L’Arabie Saoudite a sollicité «Israël» pour contrer Ansarullah à Bab al-Mandeb
Par AlAhed avec sites web
Face aux menaces pesant sur ses voies d’exportation pétrolière, l’Arabie saoudite chercherait un soutien régional, tandis que Washington resterait réticent à intervenir directement.
Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane a sollicité une aide «israélienne», notamment en matière de renseignement, pour empêcher les forces de Sanaa de fermer le détroit stratégique de Bab al-Mandeb, rapporte le quotidien «israélien» «Israel Hayom». Riyad a également demandé l’appui des pays du Golfe et de l’Égypte, alors que l’absence de réponse américaine à une demande d’intervention militaire directe renforce les inquiétudes du royaume.
Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane a demandé une aide militaire «israélienne» afin de faire face à Ansarullah et d’empêcher une éventuelle fermeture du détroit de Bab al-Mandeb, selon «Israel Hayom».
Dans un rapport publié dimanche soir, le quotidien «israélien» affirme que Riyad s’est tourné vers plusieurs pays de la région pour obtenir un soutien dans sa confrontation avec Ansarullah. D’après des sources diplomatiques régionales citées sous couvert d’anonymat, l’Arabie saoudite a directement sollicité les autres États du Golfe et l’Égypte, tout en adressant à «Israël» une demande indirecte par l’intermédiaire du Commandement central américain (CENTCOM).
Cette demande porte notamment sur des renseignements et d’autres formes d’assistance destinés à empêcher Ansarullah de fermer ou de perturber la navigation dans le détroit de Bab al-Mandeb.
Selon «Israel Hayom», Riyad se trouve face à une situation particulièrement délicate, alors que plusieurs voies stratégiques susceptibles d’assurer ses exportations pétrolières sont exposées à des risques : le détroit d’Ormuz à l’est, Bab al-Mandeb au sud et le corridor terrestre reliant le royaume à la mer Rouge.
Riyad préoccupé par la position de Washington
La situation serait aggravée, selon le média «israélien», par l’absence de réponse favorable de Washington aux demandes saoudiennes d’assistance contre Ansarullah.
Le président américain Donald Trump n’a notamment pas donné suite à une demande d’intervention militaire directe formulée par Riyad. Cette position suscite des inquiétudes au sein du royaume, qui fait face à des menaces sur plusieurs fronts tout en redoutant des perturbations de ses principales voies d’exportation.
«Israel Hayom» a établi un lien entre cette situation et la rencontre prévue à Oman entre les ministres des Affaires étrangères des pays du Golfe et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Le journal évoque des efforts omanais et iraniens visant à parvenir à un arrangement temporaire destiné à faciliter la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Le quotidien «israélien» estime que les démarches entreprises par les pays du Golfe auprès de Téhéran s’inscrivent dans la recherche de solutions aux pressions actuelles, et «non dans le cadre d’un rapprochement politique avec l’Iran».
«Israel Hayom» considère également que les contacts engagés à Oman constituent un message adressé à Washington. Selon le journal, même si les pays du Golfe ne se dirigent pas vers un rapprochement avec l’Iran, ils pourraient être amenés à rechercher des ententes partielles avec Téhéran si les États-Unis ne proposent pas d’issue à la crise.
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