Cisjordanie occupée: L’UE et huit pays musulmans condamnent les mesures «israéliennes»
Par AlAhed avec sites web
L’Union européenne «condamne» les mesures récemment annoncées par «Israël» pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, a indiqué lundi 9 février un porte-parole. Ces mesures constituent «un nouveau pas dans la mauvaise direction», a déclaré Anouar El Anouni devant la presse, rappelant que l’occupation de la Cisjordanie était «illégale» au regard du droit international.
«Israël» a annoncé dimanche soir que son «cabinet de sécurité» avait approuvé une série de décisions devant «modifier fondamentalement la réalité juridique et civile» en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par «Israël» depuis 1967.
Parmi les décisions approuvées par le «cabinet de sécurité israélien», les réglementations datant de l’époque où la Jordanie administrait la Cisjordanie et qui interdisaient aux juifs d’acheter des terres doivent être supprimées. La présidence palestinienne condamne ces décisions
Un peu plus tôt, dans un communiqué, les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, d’Égypte, de Turquie, du Qatar, de Jordanie, des Émirats arabes unis, d’Indonésie et du Pakistan ont «fermement condamné les décisions et mesures israéliennes illégales visant à imposer une souveraineté israélienne» sur la Cisjordanie. Ils ont dénoncé l’imposition «d’une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien».
Emprise étendue
D’après un communiqué «israélien», les réglementations datant de l’époque où la Jordanie administrait la Cisjordanie, avant 1967, et qui interdisaient aux «Israéliens» d’acheter des terres doivent être supprimées. D’autres mesures permettent à «Israël» d’administrer certains sites religieux, même lorsqu’ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU alerte sur l’aggravation de la discrimination et de la ségrégation en Cisjordanie, évoquant une situation qui s’apparente à un «système d’apartheid».
«Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d’Israël et enterrons l’idée d’un État palestinien», a déclaré Bezalel Smotrich, figure de «l’extrême» droite, lui-même colon et partisan d’une annexion de la Cisjordanie, également chargé des «ffaires civiles au «ministère de la Guerre». La présidence palestinienne à Ramallah a condamné ces décisions, affirmant qu’elles visaient à «approfondir les tentatives d’annexion de la Cisjordanie occupée».
Hors al-Qods-Est (Jérusalem-Est), occupée et annexée par «Israël», quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500 000 «Israéliens» installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies «israéliennes» en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l’ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies.
