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Imam des opprimés

Fouilles à nu, privations et pressions: Les détenues palestiniennes dans les prisons «israéliennes» en danger

Fouilles à nu, privations et pressions: Les détenues palestiniennes dans les prisons «israéliennes» en danger
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Par AlAhed avec sites web

La santé de plusieurs Palestiniennes détenues par «Israël» s’est détériorée dans un contexte de multiplication des perquisitions, des fouilles et des mesures punitives, a indiqué la Commission des affaires des détenus et des ex-détenus.

Selon la Commission, environ 92 Palestiniennes sont actuellement dans des prisons «israéliennes». L’organisme palestinien chargé du dossier des prisonniers affirme que les témoignages recueillis auprès de détenues font état de surpopulation, de pénuries de produits de première nécessité, de mauvaise qualité de la nourriture et de soins médicaux insuffisants dans les prisons et les centres d’interrogatoire.

D’après la commission, ces conditions ont des conséquences physiques et psychologiques croissantes sur les détenues.

Parmi elles figure Abeer Odeh, originaire de Tulkarem, en Cisjordanie occupée, qui souffre d’asthme ainsi que de problèmes à l’œsophage et au dos. Odeh, qui avait subi une intervention chirurgicale avant son arrestation, affirme ne recevoir qu’un traitement pour l’estomac alors qu’elle aurait besoin de soins supplémentaires.

Elle a également indiqué que les autorités pénitentiaires avaient perquisitionné, le 17 août, les cellules occupées par des détenues à la prison de «Damon», avant de mener une nouvelle opération le lendemain. Les prisonnières auraient été forcées de sortir de leurs cellules et leurs vêtements ainsi que leurs effets personnels auraient été confisqués.

Des problèmes médicaux signalés

La commission affirme également que Yasmine Shaaban, originaire de Jénine, nécessite un traitement pour une affection utérine. Shaaban avait déjà passé environ neuf ans dans les prisons «israéliennes» avant d’être de nouveau détenue en mai 2025. Cinq ordres de détention administrative auraient depuis été émis à son encontre, selon la commission.

L’organisme a par ailleurs indiqué que Nadine al-Daghamin, originaire d’as-Samu, au sud d’al-Khalil (Hébron), souffre d’une importante éruption cutanée et d’allergies, tandis que Shahd Adi, originaire de Beit Ummar, a contracté la gale.

La commission a également affirmé que le «ministre israélien de la Sécurité nationale», Itamar Ben-Gvir, s’était rendu le 19 août à la prison de «Damon», où il aurait menacé des prisonniers palestiniens et évoqué les mesures qui leur sont imposées.

Elle s’est en outre inquiétée de l’état de santé de Dima Mohammed Amin, une médecin palestinienne âgée de 54 ans, détenue le 18 août. Selon la commission, Amin a présenté des symptômes d’infarctus et subi un cathétérisme cardiaque. Elle souffre également d’hypoglycémie, d’une tension artérielle instable, d’un taux élevé de cholestérol et de vertiges.

Après la visite d’un avocat au centre d’interrogatoire de la «Moskova», Amin aurait fait état de pénuries de nourriture et de vêtements, de fouilles répétées, de cris et de pressions psychologiques.

Elle affirme également que des détenues étaient traînées de force hors de leurs cellules et contraintes de rester debout dans un coin sans pouvoir se déplacer.

La commission estime que les conditions de détention d’Amin présentent des risques supplémentaires pour sa santé et qu’elle nécessite une prise en charge médicale continue.

Environ 92 Palestiniennes détenues

Selon la Commission des affaires des détenus et des ex-détenus, environ 92 Palestiniennes sont actuellement détenues dans des prisons et centres de détention «israéliens». a plupart des détenues se trouvent à la prison de «Damon», près de «Haïfa», parmi lesquelles figurent deux enfants, une femme enceinte de trois mois, 25 personnes en détention administrative, trois journalistes, deux détenues atteintes d’un cancer et deux femmes incarcérées depuis avant octobre 2023.

Les détenues subissent des difficultés accrues en raison des pressions physiques et psychologiques qui leur sont imposées au sein des prisons «israéliennes».

Selon Amani Sarahneh, porte-parole du Club des prisonniers palestiniens, les détenues sont confrontées à de graves privations, notamment en ce qui concerne leurs besoins spécifiques en tant que femmes. Elle a ajouté que l’administration pénitentiaire «israélienne» utilise délibérément ces privations comme une forme de punition.

Elle a ajouté que les détenues sont victimes d’abus et d’humiliations constants, ainsi que de sanctions arbitraires telles que l’isolement cellulaire. Dans de nombreux cas, une seule cellule accueille entre neuf et dix détenues sans que les besoins les plus élémentaires ne soient satisfaits.

«Parmi les détenues, on trouve des médecins, des journalistes, des avocates, des étudiantes, des militantes, des mères, des épouses, ainsi que des sœurs et des mères de martyrs. Au moins 40 d’entre elles sont mères, et la plupart des arrestations reposent sur de vagues allégations d’incitation», a déclaré Sarahneh.

Deux des détenues ont moins de 18 ans, dont une mineure placée en détention administrative sans avoir été inculpée.

«L’un des principaux défis auxquels sont confrontées les détenues est la pratique des fouilles à nu humiliantes, effectuées à plusieurs reprises depuis le moment de leur arrestation jusqu’à leur transfert à la prison de Damon », a-t-elle déclaré.

«Elles sont contraintes de se déshabiller sous prétexte d’une inspection. Leurs cellules font l’objet de perquisitions constantes et sont aspergées de gaz lacrymogène. Des chiens policiers sont utilisés lors des fouilles à l’intérieur des cellules, et les détenues sont contraintes de s’asseoir dans des positions humiliantes», a-t-elle conclu.

 

 

 

 

 

 

 

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