Ouverture d’une ambassade colombienne à al-Qods occupé : Une vague de condamnations palestiniennes et arabes
Par AlAhed avec sites web
L’inauguration d’une ambassade colombienne à al-Qods occupée (Jérusalem) a suscité de vives condamnations palestiniennes et arabes. Plusieurs capitales dénoncent une décision contraire au droit international et aux résolutions des Nations unies relatives au statut de la ville occupée.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné cette initiative, estimant qu’elle contrevient au droit international et aux résolutions pertinentes de l’ONU. Il a appelé Bogotá à revenir sur sa décision et à respecter le statut d’al-Qods, dont la partie orientale est occupée depuis 1967.
Dans un communiqué publié jeudi, le mouvement Hamas a également dénoncé l’ouverture de cette ambassade, qu’il considère comme une atteinte aux droits du peuple palestinien et une violation des résolutions internationales rejetant toute modification du statut juridique d’al-Qods. Le mouvement a réaffirmé qu’al-Qods était une terre palestinienne occupée.
L’Arabie saoudite a, elle aussi, condamné cette décision, la qualifiant de violation du droit international et d’atteinte au statut juridique et historique de la ville. La Jordanie a réaffirmé son rejet de toute mesure susceptible de modifier ce statut ou d’imposer une nouvelle réalité sur le terrain.
Le Koweït et l’Égypte ont également exprimé leur opposition à cette initiative, mettant en garde contre ses conséquences pour les droits du peuple palestinien et les perspectives d’un règlement juste de la question palestinienne.
L’Algérie a, pour sa part, qualifié la décision de Bogotá de «regrettable» et de «mesure inacceptable», estimant qu’elle s’inscrivait dans le cadre de tentatives illégales visant à modifier le statut juridique et historique d’al-Qods et à imposer un fait accompli, en violation du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies.
La Ligue arabe et le Parlement arabe condamnent la décision
La Ligue arabe a dénoncé l’ouverture de l’ambassade et appelé les autorités colombiennes à reconsidérer leur décision. Elle a rappelé les résolutions internationales relatives au statut d’al-Qods et mis en garde contre toute démarche susceptible de porter atteinte au cadre juridique régissant la ville.
Le Parlement arabe a également condamné cette initiative, la qualifiant de violation flagrante du droit international. Il a appelé la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité de l’ONU, à assumer ses responsabilités face aux mesures affectant le statut de la Ville Sainte.
Un tournant dans la politique colombienne
Cette décision marque un changement dans l’orientation diplomatique de Bogotá à l’égard d’«Israël», après la rupture des relations sous l’ancien président Gustavo Petro. L’inauguration de la représentation diplomatique, annoncée le mercredi 14 octobre, aurait coïncidé avec la reprise de l’accord de libre-échange entre les deux parties.
La décision a également provoqué des protestations en Colombie. Des manifestants ont dénoncé le rapprochement avec «Israël» et l’ouverture de l’ambassade à al-Qods.
Sur le plan juridique, la résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 1980, rejette les mesures visant à modifier le caractère et le statut juridique d’al-Qods et appelle les États ayant établi des missions diplomatiques dans la ville à les retirer.
Ces condamnations interviennent alors que le statut de la ville demeure au cœur du conflit «israélo»-palestinien. Les Palestiniens revendiquent al-Qods-Est comme capitale de leur futur État, tandis que les autorités «israéliennes» la considèrent comme leur capitale.
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