
Enlèvement de Maduro: Trump répète que les USA sont «aux commandes» du Venezuela, manifs à Caracas et en Asie
Par AlAhed avec AFP
Le président américain Donald Trump a réaffirmé, dimanche soir, que les Etats-Unis étaient désormais «aux commandes» du Venezuela, après l’enlèvement du président du pays, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines et la nomination de la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, présidente par intérim par la Cour suprême samedi soir.
«On a affaire à des gens qui viennent d’être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée», a déclaré le président américain à bord d’Air Force One, en réponse à un journaliste lui demandant s’il avait parlé à la dirigeante par intérim.
«Cela signifie que nous sommes aux commandes», a-t-il ajouté face à l’insistance des journalistes.
Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez a affiché sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations «équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence».
Commission pour la libération de Maduro et de son épouse
Elle a cependant exigé la libération du dirigeant socialiste, le qualifiant d’«unique président du Venezuela», avant d’assurer que son pays «ne serait la colonie de personne».
Le président américain s’est montré plus offensif en menaçant la dirigeante par intérim.
«Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro», avait-il déclaré au journal The Atlantic.
Mme Rodriguez, qui a réuni, dimanche soir, son premier conseil des ministres, a, par ailleurs, créé une commission pour la libération de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
Elle sera présidée par Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale, et le ministre des affaires étrangères, Ivan Gil.
Manifestations à Caracas et en Asie pour exiger la libération de Maduro
À Caracas, quelque 2000 partisans du président vénézuélien, Nicolas Maduro, ont manifesté dimanche pour exiger sa libération.
«Libérez notre président», «L’empire les a enlevés», «Nous voulons qu’ils reviennent», «Le Venezuela n’est la colonie de personne»: les slogans ont fusé lors de la mobilisation, durant laquelle certains protestataires étaient armés de fusils.
Dans plusieurs villes d’Asie, des manifestants se sont egalement rassemblés lundi pour dénoncer l’arrestation du président vénézuélien par les Etats-Unis.
A Manille, des rassemblements se sont tenus près de l’ambassade américaine, où des manifestants ont scandé des slogans hostiles à Washington et brandi des pancartes appelant à respecter la souveraineté du Venezuela.
Devant l’ambassade américaine de Séoul, les manifestants se sont quant à eux réunis pour dénoncer l’ingérence de l’administration Trump.
Nicolas Maduro doit par ailleurs être présenté lundi à un tribunal à New York.
En détention à Brooklyn depuis samedi soir, le président enlevé doit répondre de quatre chefs d’accusation de «trafic de drogue» ainsi que de «détention d’armes automatiques».
Sa comparution initiale est prévue à partir de midi (18 heures à Paris).
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