L’Iran met en garde les États-Unis contre une offensive «israélienne» sur la colline de Ali al-Taher, selon Reuters
Par AlAhed avec Reuters
L’Iran a averti les États-Unis qu’il réagirait avec force à toute offensive «israélienne» contre une crête montagneuse du sud du Liban, ont déclaré à Reuters trois responsables informés de ce message.
Transmis le mois dernier par l’intermédiaire d’Oman, cette mise en garde souligne la détermination de Téhéran à empêcher toute nouvelle expansion territoriale «israélienne» dans le sud du Liban et met en évidence les conséquences potentiellement dévastatrices d’une tentative de prise de contrôle de cette position stratégique.
Selon Reuters, la zone d’Ali al-Taher est devenue une position cruciale et âprement disputée dans le contexte de l’agression «israélienne» contre le Liban. Cette crête stratégique offre une vue étendue sur le sud-est du Liban et est considérée comme un point fort défensif essentiel pour la protection de la région. Le Hezbollah a qualifié toute nouvelle avancée terrestre «israélienne» dans le sud du Liban de violation grave des arrangements existants avec le gouvernement libanais.
Contacté par Reuters, le service de presse du Hezbollah n’a ni confirmé ni infirmé le message iranien, mais a déclaré qu’il était «naturel» de conclure qu’un tel avertissement ait été envoyé au sujet de la crête.
«L’Iran considère toute action israélienne sur le terrain dans le sud du Liban, en particulier toute expansion territoriale, comme une violation majeure de l’accord d’Islamabad », a déclaré le service de presse du Hezbollah, faisant référence au protocole d’accord conclu en juin entre les États-Unis et l’Iran, qui prévoyait un cessez-le-feu au Liban.
Début juin, l’Iran a tiré des missiles sur «Israël» en représailles aux attaques menées contre la Banlieue-Sud de Beyrouth, après avoir préalablement averti qu’il réagirait ainsi.
Les forces d’occupation «israéliennes» maintiennent des positions dans plusieurs secteurs du sud du Liban et ont identifié la zone d’Ali al-Taher comme une priorité opérationnelle majeure. La poursuite de cette présence militaire alimente les craintes au Liban de voir le fragile cessez-le-feu s’effondrer et déboucher sur une nouvelle confrontation de grande ampleur.
Le Hezbollah s’est engagé à résister à toute tentative d’occupation «israélienne» de territoires libanais, avertissant qu’une offensive majeure aurait également des conséquences pour les colonies «israéliennes» illégales.
Reuters précise ne pas avoir été en mesure de vérifier de manière indépendante la situation militaire autour d’Ali al-Taher. «Israël» a refusé de commenter les informations faisant état de la mise en garde iranienne, tandis qu’un responsable de la Maison-Blanche a contesté ces informations.
L’escalade des tensions met en évidence les enjeux régionaux plus larges liés à la situation dans le sud du Liban. Toute tentative d’«Israël» d’étendre son contrôle pourrait entraîner une riposte directe du Hezbollah et potentiellement conduire l’Iran à s’impliquer davantage dans le conflit, faisant craindre que l’actuel face-à-face ne dégénère en une guerre régionale beaucoup plus vaste.
