
Palestine occupée : Trois détenues enceintes en danger dans la prison «israélienne» de «Damon»
Par AlAhed avec agences
Le Club des prisonniers palestiniens affirme qu’«Israël» porte l’entière responsabilité du sort de trois détenues enceintes incarcérées à la prison de «Damon» dans des conditions «difficiles et dramatiques». Il s’agit de Amina Al-Tawil, Dana Jouda et Manar Ibrahim.
L détenue Amine Shahr Al-Tawil (37 ans), originaire de Qalqilya, est enceinte de quatre mois. Mère de quatre enfants et épouse d’un ancien détenu ayant passé au total 19 ans dans les prisons «israéliennes», elle a été arrêtée le 18 mars 2026 sous prétexte d’«incitation», selon les accusations de l’occupation, et demeure en détention provisoire à ce jour.
La détenue Dana Anad Jouda (35 ans), originaire de Naplouse, mère d’un enfant et enceinte de cinq mois, est détenue depuis le 18 avril 2026 et a été placée en détention administrative arbitraire pour une durée de six mois.
La détenue Manar Ibrahim Ibrahim (28 ans), originaire de Ramallah, mère de deux enfants et enceinte de quatre mois, a été arrêtée le 30 avril 2026 et demeure en détention pour les mêmes accusations d’«incitation» sur les réseaux sociaux.
Conditions de détention dénoncées
Selon le Club des prisonniers, les détenues seraient soumises à des mesures de répression et de maltraitance accrues. Elles subiraient des fouilles humiliantes, des restrictions sévères et un manque de soins adaptés à leur grossesse. Les cellules ne répondraient pas aux normes sanitaires minimales. Plusieurs souffriraient d’une détérioration de leur état de santé physique et psychologique, avec perte de poids, fatigue intense et faiblesse générale. L’organisation affirme également que les visites du Comité international de la Croix-Rouge aux détenus seraient toujours interdites et que les visites familiales demeurent suspendues.
Appel à une intervention internationale
Le Club des prisonniers estime que le maintien en détention de femmes enceintes dans ces conditions constitue une violation du droit international humanitaire, notamment de la Quatrième Convention de Genève, qui prévoit une protection particulière pour les femmes enceintes privées de liberté.
L’organisation appelle les mécanismes des Nations unies, le CICR et les organisations de défense des droits humains à intervenir afin d’assurer la protection des détenues enceintes; de garantir un accès à des soins médicaux appropriés ; et d’obtenir leur libération immédiate.
Le Club des prisonniers affirme que plus de 765 Palestiniennes auraient été arrêtées depuis le début de la guerre, parmi lesquelles des mineures, des étudiantes, des journalistes, des avocates, des enseignantes, des médecins et des proches de prisonniers palestiniens.
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