
Iran: «Israël» doit être tenu responsable de crimes de guerre au Liban
Par AlAhed avec agences
Le ministère iranien des Affaires étrangères a appelé la communauté internationale à tenir «Israël» responsable de crimes de guerre suite à une série de frappes meurtrières menées au Liban lundi et mardi, en violation de l’accord de cessez-le-feu.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fermement condamné les bombardements aériens visant les infrastructures industrielles et urbaines du sud du Liban et de la vallée de la Bekaa.
M. Baghaï a qualifié ces attaques de violation flagrante de la Charte des Nations unies et du droit international.
Il a souligné la nécessité de poursuivre et de punir l’entité sioniste pour ses crimes de guerre.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a exhorté les Nations unies et les pays de la région à prendre des mesures sérieuses et concrètes pour contrer l’agression persistante et le bellicisme de l’entité «israélienne».
Il a évoqué la violation continue de l’accord de cessez-le-feu par «Israël» au cours de l’année écoulée, insistant sur le fait que les garants de l’accord étaient responsables d’en assurer le plein respect.
Ces déclarations font référence au comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend les États-Unis, la France et les Nations Unies, et qui doit se réunir mercredi 7 janvier pour examiner la multiplication des cas de violation du cessez-le-feu au Liban.
Le 6 janvier, une frappe de drone «israélienne» a ciblé la localité de Kafr Dounin dans le sud du Liban, faisant au moins deux morts selon une source du ministère libanais de la Santé.
Plus tôt dans la journée, une autre frappe avait visé Ghazieh, une zone située près de la ville côtière de Sidon.
Selon des sources locales, l’attaque s’est produite sans avertissement préalable, détruisant un immeuble de plusieurs étages et provoquant un incendie de grande ampleur.
Au moins deux personnes auraient été tuées aux alentours de Sidon alors que les pompiers s’efforçaient de maîtriser l’incendie.
Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné avec véhémence la dernière vague d’attaques «israéliennes» contre le territoire libanais, accusant «Tel-Aviv» de saper intentionnellement tous les efforts diplomatiques déployés aux niveaux national, régional et international pour mettre fin à l’escalade.
Il a déclaré que le Liban avait toujours fait preuve d’une «approche positive» quant aux initiatives visant la désescalade. Or, ces efforts sont aujourd’hui mis en péril par les actions militaires de l’entité sioniste.
Ces déclarations interviennent alors que, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis un an, l’armée «israélienne» a mené des milliers de frappes en violation flagrante de l’accord, causant la mort des centaines de civils et faisant de nombreux blessés, selon le bilan dressé par les autorités libanaises.
La tension a été ravivée dimanche par une nouvelle frappe «israélienne» qui a ciblé un véhicule civil à une dizaine de kilomètres de la frontière, faisant deux martyrs selon le ministère libanais de la Santé.
Cet incident s’ajoute au lourd bilan de novembre dernier, lorsqu’une attaque «israélienne» contre le camp de réfugiés palestiniens d’Aïn al-Hilweh, dans le sud du Liban, avait causé la mort de 13 personnes.