noscript

Please Wait...

Le Hezbollah: Les USA veulent un Liban désarmé et affaibli, leurs diktats sont un renoncement au cessez-le-feu

Le Hezbollah: Les USA veulent un Liban désarmé et affaibli, leurs diktats sont un renoncement au cessez-le-feu
folder_openLiban access_timedepuis 4 heures
starAJOUTER AUX FAVORIS

Haj Hussein Khalil, l'assistant politique du secrétaire général de Hezbollah, a affirmé que l'administration américaine cherche à éliminer tous les facteurs de force et de défense dont bénéficie le Liban. Il a dénoncé les exigences américaines, jugées insultantes, exprimées par des membres d'une délégation américaine, visant à désarmer Hezbollah comme condition préalable à une sécurité et une stabilité prétendues. Al-Khalil a qualifié cela de renonciation manifeste à l'accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis et la France.

Dans une déclaration faites sur les récents évènements au Liban et la visite de la délégation américaine il a indiqué :

Premièrement : Il est désormais évident que le comportement récurrent de l'administration américaine vise à détruire tous les facteurs de force et de défense du Liban, le transformant en une colonie américaine et «israélienne», en voie de ce qu'on appelle «le processus de normalisation et de soumission», arrivant aux accords dites «d’Abraham». Malheureusement, à travers les autorités de tutelle américaines et régionales, agissant ouvertement et dans l'ombre, le gouvernement libanais a été entraîné à prendre des «décisions- péchés» comme première étape vers un chemin de soumission et de capitulation totales.

Deuxièmement : Les exigences américaines insultantes et arrogantes, exprimées dans les déclarations de la délégation américaine, visant à désarmer Hezbollah, ne sont rien d'autre qu'une renonciation flagrante à l'accord de cessez-le-feu qui avait été parrainé par les États-Unis et la France en octobre 2024, stipulant clairement un arrêt des hostilités et une cessation de toutes les agressions «israéliennes» terrestres, maritimes et aériennes. L'administration américaine, qui a envoyé ses émissaires à Beyrouth, partant par Ortagus puis Tom Barrack muni de sa première feuille, puis la deuxième et la troisième, suivis d’une délégation élargie du Congrès, a tenté de se défaire de toutes ses promesses antérieures et de ses engagements à faire pression sur «Israël» pour qu'il cesse ses agressions quotidiennes et se retire des territoires occupés du Liban. Les positions américaines vont même à l’encontre de tous les engagements faits par les mêmes émissaires auprès des trois présidents libanais, ce qui illustre de fausses promesses.

Troisièmement : La tentative des Américains de pousser l'armée libanaise à s'opposer à son propre peuple et à créer une division entre elle et la Résistance est une manœuvre déloyale et vile visant à saper deux piliers fondamentaux de ce pays : l'armée et la Résistance. Tout en condamnant cette manœuvre, nous exhortons les responsables libanais à faire attention à ne pas tomber dans de tels pièges mortels.

Quatrièmement : L'affirmation de certains responsables, en particulier à la tête de l'exécutif, selon laquelle leurs actions sont une application de l'accord de Taëf est une grave erreur. Cet accord stipule clairement le droit du Liban à prendre toutes les mesures nécessaires pour libérer et défendre son territoire, y compris la résistance de son peuple. Cela a été clairement exprimé dans les déclarations ministérielles de tous les gouvernements libanais successifs après l'accord de Taëf. Ce que nous craignons le plus, c'est que le pays soit entraîné dans une guerre civile, que l'accord de Taëf a visé à enterrer après une longue souffrance des Libanais.

Enfin : Face à la situation actuelle, nous espérons toujours que ceux qui se soucient de l'indépendance et de la sécurité de ce pays, notamment le Président de la République, agiront pour mettre fin à cette soumission politique illustrée dans les décisions du gouvernement libanais et pour éloigner l'institution nationale honorable, l'armée libanaise, des tensions internes qui menacent la sécurité et la stabilité. Il est également crucial de remettre en question les positions et l’attitude adoptées face à ce que demandent les émissaires internationaux et régionaux, afin de ne pas compromettre la sécurité et la paix civile du pays, ainsi que sa liberté et souveraineté.

 

Comments

//