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«Israël» a placé des centaines d’enfants palestiniens à l’isolement en 2025

«Israël» a placé des centaines d’enfants palestiniens à l’isolement en 2025
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Par AlAhed avec sites web

Des données officielles «israéliennes» révèlent l’ampleur du recours à l’isolement cellulaire contre les enfants détenus dans les prisons de l’occupation. En 2025, plus de la moitié des mineurs détenus ont subi cette mesure, parfois à plusieurs reprises, au risque d’entraîner de graves conséquences sur leur santé psychologique.

Selon des données communiquées par le Service pénitentiaire «israélien» en réponse à une demande d’accès à l’information déposée par le Comité contre la torture en «Israël», 351 enfants sur les 635 mineurs détenus en 2025 ont été placés à l’isolement au moins une fois. Certains n’avaient que 13 ou 14 ans.

Au total, 666 placements à l’isolement ont été recensés. Parmi les enfants concernés, 154 ont subi cette mesure à plusieurs reprises, dont 42 entre quatre et huit fois. Ces chiffres mettent en évidence la fréquence de cette pratique à l’encontre des mineurs palestiniens.

Des mineurs majoritairement détenus sans jugement

Les données indiquent que 92 % des enfants placés à l’isolement n’avaient pas été jugés. Parmi eux, 176 étaient détenus dans l’attente de la poursuite des procédures judiciaires, tandis que 115 faisaient l’objet d’une détention administrative ordonnée par le «Shin Bet», le service de sécurité intérieure «israélien», sans inculpation, rapporte le quotidien «Haaretz».

Trente et un autres mineurs relevaient de différentes catégories de détention, avec ou sans procès. Parmi les enfants isolés, 326 étaient classés comme détenus ou prisonniers pour des motifs sécuritaires, une catégorie comprenant les prisonniers palestiniens. Vingt-cinq relevaient d’affaires pénales, mais seuls quatre avaient été jugés.

La mesure a parfois été appliquée pour de courtes périodes : 14 enfants, dont une fille, ont été isolés pendant une durée allant de quelques heures à deux jours.

D’après les données de l’organisation «israélienne» «B’Tselem», établies à partir des publications du Service pénitentiaire et de l’armée «israélienne», environ 351 enfants palestiniens étaient classés comme prisonniers sécuritaires et relevaient du Service pénitentiaire en 2025, sur un total d’environ 9 100 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation.

Des cellules fermées, sans accès à l’air libre

Les directives du Service pénitentiaire «israélien» définissent l’isolement comme le placement d’un détenu seul dans une cellule, séparé des autres prisonniers et privé de sortie, y compris pour sa promenade quotidienne en plein air.

Les normes du Comité des Nations unies pour les droits de l’enfant interdisent le recours à l’isolement cellulaire des mineurs. Elles stipulent que toute séparation d’un enfant des autres détenus doit être aussi brève que possible et ne constituer qu’une mesure de dernier recours, lorsqu’elle vise à protéger l’enfant ou autrui.

Pourtant, les procédures du Service pénitentiaire «israélien» permettent d’isoler un prisonnier pendant une durée pouvant atteindre 14 jours, répartis en deux périodes de sept jours séparées par une semaine. Pour une personne en garde à vue, la durée maximale est de sept jours. Un détenu administratif peut, quant à lui, être maintenu à l’isolement pendant 14 jours consécutifs, selon les données publiées.

 

 

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