L’Iran dénonce «l’hypocrisie» de la France en matière de droits humains
Par AlAhed avec agences
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué la France et d’autres pays qui, tout en prônant les droits de l’homme et le droit international, soutiennent les crimes de guerre «israéliens» et américains.
M. Araghchi a fait ces remarques dans un message publié sur X jeudi, après que le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que 32 États, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ainsi que la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité avaient condamné, dans un communiqué commun, le recours à la peine capitale contre des émeutiers liés à des puissances étrangères en Iran.
«Des pays comme la France devraient cesser de donner des leçons au monde sur les “droits de l’homme” et le droit international. Leur hypocrisie est flagrante et embarrassante», a dénoncé le chef de la diplomatie iranienne.
«Votre soutien au génocide commis par Israël à Gaza — ainsi qu’à l’agression contre l’Iran — a anéanti toute supériorité morale que vous pensiez avoir», a-t-il ajouté.
«Israël» a lancé une guerre de génocide contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023, à la suite d’une opération historique menée par le mouvement de résistance palestinien Hamas contre l’entité usurpatrice, en représailles à l’intensification de ses atrocités contre le peuple palestinien.
En 2025, «Tel-Aviv» a accepté un cessez-le-feu après l’échec de son offensive militaire à atteindre les objectifs qu’il s’était fixés.
Depuis lors, «Israël» poursuit ses attaques contre Gaza en violation de la trêve.
Au cours de ces trois dernières années, «Israël» a massacré au moins 73.388 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, et en a blessé 174.259 autres.
«Israël» et les États-Unis ont également mené deux agressions non provoquées contre l'Iran, la première, d'une durée de 12 jours en juin 2025 et la seconde, du 28 février au 7 mars 2026.
Dans les deux guerres, la courageuse résistance de l’Iran et ses opérations de représailles décisives ont contraint les ennemis à accepter un cessez-le-feu.
Un mémorandum d’entente a été alors conclu à Islamabad entre l’Iran et les États-Unis, sous la médiation du Pakistan, prévoyant la fin des opérations militaires et l’ouverture de négociations en vue d’un accord définitif.
Washington n'a pas toutefois respecté ni le cessez-le-feu ni les engagements pris dans le cadre de cet accord.
La campagne anti-iranienne du duo «israélo»-américain ne s'est toutefois pas limitée aux attaques miliaires; elle a également ciblé la population iranienne à l'intérieur du pays.
En janvier dernier, des émeutes soutenues par l’étranger ont éclaté à Téhéran et dans plusieurs autres villes iraniennes, faisant de nombreux morts et causant d’importants dégâts aux biens publics.
Ce qui avait commencé comme des manifestations pacifiques motivées par des revendications économiques dans le Grand Bazar de Téhéran s'est progressivement transformé en violentes émeutes, les services d’espionnage étrangers ayant exploité les protestations pour faire avancer un projet de «changement de régime» visant la République islamique d’Iran.
Les 8 et 9 janvier en particulier, des émeutiers et des terroristes lourdement armés ont semé le chaos dans certains quartiers de Téhéran et d’autres villes du pays, s'en prenant aux forces de sécurité et incendiant des biens publics et privés, notamment des magasins, des bus et des mosquées.
Les autorités iraniennes ont établi un lien entre ces émeutes et actes terroristes, d’une part, et les États-Unis ainsi que l’entité «israélienne», d’autre part.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a notamment affirmé que les émeutiers armés avaient été entraînés par les services de renseignement américains et israéliens.
Des observateurs ont averti que les États-Unis avaient fomenté des émeutes en Iran afin de déstabiliser ce pays d’Asie de l’Ouest et de piller son pétrole ainsi que ses autres ressources naturelles.
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