«Israël» stupéfait par la vitesse à laquelle Téhéran a reconstitué son potentiel militaire
Par AlAhed avec sites web
Quatre mois après la fin de l’agression «israélo»-américaine contre l’Iran, Téhéran a déjà reconstruit l’essentiel de ses capacités militaires, notamment dans le domaine balistique. Des responsables du l’armée «israélienne» et du «Mossad» ont fait part de leur stupéfaction face à ce redressement, rapporte le «Jerusalem Post».
Pendant des mois après la fin de l’agression en avril, les experts militaires «israéliens» défendaient un même récit : les frappes menées contre l’Iran auraient reculé son potentiel militaire de plusieurs années. Des médias étrangers avaient pourtant déjà relevé des failles dans cette évaluation dès le mois de mars. L’armée «israélienne» reconnaît désormais s’être trompée, la reconstruction iranienne s’étant révélée «étonnamment rapide» dans plusieurs domaines à la fois.
Ce scénario s’était déjà produit à deux reprises. Après des frappes «israéliennes» menées en octobre 2024 contre une vingtaine de cibles balistiques et industrielles, l’armée «israélienne» estimait avoir retardé la production de missiles iraniens d’un an ou plus. Dès le début 2025, elle constatait que Téhéran avait entièrement restauré sa cadence de production. Une nouvelle série de frappes, menée en juin 2025 contre une centaine de sites, avait ensuite fait passer l’arsenal iranien de 1 300 à 2 500 missiles en l’espace de huit mois. C’est donc la troisième fois que l’armée «israélienne» se retrouve prise de court par le rythme de reconstitution des forces iraniennes.
Des tunnels rouverts aux bulldozers
Selon le New York Times, l’Iran serait parvenu à rouvrir des installations souterraines de missiles à l’aide de bulldozers, plus rapidement que ne l’anticipaient les services «israéliens». Le «Jerusalem Post» affirme avoir confirmé de manière indépendante des déclarations de hauts responsables iraniens selon lesquelles la production de nouvelles armes aurait repris à un rythme largement supérieur aux prévisions.
Un débat existait jusqu’ici sur le nombre exact de missiles à longue portée conservés par Téhéran après la guerre, entre 500 et 1 000 selon les estimations. Cette question perdrait désormais de son importance face à la vitesse de reconstruction observée, selon des responsables cités par le journal.
Un retour au niveau d’avant-guerre anticipé pour 2027
Si l’Iran retrouve une cadence de production de 100 à 300 missiles balistiques par mois, son arsenal pourrait revenir au niveau de juin 2025 dès le début ou le milieu de l’année 2027, et représenter à nouveau une menace majeure d’ici 2028, selon ces mêmes sources. Même dans un scénario plus lent, une menace balistique existentielle pourrait redevenir d’actualité en «Israël» d’ici quelques années.
Cette évaluation pourrait influencer la stratégie «israélienne» sur l’opportunité d’une nouvelle offensive, indépendamment des négociations en cours sur le détroit d’Ormuz et sur le dossier nucléaire.
