La tromperie européenne: Des sanctions contre «Israël» en façade, des contrats d’armement en coulisses
Par AlAhed avec sites web
Le quotidien «israélien» «Maariv» a rapporté mardi que certains pays européens qui ont décidé d’imposer des sanctions à «Israël» se livrent à une forme de «tromperie publique», alors qu’en coulisses, ils continuent de conclure avec «Tel-Aviv» d’importants contrats dans le domaine de la sécurité.
Selon le journal, ces pays, qui durcissent leur discours, imposent des sanctions et réduisent leurs relations politiques avec «Israël», continuent parallèlement de conclure des accords pour acquérir des armes, des technologies et des équipements de sécurité «israéliens».
Un responsable politique cité par le quotidien a déclaré : «La plupart de ces pays pratiquent la duplicité et tiennent un double discours.»
Le journal revient notamment sur la décision de l’Espagne, annoncée en septembre dernier, d’adopter une loi visant à instaurer une interdiction étendue des armes et équipements militaires «israéliens». Il apparaît toutefois que cette interdiction comporte plusieurs exceptions gouvernementales. Une source «israélienne» citée par «Maariv» a confirmé que certains contrats militaires se poursuivaient malgré tout.
Selon le quotidien, le gouvernement espagnol a récemment autorisé Airbus à continuer d’utiliser des technologies «israéliennes» dans le cadre de projets stratégiques, après qu’il est apparu qu’un arrêt total de leur utilisation pourrait affecter la capacité de production, l’emploi ainsi que certains projets sécuritaires pour lesquels aucun remplacement immédiat n’est disponible.
La source «israélienne» affirme que l’Espagne a annulé certains accords sécuritaires et cherche à réduire sa dépendance à l’égard d’«Israël» dans ce domaine. Toutefois, plusieurs contrats et projets continuent d’être exécutés comme auparavant.
Aux Pays-Bas, alors que le pays œuvre à interdire les produits issus des colonies, son ministère de la Défense continue d’acheter des systèmes «israéliens».
Il en va de même pour la Finlande, qui a prolongé son accord de coopération en matière de défense avec «Israël» jusqu’en 2034. «Tel-Aviv» est actuellement le deuxième fournisseur étranger d’armes de la Finlande.
Dans le même temps, l’Allemagne continue de renforcer sa coopération militaire avec «Israël», tout en critiquant certaines de ses politiques, notamment concernant le projet de colonisation E1 et les constructions dans les colonies.
Les pays baltes se tournent davantage vers les technologies «israéliennes»
Dans les pays baltes, «Israël» fait état d’une hausse de la demande pour ses systèmes de défense, sur fond de préoccupations croissantes face à la Russie.Selon des sources politiques «israéliennes», les États baltes se considèrent comme étant «en première ligne» et craignent d’être les prochains visés en cas d’aggravation de la menace russe.
La guerre en Ukraine et les inquiétudes liées à la Russie ont profondément modifié les priorités sécuritaires du continent européen. Les pays européens accélèrent l’augmentation de leurs budgets de défense et recherchent des systèmes ayant fait leurs preuves sur le terrain. Dans certains secteurs, les technologies «israéliennes» ne disposent par ailleurs pas d’équivalent européen facilement disponible, souligne «Maariv».
Selon le quotidien «israélien», «Tel-Aviv» s’efforce de dissocier autant que possible les différends politiques avec les gouvernements européens de ses relations sécuritaires avec eux.
«Israël» ne se précipite pas pour suspendre ses accords sécuritaires en réponse aux critiques politiques. «Nous sommes réalistes», déclarent des sources politiques «israéliennes» citées par le journal.
«Israël» veut préserver ses marchés d’armement
Du point de vue «israélien», l’arrêt de ces accords pourrait nuire à «l’industrie de défense nationale», entraîner une perte de parts de marché au profit de concurrents, notamment la France, et réduire l’influence acquise grâce aux relations établies de longue date entre
les industries «israéliennes» et les appareils sécuritaires européens.
L’intérêt d’«Israël» se mesure également à travers les chiffres. En 2025, les exportations «israéliennes» de défense ont atteint un niveau record de 19,2 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 30 % en un an et plus du double en cinq ans.
Le «ministère israélien de la Guerre» considère l’expansion des exportations d’armes comme un moyen de renforcer «l’industrie nationale», de financer les besoins sécuritaires de l’entité et de servir ses objectifs politiques.
En «Israël» également, il n’existe toutefois pas de séparation totale entre considérations politiques et impératifs sécuritaires. Un contrat peut être suspendu en cas de risque de fuite technologique, de transfert d’un système à une partie hostile ou de toute autre menace pour la sécurité.
Les sources politiques «israéliennes» n’excluent pas non plus que des considérations politiques puissent, dans certaines circonstances, influencer la conclusion ou le maintien d’un contrat.
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