«Israël»: Deux hauts responsables du «Mossad» limogés après l’échec du plan de changement de régime en Iran
Par AlAhed avec sites web
Deux des plus hauts responsables du «Mossad» étroitement impliqués dans l’élaboration d’un plan infructueux visant à renverser le régime iranien, ont été limogés, a rapporté jeudi 7 août la chaîne d’information Channel 12.
Selon Channel 12, l’un des responsables occupait depuis décembre le poste de directeur du renseignement du «Mossad», et l’autre était à la tête de la division Iran de l’agence.
La chaîne a indiqué que les deux hommes figuraient parmi les architectes d’un plan opérationnel écrit visant à renverser la République islamique avec l’aide des minorités iraniennes, encourageant ainsi la reprise des manifestations de masse pour chasser le régime.
Benjamin Netanyahu avait évoqué ce plan lorsqu’il a tenté de persuader le président américain Donald Trump d’entrer en guerre en février contre la République islamique.
Le plan du «Mossad» prévoyait, selon certaines sources, des frappes «israéliennes» contre les positions du Corps des gardiens de la révolution islamique le long de la frontière irano-irakienne, au Kurdistan iranien. Ces frappes visaient à permettre aux combattants kurdes de pénétrer en Iran, d’après le New York Times, et de progresser vers les villes kurdes du nord-ouest du pays. Le «Mossad» leur aurait fourni des armes saisies au Hamas dans la bande de Gaza et au Hezbollah au Liban, ainsi que des véhicules et un soutien financier. Les équipements auraient compris des armes légères, des missiles antichars, des grenades et des obus de mortier.
Selon le reportage, le plan «a soit échoué de manière retentissante, soit n'a jamais été mis en œuvre».
Des sources sécuritaires indiquent toutefois que les relations entre Roman Gofman et les deux responsables étaient tendues depuis le début de leur collaboration. Elles affirment que leur départ intervient d'un commun accord. Néanmoins, le moment choisi et le fait qu'ils soient directement associés à ce projet laissent penser que le directeur du «Mossad» les tient pour responsables de son échec.
