
La fin des attaques «israéliennes» contre le Liban fait partie intégrante du mémorandum conclu avec Washington, selon Téhéran
Par AlAhed avec sites web
Selon Téhéran, la cessation des attaques «israéliennes» contre le Liban constitue une composante essentielle du mémorandum d’entente conclu avec les États-Unis en vue de mettre un terme définitif à l’agression illégale américano-«israélienne» contre l’Iran.
Cette position a été réaffirmée lundi par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran. Ses déclarations interviennent alors que des responsables iraniens et américains ont confirmé la finalisation d’un mémorandum d’entente dont la signature officielle est attendue vendredi.
Selon Baghaï, cet accord prévoit l’arrêt des hostilités sur l’ensemble des fronts régionaux, y compris au Liban. Il a estimé que cette avancée diplomatique est le résultat de la résistance du peuple iranien face à «deux acteurs malveillantS», dotés d’équipements avancés.
Le responsable iranien a également évoqué l’attaque «israélienne» menée dimanche contre la banlieue sud de Beyrouth, affirmant qu’elle s’est produite au moment même où les efforts diplomatiques en faveur d’un accord s’intensifiaient. Il a néanmoins soutenu que ce crime a contribué à renforcer la cohésion de l’Axe de la Résistance et à préserver les intérêts stratégiques mationaux de l’Iran et du Liban.
Selon ses mots, la guerre au Liban constitue une partie indissociable du mémorandum d’entente visant à mettre fin à la guerre américano-«israélienne» contre l’Iran. «Nous avons démontré notre détermination sur ce dossier et prouvé concrètement le sérieux de notre engagement. Nous continuerons à suivre avec la plus grande attention l’évolution de la situation à l’avenir», a-t-il poursuivi.
«Le mot “Liban” apparaît à trois reprises dans le texte du mémorandum d’entente. Il y est clairement indiqué que la fin de la guerre inclut également la situation au Liban ainsi que le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ce pays», a-t-il expliqué.
Dans la foulée, le porte-parole de la diplomatie iranienne a averti que l’entité «israélienne» ne recherche pas la paix dans la région, soulignant que les États-Unis portent la responsabilité de toute violation éventuelle des engagements, commise par l’autre partie.
Tout en saluant cette avancée diplomatique, Baghaï a toutefois souligné que la méfiance de l’opinion publique iranienne à l’égard des États-Unis demeure profondément ancrée en raison de décennies de tensions et d’événements historiques qui continuent de marquer les relations entre les deux pays.
«Nous n’avons aucune confiance dans le régime sioniste, pas plus que nous n’en avons dans les États-Unis. Toutefois, nous disposons de nos propres moyens. Les États-Unis doivent honorer leurs engagements, notamment ceux pris dans le cadre de l’accord, et veiller à ce que le régime sioniste respecte ses engagements, relatifs à l’arrêt de la guerre au Liban», a-t-il affirmé.
Pourtant, le diplomate iranien a indiqué que tout manquement à ces engagements entraînera une action réciproque de la part de l’Iran. «Nul ne peut raisonnablement s’attendre à ce que la République islamique d’Iran respecte ses obligations alors que l’autre partie se soustrairait aux siennes», a-t-il poursuivi.
Dans un autre volet de ces propos, M. Baghaï a indiqué que le mémorandum d’entente visant à mettre fin aux hostilités sur tous les fronts avait été finalisé 108 jours après le début de la guerre imposée, alors même que l’autre partie a lancé dans les termes les plus vulgaires avoir l’intention de détruire les infrastructures et la civilisation iraniennes.
Selon lui, le retrait de l’ennemi témoigne de la capacité de dissuasion de la République islamique d’Iran.
Cependant, il a déclaré que « la méfiance du peuple iranien à l’égard des actes de sabotage perpétrés pendant de longues décennies par l’administration américaine au pouvoir — méfiance dont les racines plongent dans des événements historiques, notamment le coup d’État de 1953 — est si profondément ancrée que le récent mémorandum d’entente ne représente qu’une première étape vers une diminution des tensions ».
En outre, M. Baghaï a estimé que les initiateurs de la guerre d’agression ont essuyé une défaite et de lourdes pertes, tandis que le peuple iranien a démontré qu’il est prêt à tous les sacrifices et à toutes les formes de résistance pour préserver sa dignité nationale, son indépendance et sa souveraineté.
Les autorités iraniennes présentent ainsi le mémorandum comme une première étape vers une réduction des tensions régionales, tout en insistant sur la nécessité d’une application stricte de ses dispositions par toutes les parties concernées.
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