L'armée iranienne a menacé dimanche de cibler des sites pétroliers de la région si «Israël» continuait de frapper les infrastructures énergétiques de la République islamique.
«Les gouvernements des pays islamiques doivent mettre en garde au plus vite l'Amérique criminelle et le régime sioniste sauvage contre de telles actions lâches et inhumaines», a affirmé le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution
«Sinon, des mesures similaires seront prises dans la région, et si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez avec ce jeu», a-t-il menacé.
De son côté, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a affirmé dimanche que si la guerre se poursuit sur cette voie, il sera impossible de vendre du pétrole et la production sera totalement paralysée.
Les forces «israéliennes» et américaines ont mené des frappes coordonnées sur plusieurs dépôts pétroliers situés dans et autour de Téhéran, provoquant des explosions massives, d’importants incendies et la suspension temporaire de la distribution de carburant dans la capitale iranienne.
Selon les autorités iraniennes, quatre dépôts pétroliers et un centre logistique de produits pétroliers ont été touchés, entraînant la mort d’au moins quatre personnes et des dégâts matériels considérables. Des colonnes de fumée noire ont été visibles sur plusieurs quartiers, tandis que les pompiers peinaient à maîtriser les flammes.
En réaction aux frappes, les autorités de Téhéran ont suspendu temporairement la livraison de carburant dans les stations-service, invoquant des dommages aux infrastructures de distribution.
Le gouverneur de la capitale, Mohammad Sadegh Motamedian, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une pénurie immédiate mais d’une incapacité à assurer la distribution en toute sécurité.
Pour limiter l’impact sur la population, le quota de carburant par carte personnelle a été réduit de 30 à 20 litres par jour. Les habitants de Téhéran sont confrontés à des files d’attente prolongées et à des incertitudes sur la reprise complète de l’approvisionnement.
Ces frappes ciblent le cœur de l’infrastructure énergétique iranienne et s’inscrivent dans la stratégie de pression maximale des États-Unis et d’«Israël» sur Téhéran.
L’Iran dénonce ces attaques comme une agression contre des infrastructures civiles vitales, qui menace directement l’économie nationale et la vie quotidienne de millions d’habitants. Les autorités iraniennes ont également averti que de nouvelles
La suspension de la distribution de carburant et les perturbations logistiques interviennent dans un contexte où le marché énergétique mondial est déjà sous pression. Les exportations iraniennes étant limitées par le conflit, ces frappes aggravent l’incertitude et pourraient accentuer la hausse des prix du pétrole à l’échelle régionale.