Mouhandes est une personnalité irakienne croyante, porteuse d’un message, distinguée ; sa biographie est à sa mesure, très grande. Son rôle a été central dans l’expulsion de «Daech» d’Irak. Et il a eu un rôle central dans la fondation du Hachd al-Chaabi et dans la force qui s’est développée à l’intérieur de l’Irak bien-aimé. Et c’est ainsi que l’Irak a pu faire tomber le projet de l’État de «Daech».

Bien sûr, parce que cette chute de «Daech» est la chute d’un projet américain, les Etats-Unis ont visé le martyr Qassem Soleimani et le martyr Abou Mahdi al-Mouhandes, car ils voulaient protéger ce qu’ils avaient créé. Comme Clinton l’a mentionné : ce sont eux qui ont contribué à fonder «Daech». Ils ont donc agi pour défendre «Daech» et pour assurer la chute du projet opposé. Mais si Dieu le veut, par le don du sang du martyr Abou Mehdi al-Mouhandes et celui du martyr Qassem Soleimani cette cause se poursuivra.

Ici, et pour mémoire et par fidélité, il faut évoquer les martyrs du Corps des Gardiens de la Révolution islamique parmi les dirigeants qui sont morts au Liban, en Syrie, en Palestine et dans cette région :
Le martyr sayyed Abou Ali Hijazi,
Le martyr sayyed Reda al-Moussawi,
Le martyr Hajj Abou Mehdi Zahidi,
Le martyr Abbas Nilforouchan,
Le martyr Mohammad Said Izadi (Hajj Ramadan).
Et à cette même occasion, le mouvement Hamas a annoncé les noms de ses cinq grands dirigeants martyrs, eux aussi sont morts dans cette ligne, dans ce don et sur la route d’al-Qods (Jérusalem).

Je mentionne les martyrs bénis du Hamas :
Le martyr Mohammad al-Sinouar, chef d’état-major,
Le martyr Abou Obeïda Houdayfa al-Kahlout,
Le martyr Mohammad Chabana,
Le martyr Hakam al-Issa,
et le martyr Raed Saad.

Et nous célébrons aussi le quarantième jour du martyr sayyed Abou Ali al-Tabatabaï.

C’est un groupe de martyrs qui ont donné, offert et se sont beaucoup sacrifiés sur cette voie.
Mais la question centrale reste la suivante: Ils ont fait leurs sacrifices et l’affaire en est restée là ?
Et le fait de les tuer a-t-il placé notre parcours dans une situation de confusion ?
Jamais ! Notre parcours continue, il reste fort et il prend un nouvel élan et, si Dieu le veut, il sera encore plus fort.

Aux âmes des martyrs Qassem Soleimani, d’Abou Mahdi al-Mouhandes et de tous les autres que nous avons mentionnés dans toutes les arènes, et de ceux que nous n’avons pas mentionnés, à leur tête, le maître des martyrs de la nation, sayyed Hassan Nasrallah, nous dédions la prière al-Fatiha.

Je passe au dossier politique et je vais évoquer trois points :

Premièrement : l’arrogance mondiale, représentée par la Grande-Bretagne et la France, puis après cela par l’Amérique et d’autres États en Occident, a planté «Israël» dans notre région, pour des objectifs expansionnistes, culturels, économiques, sociaux et politiques.
C’est-à-dire que l’entité «israélienne n’est pas simplement une surface géographique ; l’entité «israélienne» est une implantation culturelle et civilisatrice, en relation avec le changement de la façon de penser et comprenant le contrôle de l’économie et la mainmise sur les générations futures.
Tout cela est partie intégrante du projet de l’implantation d’«Israël», qui est destiné à être le bâton lorsqu’on en a besoin et l’entité qui diffuse ses idées et ses convictions lorsqu’on n’a pas besoin du bâton.

A la fin de la Première Guerre mondiale, cette entité a commencé à être fondée par la Grande-Bretagne. Et ce point géographique qu’ils ont choisi dans notre région est un point sensible, influent et important. C’est pourquoi il a d’ailleurs été choisi.

À cette période, après la fondation de l’entité «israélienne en 1947, l’Iran du shah jouait le rôle du gendarme dans le Golfe, et il faisait peur à toute la région du Golfe.
Il fallait donc une relation entre le shah et «Israël» pour renforcer cette entité, et parce que les objectifs étaient les mêmes entre les Etats-Unis et le shah.
Cette situation est restée telle quelle au cœur de la région du Golfe pendant une longue période, jusqu’à ce que la révolution islamique triomphe sous la direction de l’imam Khomeiny.

Lorsque la révolution islamique a triomphé en 1979, le tableau a complètement changé.
L’Iran n’était plus dans le giron de l’Amérique, et l’Iran n’était plus allié à «Israël». Au contraire, le slogan pratique alors brandi était le suivant : «Ni orient ni occident», pas d’appartenance aux Etats-Unis et pas d’appartenance à l’Union soviétique.

Ainsi, l’imam Khomeini a pu ouvrir la voie à l’Iran vers l’indépendance, la performance et le rayonnement, en lui donnant une stature loin des équations de domination orientale ou occidentale.

Avec l’existence de la République islamique, la porte de la résistance s’est ouverte, la porte du soutien aux droits des peuples s’est ouverte, ainsi que celle de l’appui à la cause palestinienne, dans toute son éclatante vérité et au recouvrement des droits palestiniens.

Vous savez qu’en 1978, c’est-à-dire un an avant le triomphe de la révolution islamique, les accords de Camp David avaient été conclus.
Et on pouvait normalement supposer que toute la région se dirigeait vers la capitulation totale et l’octroi à «Israël» de ce qu’il voulait.

Avec l’arrivée de la révolution islamique, une limite a été posée. «Israël» n’a pas pu continuer sur cette voie, les Etats-Unis non plus.
Le soulèvement des peuples a commencé par le biais de la résistance, et le soutien de la République islamique a eu un impact très important dans la région.

Bien sûr, les peuples de la région sont tous avides d’indépendance, avides de liberté et soucieux de la libération de la Palestine.
C’est pourquoi la résistance a pris une dimension dans notre région, et particulièrement en Palestine et au Liban, et c’est cela qui a été le plus marquant.

Lorsque nous voyons les positions, on dit ainsi qu’il y a une similarité dans les positions entre le Hezbollah et la République islamique, entre la résistance palestinienne et la République islamique, et entre toute faction ou tout État et la République islamique, où est le problème ? Il y a effectivement des points communs entre ces positions.
Est-ce que cela nuit au patriotisme ?
Non, cela ne nuit pas au patriotisme. Car le patriotisme ne peut pas être séparé du nationalisme, ni du contexte international.

Autrement dit, toute entité, tout pays, toute faction, toute association, toute institution dans n’importe quel endroit du monde, dans n’importe quelle patrie du monde a des points communs avec d’autres, des points de rencontre, des éléments de ressemblance, des idées communes.
Il y a quelqu’un qui accepte de soutenir cette orientation et c’est ainsi que naissent des relations patriotiques, nationales, internationales.
C’est pourquoi notre relation, à nous, avec l’Iran est très naturelle, parce que cette conformité entre nous existe.

Aujourd’hui, l’arrogance mondiale s’aligne avec ses agents, et par conséquent elle cherche à mettre la main à l’échelle mondiale sur les États, les nationalismes, les patries. Au lieu que l’on vienne à elle pour défendre les causes nationales, c’est elle qui vient à eux pour imposer ses conditions, ses convictions et ses objectifs. Voilà la première chose.

Deuxièmement : Le fait que les visions se croisent a permis à chaque groupe de l’axe de la résistance de répondre à ses besoins et à ses exigences. Aujourd’hui, le Hezbollah agit avec l’Iran, coopère avec l’Iran et reçoit le soutien de l’Iran. Très bien, qu’est-ce qu’Iran a obtenu en échange de ce soutien ? Rien. L’Iran ne soutient pas les parties pour obtenir des profits sur le plan économique, politique ou culturel. Non, il y a un projet, qui croise celui de l’Iran sur les plans éthique et humain, sur le plan de l’indépendance et de la libération de la Palestine. Tous les axes, toutes les perspectives culturelles et politiques se rejoignent ainsi sur ces points.

Mais il n’y a aucun objectif iranien particulier, visant à tirer un profit précis.

On pourrait dire : «D’accord, s’il n’y a pas d’objectifs, quel bénéfice l’Iran trouve-t-il dans cela ?» L’Iran bénéficie du fait que lorsque l’environnement régional entier partage ces convictions, cela crée une atmosphère positive pour la coexistence et pour la coopération entre ces pays, et les populations vivent dans la stabilité et la sérénité.

Pendant ce temps, que fait l’arrogance, qu’il s’agisse de la tutelle américaine ou arabe ? Elle intervient dans l’économie, dans la politique, nomme les responsables, exerce des pressions pour changer les convictions et elle s’immisce dans le domaine culturel. En réalité, le colonialisme et les États qui interviennent dans notre pays le font pour leurs propres intérêts, et non pour nous.

Si nous comparons l’Iran avec les autres États qui interviennent ou l’ont fait au Liban, nous voyons que ces pays agissent pour leurs intérêts économiques, politiques, sociaux et culturels, voire pour changer l’orientation générale des Libanais. Tandis que la République islamique, n’a jamais cherché à changer l’orientation dans aucun domaine.

Nous croyons en la résistance contre l’entité israélienne, nous croyons que l’Amérique est tyrannique et cherche à nous attaquer, nous croyons que nous devons être forts et que notre pays doit être libéré. Et eux nous disent : «Nous sommes d’accord avec vous, nous sommes prêts à vous soutenir.» Nous avons reçu de l’Iran sans que l’Iran ne prenne rien de nous, tandis que les autres imposent leur tutelle !

Le Hezbollah agit selon sa foi et selon l’intérêt qu’il estime approprié. Lorsque quelqu’un demande : «Sur quelle base agissez-vous ainsi ? Pourquoi êtes-vous dans la résistance ? Pourquoi avez-vous ces convictions et agissez-vous ainsi ?» Chacun agit selon sa foi et selon l’intérêt qu’il estime justifié.

Le Hezbollah agit selon sa foi et selon l’intérêt qu’il voit dans le choix de la résistance, la construction d’un État capable et juste, et au service des populations. La résistance est une question de foi et d’intérêt, tout comme la lutte contre la corruption et le refus de l’occupation.

Nous sommes fiers de notre relation avec l’Iran, qui nous a donné sans rien prendre, tandis que la honte totale revient à ceux qui se soumettent à la tutelle américaine et lui sont soumis. La honte revient à ceux qui justifient le droit d’«Israël» à l’occupation, qui justifient ses prétextes, qui ne demandent pas son retrait et ne font pas pression pour arrêter son agression. La honte revient à ceux qui ne soutiennent pas, même médiatiquement, nos frères en Palestine, alors qu’ils se précipitent pour condamner le moindre incident avec un puissant ou un des tuteurs du Liban...et pour soutenir ces derniers.

Troisièmement, nous voulons, en tant que Hezbollah, un Liban souverain, libre et fort.
Nous le voulons souverain, étendant sa souveraineté sur tout le territoire libanais, en particulier sur le Sud.
Nous le voulons libre dans les choix culturels, politiques et sociaux de ses enfants, sans ingérence extérieure.
Nous le voulons indépendant, non soumis à une tutelle étrangère ou arabe, quelle qu’elle soit.
Nous le voulons fort et efficace, avec une administration solide, un système de gouvernance, des institutions fortes et cohérentes, et une armée puissante.

Comment atteindre ces objectifs ? Selon nous, il faut :

  1. Appeler au dialogue et au consensus et affirmer l’unité nationale face aux ennemis. Cette unité n’est pas affectée par les divergences internes dans le cadre de la Constitution et des lois. L’unité ne signifie pas que nous pensons tous de la même manière, mais au moins que nous affrontons un ennemi unique. Dans le pays, nous pouvons différer sur certains points, mais c’est que la Constitution et les lois qui doivent trancher.
  2. Donner la priorité à la cessation de l’agression, au retrait israélien, à la libération des prisonniers et à la reconstruction, puis discuter de la stratégie nationale pour savoir comment protéger le pays et le construire pour l’avenir.
  3. Appeler au maintien des élections législatives à la date prévue.
  4. Assurer la restitution des fonds des déposants, et faire en sorte que les lois garantissent que le déposant récupère pleinement ses droits.
  5. Equiper l’armée libanaise pour qu’elle puisse être une armée nationale défendant contre le territoire contre tous les ennemis, en plus de ses missions contre les trafiquants, les voleurs, les collaborateurs et ceux qui perturbent la sécurité nationale.
  6. Garantir l’équité pour les employés du secteur public afin que l’administration puisse fonctionner efficacement.

Enfin, le niveau de sacrifices consenti par hajj Qassem, hajj Abu Mahdi al-Mouhandes, le sayyed des martyrs de la Oummah, sayyed Hassan, et tous les autres martyrs, ce niveau de sacrifice atteint le plus haut degré de distinction divine, le martyre, ainsi que le plus haut degré de mérite en patriotisme et souveraineté, chacun selon leur rôle, et le plus haut niveau d’appréciation de la fidélité pour la cause de Dieu.

En conclusion, nous adressons nos condoléances et nos félicitations pour le martyr Qassem, le chef des martyrs de la Oummah, Abou Mahdi al-Mouhandes, et tous les martyrs d’Iran, de Palestine, du Liban, du Yémen, de l’Irak et de tous les lieux de confrontation et de sacrifice.

À leurs âmes, nous dédions la prière al-Fatiha.

Que la paix et la miséricorde de Dieu soient avec vous.

 

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