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Imam des opprimés

Iran: Qalibaf ironise sur le «Jour J économique» du secrétaire américain au Trésor

Iran: Qalibaf ironise sur le «Jour J économique» du secrétaire américain au Trésor
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Par AlAhed avec agences

Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf a dénoncé les menaces et les déclarations contradictoires du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, concernant une nouvelle vague de sanctions illégitimes contre l’Iran.

Dans une publication diffusée mardi sur le réseau social X, le haut responsable parlementaire a pointé le décalage manifeste entre l’emphase martiale de l’administration américaine et ses rétropédalages immédiats face à la presse.

Alors que Scott Bessent qualifiait la veille ces mesures d’un retentissant «Jour J économique» (en référence explicite au débarquement allié de 1944 en Normandie), il s’est montré beaucoup plus circonspect lorsqu’un journaliste l’a interrogé sur la portée réelle et les risques d’une telle analogie: «Pourquoi voudrais-je faire exploser le système financier mondial?», a alors rétorqué le secrétaire au Trésor.

«Lui: "Le Jour J économique. " Et cinq secondes plus tard, le même: "Pourquoi voudrais-je faire sauter le système financier mondial?"» a écrit M. Qalibaf dans sa publication, citant l’échange.

Il s’est ensuite adressé à Scott Bessent sur un ton interrogateur: «Monsieur, nous ne sommes pas en Normandie. C’est une soirée d’improvisation et vous avez oublié votre propre texte.»

Cette annonce intervient après l’échec cuisant des États-Unis à atteindre leurs objectifs lors de la dernière vague d’agression non provoquée menée conjointement avec «Israël» contre l’Iran, du 28 février au 7 avril.

L’agression n’a pas permis aux alliés d’atteindre leurs objectifs, à savoir renverser l’Ordre islamique iranien et affaiblir irréversiblement les capacités de défense du pays.

Elle s’est au contraire heurtée à au moins une centaine de vagues de représailles iraniennes implacables, contraignant le président américain Donald Trump à annoncer un cessez-le-feu unilatéral.

Les États-Unis ont toutefois violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu et un mémorandum d’entente conclu en juin, en ciblant le territoire iranien et en tentant d’imposer un transit maritime illégal par le détroit d’Ormuz.

Ces violations ont suscité une riposte cinglante iranienne, caractérisée par des frappes décisives contre des cibles hostiles dans toute la région et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Téhéran a promis de contrer fermement toute pression économique, y compris en ciblant les pays susceptibles d’aider Washington à mener une telle campagne de pression.

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