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Imam des opprimés

Koweït: un ténor de l’opposition échappe à la prison pour le moment

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La cour d’appel du Koweït a décidé lundi de surseoir à l’application d’une peine de prison de cinq ans prononcée contre un ténor de l’opposition, Musallam al-Barrak, et de le laisser en liberté après le paiement d’une caution.

Le juge Anwar al-Anzi a décidé de surseoir à l’application de la peine jusqu’à ce qu’il rende son verdict dans l’affaire de l’ex-député, condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour «diffamation envers l’émir», a déclaré à l’AFP l’avocat de M. Barrak, Me Doukhi al-Hasbane.

Le montant de la caution a été fixé à 5.000 dinars koweïtiens (17.500 dollars) et le juge a décidé de tenir la prochaine audience le 13 mai. M. Barrak a, de nouveau, plaidé non coupable, selon son avocat.

L’ancien député, un nationaliste, a été condamné le 15 avril pour un discours prononcé lors d’un meeting le 15 octobre 2012 et jugé «diffamatoire» envers l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah.

Il a refusé d’obtempérer à un mandat de dépôt en se basant sur une loi lui permettant de rester en liberté jusqu’à son jugement en appel.

Ses partisans ont manifesté plusieurs fois pour le soutenir. Ils se sont heurtés le 17 avril à la police qui a utilisé, pour les disperser, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

Quinze personnes, dont 12 policiers, ont été blessées dans ces heurts, avait indiqué le ministère de la Santé, mais des militants ont affirmé que plusieurs manifestants blessés avaient été soignés dans des cliniques privées.

Source : AFP

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