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Un nouveau scandale d’espionnage secoue «Israël»… jusque dans ses bases militaires les plus sensibles

Un nouveau scandale d’espionnage secoue «Israël»… jusque dans ses bases militaires les plus sensibles
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Par Assia Husseini

Dans le contexte de la guerre ouverte avec l’Iran, la bataille d’«Israel» ne se joue plus uniquement sur les fronts militaires ou dans le ciel, mais révèle une guerre silencieuse de l’intérieur, qui s’étend des bases aériennes stratégiques aux rues apparemment tranquilles des villes côtières.

Espionnage au cœur d’une base militaire

L’affaire commence au cœur de la base aérienne de «Hatzerim», l’une des installations les plus sensibles et stratégiques de l’armée de l’air «israélienne». Depuis le début de la guerre avec l’Iran, environ cinquante actes d’accusation ont été déposés contre des «Israéliens» soupçonnés d’espionnage au profit de Téhéran, dont quatre soldats de l’armée. Mais la dernière affaire a provoqué un véritable choc : le principal suspect est Raphael Rouofini, 21 ans, soldat en service actif au sein même de cette base stratégique.

Selon des sources sécuritaires de haut niveau, l’affaire est bien plus grave que ce qui a été communiqué officiellement. Le suspect n’est pas un civil marginal, mais un soldat opérant au cœur d’une installation militaire sensible. La même source n’a pas caché sa colère, attaquant frontalement l’armée et l’exhortant à «se réveiller immédiatement», avertissant que la poursuite de la négligence sécuritaire et du laxisme du renseignement ouvrirait la voie à davantage d’agents iraniens infiltrés de l’intérieur.

La source a appelé à renforcer la surveillance interne des armes et des bases militaires et à transférer ces dossiers vers les services de sécurité de l’information.

Lors de son interrogatoire par l’unité centrale de la région sud, Rouofini a reconnu qu’il savait parfaitement que ses actes portaient atteinte à la «sécurité de l’Etat». Pourtant, il a déclaré sans détour aux enquêteurs : «Je voulais de l’argent… j’en avais besoin.» Interrogé sur le fait que la «sécurité de l’Etat» ne semblait pas l’affecter, il a répondu avec un sang-froid glaçant : «Cela ne m’importait pas… je voulais seulement de l’argent.»

Il a ajouté qu’il négociait quotidiennement avec un agent iranien et qu’il refusait d’exécuter des missions pour des sommes dérisoires : «Je ne faisais rien pour cent shekels. Je lui disais toujours : dis-moi ce que tu veux, et c’est moi qui fixe le prix.»

De la base militaire à la ville côtière : l’affaire de «Bat Yam» et le réseau de communications suspectes
Pendant que le choc secouait l’institution militaire, un autre tableau se dessinait à un niveau totalement différent, dans la ville côtière de «Bat Yam». Là où d’étranges rumeurs ont commencé à circuler : des murmures sur des communications suspectes, des relations ambigues et des offres financières dont l’origine restait inconnue.

Au départ, ces récits furent pris à la légère. Beaucoup pensaient à de simples rumeurs numériques ou à ces plaisanteries sombres qui circulent dans les groupes WhatsApp. Mais la situation a basculé le soir où le maire de la ville, «Tzvi Brot», est apparu dans une courte vidéo, le visage marqué par une inquiétude inhabituelle. Il y a déclaré explicitement que plusieurs habitants de la ville avaient été en contact avec des entités iraniennes.

Cette déclaration a provoqué un véritable choc local. Il ne s’agissait plus de menaces lointaines, mais d’une infiltration au cœur d’une petite ville où les colons mènent une vie ordinaire.

Selon les informations révélées par le maire et confirmées ultérieurement par les autorités, certains résidents ont reçu des messages et des propositions via Internet ou par téléphone : des tâches apparemment simples, des informations en apparence non sensibles, en échange de sommes d’argent faciles. Mais les autorités «israéliennes» ont découvert par la suite que ces missions faisaient partie d’efforts iraniens organisés visant à recruter des individus à l’intérieur d’«Israël».

Après la diffusion de la vidéo, la municipalité a reçu une vague de signalements. Des habitants ont reconnu avoir communiqué avec des entités étrangères et transmis des informations ou exécuté certaines tâches sans mesurer leur dangerosité. Les services de sécurité leur ont demandé de couper immédiatement tout contact avant de se retrouver impliqués dans de graves infractions sécuritaires.

L’inquiétude s’est rapidement propagée parmi la population.

Tout ceci coïncide avec les cinquante actes d’accusation déposés contre des «Israéliens» ayant coopéré avec des agents iraniens : certains par téléphone, d’autres en exécutant des missions de terrain que les services de sécurité considèrent comme de véritables menaces.
Les autorités ont affirmé clairement que toute collaboration avec l’Iran motivée par des considérations idéologiques entrainerait des sanctions extrêmement sévères.

L’occupation se trouve pour la première fois dans une situation si grave

Commentant cette affaire l’écrivain et journaliste palestinien Adnan Sabah a considéré que la situation est grave pour l’occupation. Il s’agit peut-être de la première fois, historiquement, où «Israël» semble souffrir de multiples failles sécuritaires liées à une fragilisation de la loyauté et de l’adhésion interne.

«Il ne s’agit pas d’un cas isolé, ni de deux ou trois affaires ponctuelles, mais d’un phénomène bien plus large. L’occupation a longtemps été habituée à être celle qui infiltre les autres fronts adverses de la région, voire au-delà, et a toujours été perçue comme la maîtresse incontestée des opérations d’infiltration» indique-t-il. Ajoutant que cette fois, il apparaît que les Iraniens ont réussi à faire la différence. Le simple fait que ces incidents aient eu lieu, leur répétition, et surtout le fait que les personnes ciblées ou impliquées soient des Juifs, constitue pour l’entité sioniste un phénomène extrêmement dangereux, qui nécessite une analyse approfondie ainsi qu’un niveau élevé de vigilance et d’alerte.

«D’autant plus que l’affaire ne s’est pas limitée aux Iraniens. Elle a également mis en lumière des implications liées aux Qataris, qui ont réussi, d’une manière ou d’une autre, à infiltrer le bureau du Premier ministre», a-t-il signalé. Historiquement, les récits dominants voulaient que les Arabes soient les principales portes d’entrée utilisées par les services de renseignement ou les forces hostiles à l’occupation, que ce soit dans les pays arabes ou dans le contexte palestinien.

«Aujourd’hui, la situation est différente. Presque tous les cas révélés concernent des Juifs ayant travaillé pour le compte des services de renseignement iraniens. Cela constitue en soi un danger majeur, un danger considérable, indépendamment de toute dimension de propagande ou d’exploitation médiatique» conclue-t-il.
Entre l’institution militaire et l’espace civil, une même image se dessine : un réseau de recrutement tentant de s’étendre, et de lourdes questions sécuritaires toujours sans réponse.

L’histoire est loin d’être terminée. Les enquêtes se poursuivent, mais une chose est désormais certaine : cette fois, la menace ne vient pas seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur de la société sioniste.

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