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Cheikh Qassem: L’ingérence US et l’agression «israélienne», principaux obstacles à la stabilité au Liban et dans la région

Cheikh Qassem: L’ingérence US et l’agression «israélienne», principaux obstacles à la stabilité au Liban et dans la région
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Par AlAhed

Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé samedi le 17 janvier que l’ingérence américaine et l’agression «israélienne» constituaient les principaux obstacles auxquels sont confrontés le Liban et la région.

Lors de son discours à l’occasion de l’Aïd al-Mabaath, cheikh Qassem a accusé le président américain Donald Trump de vouloir «s’ingérer dans toutes les régions du monde pour empêcher la vie démocratique et religieuse et contrôler la vie des gens».

Sur la situation en Iran, cheikh Qassem a indiqué que «les ennemis cherchaient à affaiblir la République islamique d’Iran depuis plus de 46 ans, les récentes émeutes visaient à modifier l’équilibre de l’Iran résistant».

«Ils ont eu recours aux émeutes et au chaos et à des agents du Mossad et des États-Unis, exploitant les manifestations pacifiques contre la situation économique», a-t-il dit.

Et de poursuivre: «Depuis 1979, l’Iran est un État indépendant qui fonctionne grâce aux compétences de ses citoyens et qui a soutenu la résistance honorable, en particulier la résistance contre l’occupation israélienne».

Cheikh Qassem a par ailleurs salué «le grand peuple iranien», qui «est descendu dans la rue par millions» ; «les manifestations ont clairement exprimé ses revendications».

«Les USA ne veulent pas un régime libre, ils veulent contrôler les choix et les capacités du peuple et soutenir l’occupation afin de pouvoir étendre son influence dans la région», a-t-il révélé, soulignant que «le peuple iranien, grâce à ses dirigeants sages et éclairés, a su déjouer les plans américains».

Le secrétaire général du Hezbollah a réaffirmé: «Nous sommes solidaires de l’Iran, de son peuple, de ses dirigeants et de sa révolution, nous le considérons comme inébranlable et fort».

Concernant les évènements au Venezuela, cheikh Qassem a estimé que «Trump convoite les ressources et le pétrole du Venezuela et souhaite l’annexer aux États-Unis».

«L’agression américaine contre le Venezuela reflète esprit avide qui cherche à abuser de son pouvoir et à violer les droits des peuples et des nations», a-t-il réitéré.

Il a cependant appelé à «un mouvement mondial, réunissant nations et peuples, pour dire aux États-Unis: Arrêtez!».

Sur le dossier libanais, cheikh Qassem a indiqué qu’«avec la fin de la bataille d’Ouli al-Baas (bataille des Vaillants), nous sommes confrontés à deux réalités: une nouvelle phase de conflit et une nouvelle ère pour le Liban».

Et de souligner: «Nous avons participé avec un grand sens des responsabilités à toutes les initiatives de l’État, mais la stabilité au Liban n’a pas été atteinte en raison de l’agression israélienne persistante et de ceux qui sèment la discorde».

«Sans stabilité sécuritaire, la stabilité politique est impossible, quels que soient les progrès accomplis», a-t-il insisté.

Dans ce contexte, cheikh Qassem a souligné que «dans cette nouvelle phase, après la Bataille des Vaillants, l’État est désormais responsable de la sécurité du Liban et de son peuple».

Et d’expliquer: «L’État libanais a appliqué l’accord du cessez-le-feu, contrairement à Israël. La mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu est une condition de la nouvelle phase, le Liban a rempli ses obligations, la résistance a été efficace, puisqu’aucune violation n’a eu lieu du côté libanais. L’accord de cessez-le-feu ne comporte pas de phases, il est soit appliqué, soit non appliqué».

Cheikh Qassem a par ailleurs martelé que «la résolution 1701 est une affaire libanaise pure, tout comme le monopole des armes et la stratégie de sécurité nationale», précisant que «l’incapacité à construire un État est due à l’agression américano-israélienne, au cartel financier et politique et au groupe soumis à l’hégémonie américaine».

Dans un autre volet de son discours, son Eminence a critiqué le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, qui agit selon lui «en dehors du cadre politique de l’État et du gouvernement actuel».

«L’absence de ministre libanais des Affaires étrangères paralyse la diplomatie. Le ministre des AE instrumentalise la paix civile, incite à la sédition et s’oppose au gouvernement actuel, au peuple libanais et à la résistance», a-t-il accusé, soulignant que «le gouvernement libanais porte la responsabilité de ce dysfonctionnement, incarné par ce ministre des AE».

«Cette responsabilité peut être assumée soit en remplaçant le ministre, soit en le réduisant au silence, soit en l’obligeant à se conformer à la politique du Liban», a-t-il conseillé.

Cheikh Qassem a ensuite indiqué que «le Liban est confronté à la corruption, à la soumission et à l’agression».

«Si la résistance et ses soutiens ne sont pas protégés, la situation au Liban ne s’améliorera pas», a-t-il alerté.

Et d’ajouter: «Quiconque considère le monopole des armes comme une nécessité s’attaque à un aspect crucial de la construction de l’État. Souveraineté et libération sont les piliers de la construction de l’État».

Concernant le cessez-le-feu conclu entre «Israël» et le Liban, cheikh Qassem a affirmé que «l’État a rempli ses obligations au titre de l’accord concernant le sud du Litani», mais c’est l’entité sioniste «qui n’a rien mis en œuvre dans le cadre de cet accord».

«Le mécanisme du cessez-le-feu et la FINUL appliquent les demandes d’Israël», a-t-il déclaré, soulignant que «le Liban n’a aujourd’hui aucune souveraineté nationale».

Dans ce contexte, cheikh Qassem a mis en garde que «la discussion sur le monopole des armes ne devrait avoir lieu qu’après l’établissement de la souveraineté, car il s’agit d’une exigence israélo-américaine visant à encercler la résistance».

«Sans l’équation tripartite résistance, peuple et armée libanais, Israël construira des colonies», a-t-il indiqué.

«Nos armes sont pour nous défendre, défendre notre résistance, défendre notre peuple et défendre notre patrie. Qui peut garantir que si nous n’avons pas d’armes, Israël ne violera pas toute zone du territoire libanais?», s’est-il toutefois interrogé.

Le secrétaire général du Hezbollah a pour l’énième fois insisté: «le Liban ne restera pas sans résistance, vous n’arriverez jamais à nous désarmer».

«Nous sommes devenus un mouvement de résistance à cause d’Israël, et non l’inverse. L’armée, le gouvernement et l’État sont responsables de la protection de la patrie», a-t-il ajouté.

Cheikh Qassem a cependant dénoncé: «Comment pouvez-vous exiger que nous déposions les armes pour qu’Israël cesse ses attaques? Israël ne le fera pas. Israël déclare ouvertement que le mont al-Cheikh (Hermon) est israélien, sans la résistance, Israël aurait construit des colonies au sud du Liban».

Il a également promis que «l’agression contre les personnes et les biens ne peut plus durer». «Notre défense est légitime en toutes circonstances et la poursuite de ces attaques est inacceptable».

Cheikh Qassem a par ailleurs réaffirmé que «cette résistance est parmi les plus honorables au monde».

Et de détailler: «Cette résistance a agi avec sagesse et a su nouer des relations avec l’État, le peuple et diverses forces au Liban, facilitant ainsi le déploiement de l’armée libanaise sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré. Elle est rationnelle, courageuse, sage et altruiste. La résistance rationnelle n’est pas celle qui fait des concessions à Israël, mais celle qui préserve notre force».

Cheikh Qassem a ensuite rappelé que «le Hezbollah fait partie d’un peuple généreux qui a offert en sacrifice des prisonniers et des blessés pour défendre sa dignité et sa fermeté, nous en sommes fiers». «Nous sommes prêts à de nouveaux sacrifices, nous maintiendrons notre dignité».

Le secrétaire général du Hezbollah a toutefois révélé que le parti œuvrait «à la préparation des élections législatives» et priait «pour qu’elles se tiennent comme prévu, conformément à la loi en vigueur».

«Nous sommes préparés aux épreuves les plus dures, le pays sera libéré, Israël et ses serviteurs n’obtiendront pas ce qu’ils recherchent», a conclu cheikh Qassem.

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