Le détroit d’Ormuz pourrait rouvrir en quelques jours sous conditions, dit Araghchi
Par AlAhed avec sites web
Téhéran examine, avec les médiateurs, des propositions visant à accélérer l’application de son plan en sept jours pour rouvrir le détroit d’Ormuz et sortir de l’impasse avec Washington, tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue et sa détermination à se défendre contre toute nouvelle agression.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé mercredi 28 octobre que Téhéran étudiait des propositions susceptibles de permettre la mise en œuvre de son plan en sept jours pour rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai plus court.
«Nous restons en contact étroit et permanent avec les médiateurs afin d’examiner des propositions susceptibles de permettre la mise en œuvre de notre plan en sept jours dans un délai encore plus court», a-t-il écrit dans un message publié sur son compte X.
Le chef de la diplomatie iranienne a réaffirmé la volonté de son pays de privilégier la voie diplomatique, tout en soulignant sa capacité à faire face à toute nouvelle action militaire. Téhéran maintient des contacts étroits avec les pays qui assurent une médiation avec Washington afin de mettre un terme à la confrontation, dont les répercussions affectent la sécurité régionale et l’approvisionnement énergétique mondial.
Transmise aux États-Unis par l’intermédiaire du Qatar, la proposition iranienne prévoit une série de mesures réciproques sur une période de sept jours, sous réserve de l’acceptation des conditions posées par Téhéran.
Durant les cinq premiers jours, Washington devrait mettre fin à son agression contre l’Iran, lever le blocus naval, assouplir les restrictions sur les exportations de pétrole iranien et débloquer les avoirs iraniens gelés. Le sixième jour serait consacré à la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, tandis que la reprise des négociations en vue d’un accord définitif interviendrait le septième jour.
En évoquant la possibilité d’accélérer ce calendrier, Abbas Araghchi laisse entrevoir une ouverture diplomatique, sans toutefois annoncer de date ferme pour la réouverture du détroit ni confirmer qu’un accord a été conclu avec Washington.
