Touché par la chute des prix de pétrole, Riyad cherche de l’argent à l’étranger
Malgré la reprise des prix du pétrole à 50 dollars le baril, les pays producteurs ont des problèmes de déficit budgétaire et empruntent de l'argent à l'étranger.
Selon l'agence Bloomberg citant ses propres sources, Riyad est inspiré par l'exemple du Qatar qui, la semaine dernière, a vendu des euro-obligations à hauteur de neuf milliards de dollars, ce qui représentait le plus grand placement d'obligations dans l'histoire du Proche-Orient.
Bloomberg a annoncé, le 30 mai, que l'Arabie Saoudite avait embauché un banquier de HSBC pour créer un bureau de la dette publique qui réalisera, dans l'histoire du royaume, la première opération de vente d'obligations à l'échelle internationale.
En raison de la chute des prix du pétrole, l'Arabie saoudite a enregistré un déficit record estimé à 98 milliards de dollars vers la fin de l'année 2015.
Le 25 avril, l'Arabie saoudite dévoilait le programme Vision 2030, un plan à long terme qui prévoit une transformation de l'économie du royaume pour les 15 prochaines années.
Les réformes seront lancées quel que soit le niveau des prix mondiaux du pétrole. Selon le plan, le royaume augmentera sa part des exportations non pétrolières dans le PIB de 16% à 50%.
Fin octobre dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu que l'Arabie saoudite se heurterait à une croissance de son déficit budgétaire dans le courant des cinq prochaines années. Selon les analystes du FMI, le royaume ne pourrait renouer avec l'équilibre budgétaire qu'une fois que le baril de pétrole sera remonté au-dessus de la barre des 106 dollars.
Source: agences
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