Iran: L’attaque américaine contre une cérémonie de mariage ne restera pas impunie, promet le CGRI
Par AlAhed avec agences
Le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Ahmad Vahidi, a déclaré que l’attaque américaine contre une cérémonie de mariage à Kouhestak, dans la province d’Hormozgan, «ne restera pas impunie» et que les auteurs de ce crime odieux finiront par rendre des comptes.
Dans un message adressé aux familles des victimes, jeudi 3 septembre, le général Ahmad Vahidi a présenté ses condoléances à la suite de l’attaque contre cette cérémonie de mariage dans la région de Kouhestak, soulignant que le CGRI et les autres forces armées iraniennes continueraient de garantir la sécurité et la stabilité du pays.
«Le Corps des gardiens de la Révolution islamique et les puissantes forces armées de la République islamique d’Iran honorent le sang versé de ces êtres chers et des autres personnes tombées en martyrs lors des deuxième et troisième guerres imposées par les États-Unis et l’entité sioniste, en particulier lors de la bataille d’Ormuz», a-t-il déclaré.
Pour rappel, l’armée américaine a bombardé une cérémonie de mariage à Kouhestak, dans le comté de Sirik (province d’Hormozgan), mardi vers 20h00, heure locale. L’attaque a fait cinq martyrs, dont un enfant de quatre ans, et plus de 70 blessés.
Le commandant en chef du CGRI a affirmé que l’attaque révélait une fois de plus le «visage maléfique et démoniaque» des États-Unis, fustigeant Washington pour avoir perpétré un acte terroriste et inhumain visant à priver les Iraniens de joie et à semer la terreur parmi les civils innocents.
Il a assuré que cette attaque, qui a coûté la vie à des personnes innocentes, «ne restera pas impunie» et que les auteurs de ce crime odieux finiront par rendre des comptes.
Le général Vahidi a présenté ses condoléances aux familles des victimes, au peuple iranien et aux dirigeants iraniens, qualifiant l’incident de «perte tragique et déchirante».
À la fin de sa lettre, il a déclaré que les forces armées iraniennes continueraient, «avec la plus grande force et la plus grande détermination», à protéger la sécurité du pays et la tranquillité du peuple iranien.
Un «crime de guerre inoubliable»
Toujours jeudi, le Corps des gardiens de la Révolution islamique a condamné dans un communiqué les attaques délibérées de l’armée américaine contre ce mariage.
«Aujourd’hui, il est devenu clair pour les nations du monde que le fait d’attaquer des civils afin de semer la peur et la terreur provient de la doctrine lâche de l’armée américaine», a affirmé le CGRI, qualifiant l’attaque du 1er septembre de «crime de guerre inoubliable».
L’attaque a suscité des réactions de la part de la population, des médias et des personnalités libres du monde entier, y compris certains médias américains.
Par la suite, l’armée et les responsables américains, accusés d’avoir «tué des enfants», ont publié plusieurs déclarations cherchant à nier toute attaque délibérée contre les civils.
L’armée américaine continue de manière «ridicule» à nier les attaques contre les civils alors que cette «sauvagerie» s’inscrit dans un schéma récurrent, ajoute le communiqué du CGRI.
«La honte du dernier crime américain contre l’Iran ne sera jamais effacée du bilan de ceux qui dirigent la Maison-Blanche», souligne-t-il.
Selon le CGRI, les dirigeants américains doivent répondre devant la communauté internationale du «bilan désastreux» de leurs attaques contre des cérémonies de mariage dans différents pays, et se demander si tous ces incidents pouvaient être accidentels ou le résultat d’erreurs.
Le CGRI fait également allusion dans son communiqué à une série d’attaques américaines contre des cérémonies de mariage en Afghanistan, en Irak et au Yémen au cours des deux dernières décennies, affirmant qu’elles avaient causé de lourdes pertes civiles.
Le CGRI a cité, dans son communiqué, plus de 100 morts en Afghanistan en 2002, 42 en Irak en 2004, 47 en Afghanistan en 2008 et 37 — dont 23 enfants — plus tard la même année. Il fait également état d’une attaque en Afghanistan en 2012 qui a tué 18 personnes, dont neuf enfants, et d’une frappe menée en 2015 contre un mariage au Yémen, qui aurait coûté la vie à 131 femmes et enfants.
«Est-il possible que tous ces incidents soient accidentels et se soient produits par erreur?», s’interroge le CGRI.
Au lieu de présenter des excuses, les dirigeants américains ont une fois de plus eu recours au mensonge pour se soustraire à leurs responsabilités, comme dans les cas des crimes commis lors du massacre de l’école de Minab, de l’attaque contre un stade sportif à Lamerd et du raid aérien sur un immeuble dans le sud de l’île de Qeshm.
L’Iran a riposté à ce nouveau crime américain en éliminant des «terroristes sanguinaires» du Commandement central américain (CENTCOM) et en attaquant les bases militaires des États-Unis dans la région.
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