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Imam des opprimés

Première escalade depuis un mois: Frappes américaines sur l’île de Larak, riposte iranienne sur des cibles militaires US en Jordanie

Première escalade depuis un mois: Frappes américaines sur l’île de Larak, riposte iranienne sur des cibles militaires US en Jordanie
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Par AlAhed avec AFP

Après un mois d’un calme relatif entre Washington et Téhéran, les États-Unis ont mené dimanche le 30 août des frappes sur l’île iranienne de Larak, située dans le stratégique détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en visant deux bases américaines en Jordanie.

Ces bombardements menacent de remettre en cause plusieurs semaines d’accalmie dans la guerre au Moyen-Orient, qui vient de passer le cap des six mois, alors que Donald Trump a affirmé privilégier la pression économique contre Téhéran.

«Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak», située dans le stratégique détroit d’Ormuz, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins.

L’attaque a fait deux martyrs et deux blessés, selon l’agence iranienne de presse Tasnim.

Il y aura «une réponse et une punition», a immédiatement réagi Téhéran.

Téhéran réplique et frappe la Jordanie

Après avoir averti des «représailles», les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir attaqué des installations de l’armée américaine en Jordanie.

Ces attaques ont visé des installations techniques et de maintenance ainsi que des avions positionnés sur deux bases aériennes en Jordanie, ont précisé les Gardiens dans un communiqué cité par les médias d’État iraniens.

«Tout acte d’hostilité se heurtera à des représailles encore plus puissantes», ont-ils annoncé.

Le pétrole repart à la hausse

Le conflit au Moyen-Orient continue d’ébranler l’économie mondiale en entraînant notamment une envolée des prix du pétrole.

Après l’annonce des nouvelles frappes américaines, les cours de l’or noir sont repartis en hausse lundi matin en Asie, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, prenait 2,59 % peu avant 2h GMT, repassant ainsi au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars, à 90,38 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, progressait de 2,40 % à 85,40 dollars.

Intensification de la pression économique

Le département ‌américain du ‌Trésor va vraisemblablement dévoiler de manière hebdomadaire de nouvelles sanctions ‌dites secondaires destinées à ⁠intensifier la pression économique sur l’Iran, avec le secteur bancaire comme priorité initiale, a ‌déclaré dimanche le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.

Alors que Washington a imposé la semaine dernière des sanctions ‌contre les filiales de la banque égyptienne Misr aux Émirats arabes unis pour les liens financiers présumés de celles-ci avec Téhéran, ‌Scott Bessent a dit que la ‌prochaine étape pourrait être de couper entièrement une institution bancaire du système financier basé sur ‌le dollar.

«Vous allez voir davantage (de ces sanctions) chaque semaine», a-t-il déclaré dans ⁠un ⁠entretien à Reuters en ‌amont d’une réunion des ministres des Finances du G20 à Asheville en Caroline du Nord.

«Nous commençons avec les banques, et nous leur disons qu’il n’est pas acceptable d’avoir de l’argent iranien et d’aider le régime», a-t-il ajouté.

Scott Bessent a exprimé également son intention ‌d’inciter ses pairs du G20 et les gouverneurs des banques centrales à rompre leurs liens économiques avec l’Iran ou ‌à s’exposer à des sanctions secondaires.

La Chine refuse de suivre Washington

En dépit de la posture de Scott Bessent et des sanctions envisagées sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime, Pékin a déjà assuré vouloir défendre «fermement» ses intérêts et sa coopération avec l’Iran.

Le président chinois Xi Jinping participe d’ailleurs lundi à un sommet régional de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), où sont également attendus les présidents iranien Massoud Pezeshkian et russe Vladimir Poutine.

La réunion de ce bloc régional au Kirghizistan doit accueillir également le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

Même si Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à «de nombreuses difficultés économiques», Téhéran assure que les États-Unis n’obtiendront «rien» avec les pressions économiques.

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