Cisjordanie occupée: 4 113 attaques de colons «israéliens» en sept mois, une hausse de 63 %
Par AlAhed avec sites web
La Commission de résistance au mur et à la colonisation a révélé une hausse dramatique des attaques commises par des colons «israéliens» en Cisjordanie occupée au cours des sept premiers mois de l’année 2026, marquant un bond de 63 % par rapport à la même période l’an dernier.
D’après un communiqué publié par l’organisme, pas moins de 4 113 agressions ont été comptabilisées entre le début de l’année et la fin du mois de juillet, contre 2 524 durant la même période en 2025 — soit 1 589 violences supplémentaires.
La Commission souligne que les chiffres de cette année dépassent, sans exception, ceux enregistrés lors de chaque mois correspondant en 2025, témoignant d’une intensification constante de ces exactions.
La violence a atteint son paroxysme au début de l’été : 748 attaques ont été recensées en juin et 798 en juillet, contre respectivement 442 et 466 durant ces mêmes mois un an plus tôt.
Bien que la courbe mensuelle n’ait pas progressé de manière linéaire, le niveau de violence est resté particulièrement élevé avant de s’emballer à l’approche du milieu de l’année, traduisant à la fois la répétition des assauts et l’élargissement de leur portée géographique.
Un terrorisme soutenu par l’État d’apartheid expansionniste sioniste
La Commission insiste sur le fait que ces violences ne peuvent plus être abordées comme des incidents isolés. Elles s’inscrivent directement dans un «environnement de facilitation politique, sécuritaire et juridique» qui n’a cessé de se renforcer depuis l’arrivée au pouvoir du «gouvernement d’extrême droite» fin 2022.
Cette flambée de violence va de pair avec la prolifération des avant-postes coloniaux — notamment pastoraux —, l’armement massif des colons et l’intégration de certains d’entre eux au sein de formations sécuritaires. Le tout s’accompagne d’une protection militaire systématique et d’une totale impunité face aux crimes commis contre la population palestinienne.
L’organisme pointe également du doigt une véritable «division du travail» entre l’armée d 'occupation et ses colons pour confisquer les terres et bloquer l’accès des Palestiniens à leurs champs et à leurs moyens de subsistance.
«La timidité des réactions internationales et l’absence totale de mécanismes de dissuasion ou de sanctions ont fini par transformer ces attaques d’incidents isolés en un outil méthodique. L’objectif est clair : imposer une nouvelle réalité sur le terrain et acculer les communautés palestiniennes au repli et à l’exil forcé», a-t-il mis en garde.
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