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Imam des opprimés

Guerre contre l’Iran: Pékin accuse Washington d’avoir plongé la région dans «un précipice»

Guerre contre l’Iran: Pékin accuse Washington d’avoir plongé la région dans «un précipice»
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Par AlAhed avec AFP

Le représentant de la Chine au Conseil de sécurité de l’ONU a accusé mardi le 14 juillet les États-Unis d’avoir plongé le Moyen-Orient «dans un précipice» en lançant son conflit contre l’Iran.

Intervenant lors d’une discussion sur le mouvement de résistance yéménite Ansarullah, le représentant permanent adjoint Sun Lei a estimé que «les États-Unis portent une responsabilité incontestable dans la situation actuelle au Yémen et en mer Rouge».

«Ce sont les États-Unis qui entravent les efforts du Conseil visant à mettre fin aux hostilités, à protéger la population de Gaza et à empêcher l’aggravation des tensions» dans la région, a-t-il souligné.

«Sans l’autorisation du Conseil de sécurité et alors même que des négociations étaient en cours entre les États-Unis et l’Iran, les États-Unis ont lancé des frappes militaires contre l’Iran, plongeant une fois de plus la région dans un dangereux précipice», a encore dit le diplomate.

Sun Lei réagissait à la mise en cause de son pays par l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU Mike Waltz, qui venait d’accuser la Chine d’avoir violé l’embargo sur les armes imposé à Ansarullah.

«Des États comme l’Iran et, dans une certaine mesure, des entreprises et entités chinoises, ont violé la résolution 2216 sans que cela n’entraîne de véritables conséquences», a jugé Mike Waltz.

La résolution 2216 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2015 exige d’Ansarullah qu’il cesse les frappes.

Elle impose un embargo ciblé sur les armes à destination du mouvement et de ses alliés, ainsi que des sanctions individuelles (gel des avoirs et interdiction de voyager).

Lundi le 13 juillet, l’armée yéménite a frappé plusieurs cibles saoudiennes au moyen de missiles et de drones, en riposte au bombardement de l’aéroport international de Sanaa par l’Arabie saoudite.

Au terme d’une passe d’armes entre les deux hommes — les deux reprenant tour à tour la parole — le représentant chinois a encore affirmé que «les États-Unis devraient s’interroger sur leurs propres actes» plutôt que de «chercher à diffamer d’autres pays et à rejeter la responsabilité sur eux».

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