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Imam des opprimés

Pezeshkian: L’Iran et la Russie peuvent affronter à l’unilatéralisme américain

Pezeshkian: L’Iran et la Russie peuvent affronter à l’unilatéralisme américain
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Par AlAhed avec sites web

«Les États-Unis ne disposaient d’aucun droit légal ou international pour imposer des sanctions à l’Iran», a affirmé le président iranien Massoud Pezeshkian, estimant que Téhéran et Moscou pouvaient renforcer leur coopération afin de faire face à l’unilatéralisme de Washington.

M. Pezeshkian s’exprimait mardi 1er septembre lors d’une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à Bichkek, au Kirghizistan.

Sur fond de nouvelles mesures coercitives américaines visant l’Iran, le président iranien a appelé les grandes puissances à ne pas recourir à leur puissance militaire ou politique pour mener des actions contraires au droit international.

Remerciant Vladimir Poutine pour le soutien de Moscou à Téhéran, M. Pezeshkian a qualifié les relations entre les deux pays de «stratégiques».

«Nous (...) vous remercions pour vos prises de position à chaque étape, tant durant la période où les combats et les actes d'agression étaient en cours que dans les circonstances normales, lorsque les États-Unis nous imposaient des sanctions», a-t-il déclaré.

De son côté, Vladimir Poutine a exprimé sa solidarité avec le peuple iranien face à la guerre d’agression américano-«israélienne». Il a assuré que la Russie continuerait de développer ses relations économiques et commerciales avec l’Iran malgré les tensions militaires et politiques persistantes.

Le président russe a également affirmé que la coopération entre Moscou et Téhéran progressait à un rythme «très soutenu» dans plusieurs domaines, dans le cadre de l’accord de coopération bilatéral.

Selon la présidence iranienne, les deux dirigeants ont examiné l’état des relations bilatérales et discuté des moyens de renforcer et d’élargir leur coopération dans différents secteurs.

Cette rencontre intervient alors que Washington menace d’imposer de nouvelles sanctions aux pays entretenant des relations économiques avec l’Iran, notamment la Russie et la Chine.

Pezeshkian appelle à un ordre mondial multipolaire

Lors de son intervention au sommet de l’OCS, Massoud Pezeshkian a également plaidé en faveur d’un ordre mondial multipolaire fondé sur le multilatéralisme, l’égalité souveraine des États et le respect du droit international.

Il a estimé que la volonté croissante des pays de participer davantage aux décisions internationales ne devait pas conduire à remplacer un centre de pouvoir par un autre ni à transférer l’hégémonie d’une puissance à une autre.

Le président iranien a appelé à une action plus efficace et impartiale de l’ONU et du Conseil de sécurité face aux crises internationales. Il a rappelé que l’ONU avait pour responsabilité première de préserver la paix et la sécurité internationales, de prévenir les conflits et de favoriser leur règlement par des moyens pacifiques.

M. Pezeshkian a toutefois jugé «très décevante» la réponse de l’ONU et du Conseil de sécurité aux événements à Gaza et au Liban ainsi qu’à la récente guerre contre l’Iran. Il a dénoncé, à cette occasion, l’agression militaire, de génocide, de crimes de guerre, de terrorisme et de sanctions illégales.

Évoquant les frappes américano-«israéliennes» contre des infrastructures civiles, des installations vitales et des sites nucléaires iraniens à vocation pacifique, il a estimé que ces attaques constituaient une violation flagrante de la Charte des Nations unies et du droit international.

Il a averti que la poursuite de telles actions risquait d’affaiblir la confiance des États dans les mécanismes internationaux et dans le processus diplomatique.

Dans ce contexte, le président iranien a réaffirmé que la diplomatie et les négociations restaient la principale voie pour régler les différends, à condition qu’elles soient fondées sur la bonne foi, le respect des engagements et le rejet de toute forme de coercition.

Le mémorandum Iran–États-Unis au cœur des critiques

S’exprimant plus tôt devant le sommet de l’OCS, M. Pezeshkian avait également accusé l’administration Trump d’avoir formulé des exigences excessives et de ne pas avoir respecté ses engagements dans le cadre du mémorandum d’entente conclu entre l’Iran et les États-Unis en juin.

Selon les autorités iraniennes, cet accord, signé le 17 juin par Massoud Pezeshkian et Donald Trump, devait contribuer à mettre fin à l’agression américano-israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février.

Téhéran affirme que Washington n’a pas respecté plusieurs engagements prévus par le mémorandum, notamment le déblocage d’avoirs iraniens gelés, la levée des sanctions et la fin du blocus naval visant les ports iraniens.

Le 18 août, le délai de 60 jours prévu par le mémorandum est arrivé à échéance. Selon Téhéran, Washington n’a toutefois manifesté aucun intérêt pour sa prolongation et a poursuivi sa politique de pression économique contre l’Iran.

 

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