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Liban-Sud: Des avions «israéliens» auraient pulvérisé des matières toxiques

Liban-Sud: Des avions «israéliens» auraient pulvérisé des matières toxiques
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Par AlAhed avec sites web

Des avions «israéliens» ont pulvérisé dimanche 1er février des matières qui pourraient être des pesticides toxiques sur plusieurs villages dans le sud du Liban, dont Aïta el-Chaab, Marwahine et Ramiyé, dans le caza de Bint Jbeil, selon plusieurs témoignages récoltés par la presse libanaise. Cette action, qualifiée d’agression environnementale par les autorités libanaises, s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes à la frontière, où les violations du cessez-le-feu se multiplient.

Réagissant à ces informations, le ministère libanais de l’Environnement a annoncé ce lundi dans un communiqué que «la ministre Tamara al-Zein a demandé au commandant en chef de l’armée, le général Rodolphe Haykal, des échantillons en vue d’effectuer des analyses pour connaître la nature de ces matières et effectuer un suivi».

D’après la ministre, «ce comportement de l’ennemi israélien, si tant est que la toxicité de ces matières est prouvée, ne serait pas étonnant sachant que ce même ennemi n’a pas hésité à brûler près de 9 000 hectares au Liban pendant le dernier conflit, utilisant du phosphore blanc et des obus incendiaires, dans le cadre d’un écocide délibéré, visant à limiter la capacité des habitants du Sud à demeurer chez eux et à assurer les conditions de vie minimales».

Selon une source au sein du ministère de l’Environnement, celui-ci n’a pas plus d’informations pour l’instant, ajoutant qu’il prendra les dispositions nécessaires une fois que les analyses seront faites.

De son côté, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a expliqué ce lundi dans un communiqué « avoir été informée par l’armée israélienne du fait qu’elle allait lancer ce qu’elle dit être une matière chimique non toxique au-dessus de zones proches de la ligne bleue », la frontière temporaire entre le Liban et la Palestine occupée. «L’armée israélienne a demandé aux soldats de la paix de rester loin et dans le cadre d’endroits fermés, ce qui les a obligés à annuler des dizaines d’activités», poursuit le texte, soulignant que la FINUL a aidé l’armée libanaise à collecter des échantillons en vue d’analyses qui montreront le degré de toxicité de cette matière.

Les Casques bleus rappellent ensuite que «ce n’est pas la première fois que l’aviation israélienne pulvérise des matières chimiques non identifiées au-dessus du Liban. Cette action est inacceptable et contraire à la résolution 1701 du Conseil de sécurité», peut-on lire dans ce communiqué.

«Elle n’a pas seulement limité les activités de la FINUL, mais a mis potentiellement la santé des soldats de la paix et des civils en danger. Sans compter les craintes liées aux conséquences sur les cultures et sur la possibilité d’un retour des citoyens à leurs villages à plus ou moins long terme», ajoute ce texte.

Pour sa part, le Mouvement agricole, une ONG qui se spécialise dans le suivi de l’agriculture au Liban, affirme dans un communiqué que «deux avions agricoles de l’ennemi israélien, spécialisés dans la pulvérisation de pesticides depuis les airs, ont lancé une matière liquide qui pourrait être un herbicide toxique, sur des terrains agricoles et forestiers dans le village de Ramiyé et dans les environs du village de Marwahine, dans le secteur ouest» du sud du Liban.

«Cette attaque constitue une violation grave de la souveraineté libanaise et un crime écologique en bonne et due forme, qui représente un danger direct sur la santé humaine, sur la biodiversité, sur le sol, sur les eaux souterraines, sur les récoltes, avec des répercussions à long terme sur la sécurité alimentaire et environnementale dans la région», dénonce l’ONG.

Elle note « des comportements israéliens passés similaires dans la région de Qouneïtra en Syrie en janvier 2026, où des pesticides ont été épandus sur des terrains agricoles et des oliveraies situés dans des zones montagneuses limitrophes, ce qui a requis la collecte d’échantillons de sols et d’analyses, de peur de conséquences sanitaires et écologiques majeures».

 

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