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La reprise d’Alep, un camouflet pour l’Arabie saoudite et le Qatar

La reprise d’Alep, un camouflet pour l’Arabie saoudite et le Qatar
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L'Arabie saoudite et le Qatar, parrains de groupes terroristes en Syrie, ont subi un camouflet avec la reprise d'Alep par l’armée syrienne et leurs tentatives d'obtenir le départ du président syrien apparaissent de plus en plus vaines.

La reprise d’Alep, un camouflet pour l’Arabie saoudite et le Qatar

L'armée syrienne a annoncé jeudi soir avoir repris le contrôle total de la deuxième ville de Syrie, peu de temps après la sortie du dernier convoi de terroristes et de civils d’Alep Est.

«La chute d'Alep a affaibli la position de négociation de l'opposition syrienne et de ses alliés», notamment les pays du Golfe, qui «devraient s'engager sur la voie d'un règlement politique car une solution militaire est devenue plus que jamais improbable», explique à l'AFP Ibrahim Fraihat, analyste et professeur au Doha Institute for Graduate Studies.

Pour Mathieu Guidère, expert du Moyen-Orient et professeur à l'université de Toulouse en France, la reprise totale d'Alep revêt des conséquences sérieuses pour les pays du Golfe. «La destinée de la Syrie n'est plus entre leurs mains», assure-t-il à l'AFP, soulignant la coopération croissante entre la Russie, l'Iran et la Turquie, qui a envoyé des troupes en Syrie pour combattre les terroristes de «Daech».

Dérive occidentale

Ces trois pays ont en effet récemment convenu d'élargir le régime de cessez-le-feu, de garantir un accès à l'aide humanitaire et d'être les «garants» de négociations entre le Damas et les groupes armés, selon le ministre russe des Affaires étrangères. Ankara et Moscou ont également étroitement coopéré dans le cadre de l'accord sur l'évacuation de terroristes et de civils d'Alep.

Maintenant, «le défi pour les pays du Golfe, ce n'est pas Assad lui-même, mais la nouvelle alliance entre la Russie, la Turquie et l'Iran», dit M. Guidère. Selon Abdulkhaleq Abdulla, professeur de sciences politiques émirati, la Turquie est en effet passée du camp qui cherchait à renverser M. Assad au camp qui souhaite son maintien. «Ceux qui avaient parié sur une alliance Turquie-Arabie-Qatar ont perdu», a-t-il dit sur Twitter.

L'arrivée au pouvoir en janvier aux Etats-Unis de Donald Trump pourrait encore plus modifier la donne pour les pays du Golfe car des responsables américains lui prêtent l'intention de se rapprocher de Moscou.

«Les Saoudiens et d'autres savent que, sous le président Trump, la dérive occidentale vers Assad va s'accélérer», estime Neil Partrick, un autre spécialiste du Golfe.

Selon lui, les pays du Golfe savent depuis un certain temps que Moscou est le principal acteur en Syrie et ils réalisent que Washington «pourrait maintenant essayer d'obtenir un arrangement avec la Russie pour la suite».

Donc, explique M. Partrick, «si l'Arabie saoudite était sage, elle enverrait des signaux à Assad maintenant, comme les Turcs et les Egyptiens l'ont fait» récemment.

Source : AFP et rédaction

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