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Discours de Netanyahu à l’ONU: La délégation iranienne quitte la salle, laisse un portrait de Qassem Soleimani

 Discours de Netanyahu à l’ONU: La délégation iranienne quitte la salle, laisse un portrait de Qassem Soleimani
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Par AlAhed avec sites web

La délégation de la République islamique d’Iran a adressé un message de résistance aux Nations unies en laissant un portrait du général martyr Qassem Soleimani dans la salle de l’Assemblée générale, alors que le «Premier ministre israélien» Benjamin Netanyahu s’apprêtait à prendre la parole devant une salle largement désertée.

Jeudi 24 septembre, les diplomates iraniens ont quitté la salle aux côtés de dizaines d’autres délégations, en protestation contre la présence de Netanyahu, le «boucher de Gaza».

Avant leur départ, les membres de la délégation iranienne ont laissé bien en vue, depuis la tribune, le portrait du commandant martyr de la Force al-Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général de corps d’armée Qassem Soleimani.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a ensuite expliqué ce geste dans un message adressé à Netanyahu.

Sur X, il a écrit : «Ils ont tué Siavash, mais son sang, dans le Shahnameh, n’est pas tombé en silence», avant de citer des vers du Livre des Rois de Ferdowsi : «De l’Iran et du Touran s’élèvera un cri ; le monde bouillonnera de mon sang.»

Esmaïl Baghaï a souligné que l’Histoire se souvient parfois de certaines âmes disparues avec davantage de vivacité que des vivants. Selon lui, les martyrs continuent de hanter l’ennemi, demeurant profondément ancrés dans sa mémoire.

Le Shâhnâmeh, ou Livre des Rois, est une épopée majeure de la littérature persane, composée au début du XIe siècle par le poète Ferdowsi. Elle retrace, entre mythes et récits historiques, l’histoire légendaire de l’Iran.

Le portrait de Qassem Soleimani a ainsi été placé dans la salle au moment où Netanyahu prononçait son discours. Ce geste visait à troubler davantage «l’esprit pervers du démon» et à rappeler la mémoire du commandant martyr et à souligner, symboliquement, la vulnérabilité des ambitions de ses adversaires.

Le discours de Netanyahu s’est déroulé alors que plusieurs délégations avaient quitté la salle de l’Assemblée générale de l’ONU. Selon les informations rapportées, les représentants de 77 pays ont quitté les lieux pendant son intervention, tandis que le «Premier ministre israélien» a également été accueilli par des huées.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de condamnations internationales liées à la poursuite de la guerre à Gaza et aux frappes «israéliennes» contre l’Iran.

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