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Le conflit syrien à un tournant après Qousseir, dit la France

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Le conflit syrien est à un tournant après la reconquête de la ville de Qousseir par le régime de Bachar al Assad, ce qui implique de réexaminer l'opportunité d'armer les rebelles, a déclaré mardi le ministère français des Affaires étrangères.

Le conflit syrien à un tournant après Qousseir, dit la France


Le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot, a également estimé que « l'affaiblissement de la rébellion rendait plus difficile encore la tenue d'une conférence de paix ».
« Avec la chute de Qousseir, on a une évolution dramatique », a-t-il déclaré à des journalistes. « C'est une situation nouvelle parce que Qousseir avait une importance stratégique, parce que ce qui était implicite est devenu évident pour tout le monde: l'implication du Hezbollah et l'implication de l'Iran », a allégué Lalliot.

Qousseir, verrou stratégique pour le régime et les rebelles, entre la frontière libanaise et Homs, a été reconquise par l’armée syrienne le 5 juin dernier, après avoir été occupé pour plus d’un an par les terroristes armés.

« C'est d'autant plus préoccupant qu'on annonce Alep comme prochaine cible du régime et de ses alliés. On est à un tournant de la guerre en Syrie », a-t-il ajouté. La France et ses alliés, a-t-il dit, doivent maintenant « tirer les conséquences » de cette nouvelle donne.
Après avoir milité pour la levée de l'embargo européen sur les livraisons d'armes afin d'aider les rebelles terroristes, Paris et Londres sont désormais de plus en plus réticents à concrétiser leur volonté de les armer, comme l'a déclaré dimanche le secrétaire au Foreign Office William Hague.
« La chute de Qousseir et ce qui s'annonce pour la suite introduit un élément de radicale nouveauté », a dit Philippe Lalliot. « C'est une question à laquelle nous n'avons pas de réponse pour l'instant, c'est un sujet récurrent que celle de la livraison des armes ».
Les récents succès de l'armée syrienne menacent également la conférence de paix de Genève proposée par les Etats-Unis et la Russie et mettent les adversaires de Bachar al Assad en situation délicate pour négocier.

L'un des cadres militaires de l'insurrection a annoncé depuis que l'opposition boycotterait la conférence en l'absence de livraisons d'armes.

« L'affaiblissement durable et profond d'une des parties ne favorise pas la tenue de Genève », a prétendu le porte-parole du Quai d'Orsay. « Pour que les parties puissent négocier, il ne faut pas qu'il y en ait une en position de trop grande faiblesse et l'autre en position de trop grande force. » Notons que si le régime syrien était lui-même dans cette situation embarrassante, les pays occidentaux n’auraient aucun problème à l’entraîner dans des négociations non équilibrées, voire à lui imposer des clauses servant leurs intérêts coloniaux.   

Sources : agences

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